09 – Définition d’une relation D/s


Relation BDSM / jeudi, septembre 2nd, 2021

Après plusieurs échanges avec des personnes sur les réseaux sociaux, je me rends compte que la définition même de « Relation D/s » fait débat. Par exemple, certaines m’indiquent que ma relation avec Monsieur Yannick n’en est pas une alors que selon ma vision, celle de Monsieur Yannick en est une.

Je me suis donc penchée sérieusement sur cette question afin d’y voir plus clair et voici ce que j’ai découvert.

Qu’en dit Internet ?

C’est simple, commençons par le début, faisons une recherche sur Google.

J’ai donc tapé « définition de relations BDSM D/S »

Et vous allez rire mais le premier lien renvoie vers mon blog vers cet article : 01 – Définition de Dominant et de Soumise dans le BDSM (cliquez pour y accéder)

Bon, je regarde les autres liens. Etant déçue du résultat, je varie les mots clefs. Ben voilà, y a rien.

Cela aide énormément.

Alors je repars sur la base primaire et recherche la définition même de relation « Lien de dépendance ou d’influence réciproque(entre personnes), au pluriel du fait de se fréquenter ». « Personne avec qui on a des relations d’habitude. » cf « Le Robert ».

Oui car je n’invente pas les définitions, je regarde tout bonnement un dictionnaire.

Bon j’avance mais pas vraiment. Car selon cette définition, j’ai donc « une relation D/s » avec Monsieur Yannick. Mais pourquoi certains disent le contraire ?

Clairement la définition littéraire ne m’aide aucunement.

Qu’en dit mes followers ?

Je vous ai donc posé la question sur les réseaux sociaux et voici ce que vous m’avez répondu. Je tiens à préciser que je relate ici la définition tels qu’ils m’ont répondu. De ce fait, n’allez pas croire que ces réponses sont cautionnées par moi. Je ne fais que retranscrire.

« Un personne dominante ou soumise l’est au plus profond de lui-même. il l’est fondamentalement. Cela veut dire que cette personne n’a pas ce statut uniquement lors de jeux sexuels. Il s’agit de mettre en place des règles comme une soumise doit servir à manger son maîtré, manger après lui, lui préparer ses vêtements… Des rituels dans le quotidien qui rappellent le statut de l’un et de l’autre. »

« Pour moi, c’est un jeu entre 2 adultes consentants qui respectent un contrat écrit ou moral qu’ils ont passé. Toute relation n’est qu’un jeu qui évolue avec le temps. Chacun voit la relation D:s comme il le souhaite tant que les 2 y trouvent le plaisir. »

« Vaste sujet, cela peut être un épanouissement du couple. Cela peu être une demande d’une personne. Cela est souvent une prestation rémunérée, car, pas évident de partager cette envie en couple. »

« Une relation D/s peut être tellement vague. A mon sens, c’est toute relation entre une personne Dominante reconnue par la personne soumise et une personne soumise reconnue par la personne Dominante selon les termes de leurs accords. Et je pense qu’aucun accord entre une personne Dominante et une personne soumise ne pourrait retirer quoique ce soit au fait que ce soit une relation D/s »

« Pour moi c’est une relation de confiance et de respect entre deux personnes consentantes. le dominant (e) qui pousse sa (ses) soumis(es) au delà des limites, du classique pour son plaisir et celui de sa ses partenaire(s). la soumise qui va au delà de ces limites pour son plaisir et celui de sont maître. Même avec un rapport dominant dominé le plaisir doit être mutuel, c’est du moins mon point de vue »

« Selon moi la relation D/s que ce soit dominant soumise ou dominante soumise est avant tout un respect mutuel de deux êtres avec des devoirs et obligations de chacun. Le dominant doit obtenir satisfaction tout comme le soumis doit être fier de ce qu’il fait pour son maître sa maîtresse. Tout cela devrait toujours être mis sous contrat permettant aux 2 partir si les clauses ne sont plus remplies. Bref un plaisir différent de chaque côté mais partagé »

Vous voyez même entre vous, vous admettez que définir ce qu’est une relation D/s est loin d’être évident. Si j’omets volontairement le côté rémunérant, on y retrouve des choses communes : plaisir, jeux, règles…

Qu’est-ce que j’en pense moi ?

Je vais le dire, ceci n’est que mon point de vue qui peut sembler être controversé. Vous pouvez être d’accord ou en désaccord. Mais dans tous les cas, je vous invite fortement à me donner votre opinion (avec respect et politesse il va de soit) en commentant l’article, en me contactant via les réseaux sociaux ou en m’envoyant un mail : « blogunesoumise@gmail.com « 

Avant même de vous donner ma définition, je vais vous raconter une anecdote qui illustre parfaitement la difficulté de donner une définition. Dans ce récit, oubliez un temps le cadre « BDSM ».

« J’ai rencontré un homme (vraiment en dehors du cadre BDSM et il n’est même pas au courant d’ailleurs). A la fin du premier rendez-vous, l’envie de s’embrasser était présente de part et d’autre. Mais cela ne s’est pas fait. J’ai donc échanger avec lui après coup des raisons. Je ne vais vous dévoiler que ce qui a de l’importance

Selon lui, embrasser est un signe d’engagement. Cela signifie qu’il forme un couple avec la personne qu’il embrasse. C’est la raison pour laquelle il veut être sûr que je le connaisse et me connaisse avant car il n’y aura pas de retour possible. Limite, il faudrait qu’il y ait déjà des sentiments et qu’on soit devant le maire à se dire oui.

Selon moi, embrasser est juste la conclusion d’un moment agréable. Dans ce cadre (car dans d’autres, le baiser a de toutes autres significations), c’est également une sorte d’engagement pour moi car j’accepte d’en savoir plus et de le découvrir. Mais je n’ai aucunement besoin de le connaître ou d’avoir des sentiments pour embrasser qui que ce soit. j’écoute mon envie du moment et advienne que pourra. Mais si clairement cet homme n’accepte pas un baiser rapidement, je vais vite m’en lasser car le contact physique, la démonstration qu’il tient à moi et souhaite une continuité sont nécessaires. Mais cela ne signifie en aucun cas que je forme un couple au sens où lui l’entend. »

De ce fait, un même mot, une même pratique selon notre interprétation peuvent avoir des significations différentes.

Si j’en reviens au cœur du sujet de cet article, selon moi, il en ressort deux définitions différentes, qui font débat, se confrontent régulièrement et c’est la raison pour laquelle entre autres, les personnes au sein du BDSM ne sont pas d’accord sur ce point.

Je vais appeler et c’est mon choix et encore une fois, je n’impose rien à personne et vous avez le droit de contester : la définition selon l’ancienne école et la définition selon la nouvelle école.

Ces deux définitions découlent des échanges et des commentaires que j’ai pu avoir ces derniers mois et sont l’aboutissement d’une réelle réflexion.

Définition d’une relation D/s selon l’ancienne école

Avant de définir la relation, je voudrais définir ce que j’entends par ancienne école. Par ancienne école, j’entends des hommes qui ont atteint au moins la soixantaine ou tout autre homme qui adhère à cette définition et donc à des valeurs des anciennes générations.

C’est la définition donnée en premier plus haut. Autrement dit, la relation D/s est lorsque la personne Dominante et soumise décide de former un couple (au sens général où on l’entend, les personnes se fréquentent et finissent par vivre ensemble ou pas) et insère dans leur quotidien des jeux, des ordres, des rituels qui peuvent être de l’ordre sexuel ou non.

Si je dois résumer : une relation de couple qui ressemble ou s’approche d’une Domination / soumission H24 7j/7/.

Je dis bien qui s’en approche car même les couples avec qui j’ai pu discuter admettent que cela n’est pas faisable en tout temps ou toute heure surtout dans le monde dans lequel on vit. Mais ils le font dès que c’est possible.

Autrement dit, c’est un peu comme une relation dans le passé, on rencontre quelqu’un, on le fréquente, on se marie, jure fidélité et même si le couple ne marche pas, il est mal vu de se séparer. Mais dans cette définition, il n’existe pas de relation D/s s’il n’existe pas cette notion de quotidien et d’obéissance en dehors du sexe.

Définition d’une relation D/s selon la nouvelle école

Même si je n’ai rien contre la définition précédente, j’ai appris avec le temps que les mœurs ont changé et évolué.

De ce fait, le terme même de relation a évolué. Deux personnes qui fricotent sexuellement est une relation en soi. Deux amis qui se fréquentent est une relation en soi.

Selon moi, la définition d’une relation D/s rejoint celle donnée par le dictionnaire : « Ce sont deux personnes qui se fréquentent qui forment un couple ou non mais dont les liens sont basés sur une Domination / Soumission. Ce lien peut être quotidien ou non. Ce lien peut être basé uniquement sur le sexe ou non. L’important est que les deux personnes se fréquentent régulièrement. Dans le cadre du BDSM, la domination et la soumission sont donc au cœur de cette relation. »

Autrement dit : il n’est pas obligatoire que les deux personnes forment un couple pour dire qu’il existe une relation. Même si les ordres et l’obéissance n’est axée que sur l’aspect sexuel ou s’ils ne sont pas reguliers (voire quotidiens), il s’agit d’une relation D/s.

Dans quelle catégorie je définis ma relation avec Monsieur Yannick

Avant, je voudrais préciser une chose, toutes les personnes qui sont soit-disant du milieu, qui sont soumis, dominant et soumis, aux règles du respect et qui savent qu’un contrat (écrit ou oral) est OBLIGATOIRE dans ce genre de relations, ne m’ont jamais demandé quelles étaient les clauses du mien envers Monsieur Yannick.

Monsieur Yannick est dominant mais aussi libertin. L’une des clauses est donc que si je signe le contrat, j’accepte d’être sa soumise mais également qu’il puisse fréquenter d’autres femmes sans les soumettre s’il le souhaite.

De mon côté, je ne lui ai jamais caché mon sexfriend que je souhaitais continuer à fréquenter. Ni le fait que j’ai envie de rencontrer d’autres hommes que ce soit pour le plaisir ou pour une relation plus durable. Clause que lui devait accepter de son côté.

Autre clause, ma vie est bien plus compliquée que ce que vous ne pouvez imaginer. Je suis une maman solo qui travaille dans un endroit où l’image est primordiale. De plus, le cadre de mon travail est plutôt silencieux, donc imaginez un vibro qui se mette en marche dans un endroit silencieux ? D’autant que même si je porte un plug silencieux, je sais que je serais perturbée et aurait bien du mal à me concentrer ou à penser à autre chose.

De ce fait, il a été convenu qu’aucun ordre, aucun défi, aucune soumission n’est possible dans ma vie quotidienne sauf si j’en informe du contraire par le biais souhaité.

Je sais, pour avoir des retours, que plusieurs dominants m’expliquent que, eux, c’est ce qu’ils font avec leurs soumises Très bien, je le conçois et je l’accepte. Mais hors de question que je perde la garde de mes enfants ou mon travail parce que Monsieur m’aura donné un ordre.

Du coup, quand c’est ainsi, j’échange d’abord en texto par Monsieur pour lui donner les temps et ma disponibilité (notamment quand je suis en télétravail), et ensuite parce que j’aime provoquer mes followers, je vous fais croire que c’est moi qui défie Monsieur alors qu’en réalité et dans les coulisses ce n’est pas du tout le cas.

Il a été reproché que Monsieur ne me guide pas. Désolée mais je ne comprends pas ce point de vue. Car sans lui, je n’aurais jamais osé vivre certaines situations ou expériences alors qu’en mon fort intérieur j’en crève d’envie. Tout simplement parce que si je n’ai pas l’aspect obligation, contrainte, ordre, je ne le ferais jamais et ne franchirais jamais le cap. Toutefois, au vu de certains de mes fantasmes, il est normal que cela évolue en douceur…

Il a été reproché que je réclame des punitions. Alors, là, je tombe des nues, car je ne vois pas où et quand j’ai pu en demander une… Surtout que connaissant le genre de punition de Monsieur, je peux vous assurer que je fais mon possible pour y échapper.

Il a été reproché que j’ai pris du plaisir lors d’une punition. Alors, merci de me citer et me dire quand j’ai pu recevoir une punition de la part de Monsieur Yannick et où est ce que j’ai indiqué que je prenais du plaisir.

Il a été reproché que Monsieur Yannick ne prenait pas soin de moi ou n’était pas à mon écoute… Là, encore une fois, je voudrais que l’on m’explique. Car dès que j’ai un problème, dès que j’ai besoin d’un conseil, dès que j’ai besoin d’être rassurée, je téléphone à au moins 3 personnes dont lui. J’en parle à mes potes le jeudi. Et si besoin, j’en parle aussi à d’autres personnes de mon entourage tel que d’autres potes, ma famille et même mes collègues. Sachez que les liens BDSM sont extrêmement forts, il faut notamment une grande confiance en l’autre. Donc si un homme entre dans ma vie que ce soit amitié, pote, maître, amoureux, plan cul… et ne m’apporte pas de l’attention ou ne prend pas soin de moi, il ne reste jamais longtemps dans ma vie. J’ai un besoin cruel d’attention surtout de la part de la gente masculine. Donc si Monsieur Yannick ne prenait pas soin de moi ou n’était pas à mon écoute, notre relation n’aurait pas duré plus de 2 ans (selon la date de rédaction de cet article).

Il a été reproché que je ne le voyais pas régulièrement. Ben oui, connaissez-vous des mamans solos ? Sachez que pour ma part, ma famille n’est pas extrêmement favorable à me garder les filles en semaine même si elle me dit que de temps en temps OK. C’est la même pour les week-ends. Pendant les vacances, j’ai plus de liberté que je n’aurais plus car il y a eu un changement avec le père. J’ai un pote qui se propose gentiment mais pareil il a sa vie, je ne peux pas lui demander tout le temps de jouer les babysitter. Car connaissez-vous les prix des babysitter, je ne peux pas assumer financièrement et il est hors de question que Monsieur paie pour moi. D’autant que bien que j’adore voir et fais tout pour voir Monsieur Yannick, mon temps de liberté n’est pas axé que sur le BDSM. Oui, comme tout le monde, quand j’ai une soirée de libre, je peux vouloir et faire autre chose que fréquenter Monsieur Yannick comme aller voir une troupe d’improvisation, faire des jeux de société, aller en boîte, rencontrer des followers…. donc je ne fréquente pas Monsieur Yannick autant que je le voudrais. Car il est hors de question qu’il vienne chez moi même si mes enfants dorment. D’autant que j’ai constaté avec des relations amoureuses que d’un point de vue sexuel, je ne peux pas me lâcher et prendre du plaisir en sachant qu’elles sont à côté.

Il a été reproché que je ne me rensaignais pas sur le BDSM parce que je ne vais pas dans des donjons ou des munchs. Ou bien parce que je ne suis pas sur instagram ou que je ne regarde aucune vidéo youtube. Mais j’ai cherché des sites, es blogs, des comptes twitter, des comptes et groupes facebook. Et vous savez quoi, oui, il y a peu de comptes qui parlent ou me fassent découvrir ce monde bien plus encore. Mais voilà, instagram et Youtube, cela me fait clairement chier. Et comme dit, je n’ai pas le temps d’aller dans des donjons ou des munchs. Par contre, bien sûr, les comptes que je suis sont des fakes ou n’évoluent pas dans le monde BDSM et les groupes sont du n’importe quoi. Et bien sûr les échanges que je peux avoir avec ces personnes parce qu’ils ne sont pas reconnus comme des références sont des fakes. Ben où va-t-on ? Lui s’y connaît parce qu’il regarde des vidéos. Donc demain, je regarde des chansons de Johnny Halliday sur Youtube et je peux chanter comme lui demain ? Faut arrêter deux secondes, je cherche la documentation, à découvrir et j’utilise les moyens à disposition mais que l’on ne vienne pas me dire que tout ce que je suis ou lis est du n’importe quoi. Car je sais faire la part des choses et croyez moi qu’au vu de tout ce que j’ai pu recevoir comme messages privés, j’arrive à savoir qui s’y connaît un tant soit peu.

En résumé, oui je ne vois pas régulièrement Monsieur Yannick et je peux vous assurer que c’est à mon grand désespoir, mais je n’ai pas le choix, je dois et Monsieur Yannick également conjuguer avec les conditions qu’est ma vie et qui fait partie des clauses du contrat.

Sans compter que comme il a sa vie également, ses propres envies, ses propres désirs, conjuguer nos emplois du temps n’est pas une simple affaire.

Il a été reproché à Monsieur Yannick qu’il ne m’aide pas financièrement. Non mais sans rire, vous croyez que c’est une banque ? Et ma fierté et mon ego, vous les mettez où ? Oui, j’ai des difficultés dans mes finances parce que j’ai un ex-mari qui a joué les connards et continue de le faire pour son plus grand plaisir. Mais je m’en sors du mieux que je peux et grâce à des conseils, j’ai mis des solutions en place. certaines dont l’efficacité est immédiate et d’autres prennent plus de temps. Alors, oui, j’ai pu être désespérée et déprimée à ce sujet pendant 6 mois. Mais pensez-vous que parce que je me suis mise dans la merde, je vais demander à Monsieur Yannick de payer pour moi ? Ben non. J’ai pu le faire 2 fois car j’avais vraiment des factures pour mes enfants qui ne pouvaient attendre. Et vous savez quoi, c’est un emprunt car j’attends la réponse d’une solution pour pouvoir le rembourser car figurez-vous que j’ai pu mettre des sous de côté et accumuler suffisamment pour le rembourser.

Il a été reproché ma liberté. Vu que je vis seule avec mes enfants, je pense qu’il serait difficile pour moi si je n’avais pas ma liberté d’agir et d’actions. De plus, sauf exception, Monsieur me laisse libre sur les réseaux sociaux pour la simple et bonne raison qu’il souhaite que mon blog soit diffusé et les réseaux sociaux sont un bons moyens. Par contre, lors d’ordres, de défis ou de séances, je peux vous assurer que ma liberté existe mais est amoindrie même si j’ai l’impression qu’elle commence à disparaître à petits feux. Donc j’ai bien un cadre mais il n’existe que lorsqu’il est possible.

Il a été reproché que je ne me documente pas sur le BDSM parce que je n’utilise pas Insta ou Youtube et que je ne me rends pas dans des donjons et dans des munchs. Pour les donjons, sincèrement, j’appréhende et même si j’en suis curieuse, je ne suis pas prête d’y foutre les pieds. Aux munchs, j’y songe mais voilà, au vu de ma disponibilité, ce n’est pas simple loin de la. Concernant la documentation, j’ai cherché des sites, des blogs, des comptes twitters, des groupes FB… Ben oui, y a pas grand chose en fait. Alors je prends et fais avec mais voilà la personne m’indique que tout ce que je consulte est erroné et sur seul ce que lui regarde est une référence et limite fait foi… D’une, je fais ce que je veux et de de deux, c’est lui qui le dit. Car comme déjà dit plusieurs fois, il n’existe pas règle ou de réelles références dans le milieu. Et puis, après tout, moi, je préfère vivre que de regarder d’autres vivre.

En résumé, dans ce que je constate dans les reproches, c’est que non seulement, vous ne vous fiez qu’à ce que je publie mais en plus, vous ne savez rien de nos vies et enfin vous ne vous êtes même pas renseigné sur les clauses de notre contrat.

Car pour ceux qui m’ont dit que Monsieur était un guignol plus qu’un dominant, et après discussion, je me rends compte qu’il ne mesure pas à quel point c’est moi qui bloque. Et ces blocages sont indépendants de ma volonté.

Car voici ce que j’aimerais moii et que j’aimerais beaucoup vivre :

1°) Voir au moins une fois par semaine Monsieur Yannick

2°) Avoir des ordres plus réguliers que ce soit journaliers ou hebdomadaires

3°) Essayer et voir ce que cela fait que d’avoir des ordres conformes à une relation de couple tels que le servir, tels que lui choisir ses vêtements…

4°) Arriver à vivre des situations pour lesquelles je salive mais j’appréhende énormément

5°) Que ceux qui me critiquent s’informent et arrêtent d’interpréter ou déformer la réalité

Mais voilà, entre mes désirs profonds et ma réalité, le pas est juste géant. Alors, je m’accommode de ce que je peux. Et Monsieur Yannick accepte mes conditions lourdes et s’adapte en conséquence. D’autant que même si c’est ce que j’aimerais, rien ne dit que j’apprécierais tout ce qui me serait imposé.

Alors, oui, ce que l’on peut me reprocher et ce reproche, je l’accepte volontiers : il n’y a pas de sentiments amoureux entre nous et une vie de couple n’est pas envisageable.

Alors, si je reviens au coeur du sujet. Selon l’ancienne école, non, je n’ai pas de relation D/s

Selon la nouvelle école, j’ai une relation D/s.

Ben vous savez quoi, qu’est ce que cela peut faire que j’ai une relation ou pas ? Je vis ce que j’ai envie de vivre et la sémantique, elle peut aller au diable. Alors finalement, cette question, on s’en fout.

Qu’en conclure ?

Nous sommes tous différents. Nous avons tous notre vision de ce qu’est une relation. Ce qui est également le cas d’une relation D/s.

Il est vrai que selon les commentaires et les partages de ces derniers mois, j’ai pu comprendre qu’il existait deux définitions qui en ressortait finalement.

Mais en réalité, « Une relation D/s » ce ne sont que des mots. Un moyen de définir ce que vous vivez. Mais quel est le plus important ? Vivre la relation ou définir la relation que vous vivez ?

Définir permet de rassurer mais vivre est ce qui vous permet de prendre du plaisir. Si vous n’en prenez pas, si vous ne vivez pas l’instant présent, perdez votre temps à définir mais selon moi, vous passez à côté de quelque chose.

Selon moi, je vis une relation D/s avec Monsieur Yannick. J’entends et comprends que certains disent que non. Mais je sais également que ceux-là s’arrêtent uniquement à ce que je retranscris dans mon blog ou dans les réseaux. Seuls ceux qui s’intéressent à ce qui se passe au-delà, peuvent éventuellement comprendre que ma relation avec Monsieur Yannick existe mais que je la bloque à cause de mes contraintes de vie. Ma soumission va bien au-delà de ce que je raconte car je voudrais tellement la pousser et la vivre plus pleinement. Mais sauf si vous avez des solutions miracles, cela n’est pas possible.

Alors ceux qui se prétendent du milieu, rappelez vous des règles de base : communication et respect. Au lieu de me faire les reproches ou de critiquer, vous êtes vous demandé les clauses de mon contrat et mes conditions de vie ?

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2 réponses à « 09 – Définition d’une relation D/s »

  1. D’un côté, on vous dira que les gens expérimentés dans le BDSM sont ouverts et bienveillants, d’un autre, on rencontrera des gens ultra fermés pour qui leur vision est la seule bonne.

    Le plus important est de se rappeler que le BDSM reste un milieu humain et comme dans tous les milieux humains, il y a toute sorte de profil et on ne peut s’entendre avec tout le monde.

    C’est peut-être aussi parce que le BDSM reste un milieu humain que chacun à sa propre définition de la chose, mais beaucoup oublient un peu trop que c’est un domaine où l’ouverture d’esprit doit être importante, qu’il s’agisse en terme de pratiques mais aussi en terme de sensibilités ou encore de conditions.

    Mr Yannick à l’être d’être une personne très ouverte d’esprit et j’espère de tout mon coeur que vous pourrez continuer à vous épanouir longtemps avec lui et explorer chaque jour un peu plus de nouvelles pratiques à la recherche de vos plus grands plaisirs.

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