Devenir Domina(nt) ou soumis(e)


Réflexion, Relation BDSM / vendredi, mai 15th, 2020

Cet article n’aurait jamais pu voir le jour sans l’aide des twittos qui ont bien voulu me raconter leurs histoires. Merci infiniment : Un anonyme (mais il se reconnaîtra), Justine et Donation, RRlyon69, BDSM Empire, ti chaton

Régulièrement, mon maître et moi avons des personnes qui nous demandent Comment devenir une domina ou un dominant ? Comment devenir un ou une soumise ?

Je vais donc y répondre définitivement ici et vous faire cette réponse : « J’en sais rien. »

Bon la réponse n’est pas terrible alors si vous avez la flemme de lire l’article en entier, retenez ceci : « Selon ma vision du BDSM, on ne se réveille pas un matin en décidant de devenir maître ou soumise. Il s’agit plutôt d’une réflexion, d’une prise de conscience appuyée sur les expériences sexuelles, les envies, les désirs, les fantasmes… Ensuite, il s’agit d’opportunités permettant de faire cette expérience de manière progressive permettant de confirmer ou non si l’on est fait pour ce rôle. »

Si vous voulez rentrer dans le détail, cet article est décomposé en 2 parties :

  • La partie « Théorique » si je puis dire
  • Les témoignages de personnes qui sont acutallement domina(nt) ou soumis(e)

Première question: Avez-vous de l’expérience sexuellement ?

Je suis sérieuse en posant cette question. De mon point de vue, il convient d’avoir une certaine maturité sexuellement pour envisager ce type de relation.

Un homme de 18 ans peut tout à fait avoir cette maturité comme un homme de 40 peut ne pas l’avoir (je vous l’assure c’est une vérité !).

Pour le savoir, posez-vous ces questions :

Soumis(e)Domina(nt)
Avez-vous déjà fait une fellation ?Vous a-t-on déjà fait une fellation?
Avez-vous déjà pratiqué plusieurs positions?Avez-vous déjà pratiqué plusieurs positions ?
Vous a-t-on déjà pénétré avec les doigts ? Un sexe ? Un gode ?Avez-vous déjà pénétré une femme avec les doigts ? Un sexe ? Un gode
Vous a-t-on déjà fait un cunilingus ?Avez-vous déjà fait un cunilingus ?
Vous a-t-on déjà fait un anulingus ?Avez-vous déjà fait un anulingus ?
Vous a-t-on déjà attaché ou bandé les yeux ?Avez-vous déjà attaché ou bander les yeux d’une personne ?
Avez-vous déjà donné des fessées que ce soit avec les mains ou un objet ?Avez-vous déjà fessé quelqu’un avec les mains ou un objet ?
Vous a-t-on déjà mordu pendant les préliminaires ou l’acte ?Avez-vous mordu pendant les préliminaires ou l’acte ?
Vous a-t-on déjà tordu les seins ?Avez-vous déjà tordu les seins
Vous êtes-vous déjà exhibé ? En public ? Sur les résaux sociaux?Avez-vous déjà exigé une exhibition de la part de votre partenaire ? En public ? Sur les réseaux ?

Ceci n’est qu’un échantillon et il existe bien d’autres questions. La seule chose à savoir, c’est que si vous répondez non à plus de la moitié des questions, expérimentez-les avec la ou les partenaires qui seront sur votre route. De mon point de vue vous n’êtes pas prêt.

Dans un second temps, aux questions où vous avez répondu oui, il suffit de vous poser la question : « Avez-vous aimé ? »

Si, effectivement, vous avez aimé la majorité des pratiques, alors vous pouvez continuer la lecture de cet article. Pour les autres, vous n’êtes pas prêt pour une relation de Domination / Soumission

Deuxième question : Sommes-nous prêt à le devenir ?

La lecture

Commencez par lire des nouvelles ou des romans dans ce genre. Voyez l’effet que ces lectures ont sur vous. Si vous vous imaginez à la place des personnages dans certaines scènes, c’est que vous êtes prêt à le devenir.

D’autant que cela peut vous donner des idées.

Ex d’ebook gratuit : https://fra.ebook-gratuit.co//?s=bdsm

Le porno

Personnellement, je n’aime pas les films pornos et j’en ai tellement entendu du mal que je ne le prône pas. Toutefois, cela peut vous aider à savoir si vous aimeriez être à la place des acteurs.

Attention : La réalité n’est pas un film scénarisé. Vous ne pourrez donc pas exiger d’un(e) soumis(e) tout ce qui se fait dans les pornos.

Le Web

Google, les réseaux sociaux, les sites webs spécialisés… regorgent d’image BDSM. Si les images vous font de l’effet et que vous aimeriez reproduire les scènes et êtes prêt à le faire alors il n’y a plus qu’à sauter le pas.

Troisième question : Comment devient-on soumis(e) ou domina(nt) ?

Sincèrement, c’est comme si vous me demandiez comment devient-on amoureux (se) ?

1°) Trouver le ou la partenaire

Comme dans toute relation, trouver un(e) partenaire qui accepte de jouer avec vous n’est pas chose aisée. Si vous avez déjà un(e) partenaire sexuel(le), pourquoi ne pas lui demander simplement ?

Ensuite, il existe des sites spécialisés de rencontre ou les réseaux sociaux. l’important est le feeling que vous aurez avec la personne car la confiance et la communication sont primordiales.

Un autre point important : la vision du BDSM. Soyez sûr que votre vision est similaire, que les envies et les désirs sont similaires.

2°) Il s’agit d’un jeu de rôle

Plusieurs hommes m’indiquent qu’ils aimeraient devenir maître mais sont timides.

La relation Domination / Soumission est un simple jeu de rôle sexuel. C’est a vous, et à vous seul de rentrer dans le personnage.

Pour que la lecture soit plus simple, je vais prendre un homme dominant et une femme soumise.

Un dominant doit avoir un certain charisme. Cela va être à lui de s’imposer, de donner des ordres, d’obtenir de sa soumise ce qu’il souhaite et de faire en sorte que sa soumise accepte de faire la punition.

De ce fait, un dominant se doit d’avoir une autorité et savoir se faire obéir. Car une soumise vous testera et refusera peut être des ordres ou des punitions. Si vous ne vous savez pas vous imposer, oubliez tout de suite.

Une soumise doit accepter les ordres quels qu’ils soient de son maître. Bien sûr, un dialogue aura constamment lieu entre 2 séances afin de connaître la ou les pratiques acceptées, fantasmées ou désirées. Elle doit pouvoir accepter son rôle et réaliser le rôle qu’elle joue.

De ce fait, une soumise doit savoir ce qu’elle désire car c’est elle et elle seule qui mène le jeu de rôle tout comme elle doit accepter d’obéir à tout ordre et toute punition. Si vous n’en êtes pas capable, oubliez tout de suite.

3°) Evolution progressive

Que vous débutiez ou soyez expérimenté, vous n’allez pas dès la première séance obtenir de votre soumise qu’elle ait un collier autour du cou, soit dans un coin en attendant que vous l’appeliez pour satisfaire vos besoins.

Beaucoup ont cette image de soumise, alors si tel est le cas, ne me parlez même pas. La relation Domination / Soumission n’est pas là pour qu’une femme satisfasse tous les désirs de ces messieurs.

Une relation comme toute relation est un échange. Un dominant se doit de donner du plaisir à sa soumise (des cuni, des pénétrations, des sodomies..) tout comme la soumise procure du plaisir à son dominant.

Si vous l’avez compris, c’est déjà un grand pas. Car la réalité est bien loin de ce que vous avez pu voir dans les pornos ou dans votre imagination.

Maintenant, pour découvrir vos talents de dominant ou de soumise, il convient d’y aller progressivement tout en suivant les envies de chacun.

Ce qui va suivre n’est absolument pas une marche à suivre mais un exemple. Vous pouvez commencer par quelques séances où la soumise est humiliée en s’exhibant. Vous pouvez continuer en l’attachant ou en lui bandant les yeux. Vous pouvez par la suite lui mettre un collier et une laisse.

Et seulement là, si tels sont les désirs de chacun, vous pouvez laisser votre soumise dans un coin avec un collier et l’appeler quand vous avez envie d’elle. Mais quand elle s’occupe de vous, n’oubliez pas de lui donner également du plaisir même si elle en prend dans cette position.

Si vous ne vous occupez jamais d’elle, la frustration la gagnera et elle vous quittera.

4°) Imagination

Que ce soit le dominant ou la soumise, l’imagination est quelque chose d’importent (enfin à mon sens).

Le dominant se doit d’imaginer des punitions qui soient vécues en tant que telles par la soumise. Il doit aussi trouver des idées lors des séances afin de réaliser les envies, les désirs et les fantasmes de sa soumise.

Une soumise doit aussi pouvoir inspirer son dominant. Qu’il la prenne en levrette ne va durer qu’un temps. A elle de réfléchir, de voir quelles sont les pratiques ou les fantasmes qu’elle aimerait réaliser.

Dans tous les cas, la communication est primordiale afin de vérifier que les envies, les désirs soient communs et réalisables.

J’en profite pour rappeler que même dans ce jeu de rôle, le consentement reste valable. Imposer sa volonté alors que l’un des deux a dit NON reste une agression sexuelle.

Conclusion

Voici un petit récapitulatif de comment devenir un dominant ou une soumise :

  • Avez-vous une certaine maturité sexuelle ?
  • Est-ce que lorsque vous avez lu ou regardé des images tournant autour des relations Domination / soumission, vous avez envie les vivre ?
  • Parlez-en à votre partenaire actuel et sinon, comme toute relation amoureuse, à vous d’en trouver
  • N’oubliez pas qu’il s’agit d’un jeu de rôle : un dominant doit pouvoir s’imposer, une soumise accepter d’être à cette place
  • C’est la soumise qui mène le jeu
  • Faites évoluer progressivement les pratiques en fonction des envies de chacun
  • Soyez imaginatif

A ne pas oublier :

  • Comme dans toute relation sexuelle : « NON » veut dire non. Sinon, il s’agit d’une agression sexuelle
  • C’est la soumise qui mène le jeu (contrairement à ce que l’on pourrait penser)
  • La confiance et la communication sont primordiales
  • La Domination / soumission est une relation avec des échanges de plaisirs sous le joug du jeu de rôle

Je vous recommande de lire ce que signifie être dominant et ce que signifie être soumise

« Selon ma vision du BDSM, on ne se réveille pas un matin en décidant de devenir maître ou soumise. Il s’agit plutôt d’une réflexion, d’une prise de conscience appuyée sur les expériences sexuelles, les envies, les désirs, les fantasmes… Ensuite, il s’agit d’opportunités permettant de faire cette expérience de manière progressive permettant de confirmer ou non si l’on est fait pour ce rôle. »

Témoignages

Lili – Soumise : Retrouvez-la sur twitter

Avant de devenir la soumise d’un homme, j’avais des soupçons pour ce penchant.

D’une, j’aimais laisser mon partenaire. j’avoue que j’avais du mal à prendre des initiatives.

De deux, j’avais envie de piment comme être attachée ou avoir les yeux banfée.

Je n’ai jamais pensé à faire l’inverse.

Ensuite, j’ai rencontré un homme qui nous a avoué ce genre de lecture BDSM. j’ai cherché un ebook gratuit afin de découvrir ce monde. Il s’agissait d’une femme qui a souhaité devenir l’esclave et même devenir un objet d’un dominant. Elle avait un collier, était en cage, devait embrasser les pieds de son maître, était utilisée comme petite table, était promenée en laisse à 4 pattes dans un parc…

Ce livre m’a beaucoup excité et je me suis même imaginé à la place de cette soumise. Le sujet BDSM est tellement tabou en France que je me suis dit que j’étais anormale.

Mai vraiment curieuse de ce genre de pratique, un partenaire sexuel m’a avoue ce penchant et j’ai eu envie qu’il me le fasse découvrir. J’ai alors découvert des plaisirs insoupçonnés tout comme des informations sur mon corps que j’ignorais.

Nous avons dû pour des raisons qui nous sont propres arrêter. Non seulement, j’avais envie de rapports sexuels mais j’ai vite compris que je voulais plus. J’ai essayé d’être la soumise d’autres hommes mais cela ne collait pas.

Pour que je sois soumise à un homme, j’ai besoin :

  • d’un lien d’amitié : pouvoir lui parler de ma vie de tous les jours comme lui
  • d’avoir confiance : il faut dire que je suis dans des positions qui peuvent être dangereuses pour moi si je le fais avec n’importe qui
  • de communiquer : mon partenaire doit pouvoir entendre mes fantasmes, ne pas les juger et savoir quand je suis prête à les réaliser
  • de la tendresse : jamais je ne pourrais me passer d’être dans les bras de mon partenaire. J’en ai autant besoin que d’être humiliée par lui

Voilà comment je suis devenue mais surtout j’ai accepté le fait d’être soumise.

RRlyon69 – Dominant : Retrouvez-le sur twitter

Tout d’abord, je me définis comme dominant et non comme un maître.

Selon moi, il existe une forme d’engagement à se considérer comme maître que je refuse actuellement.

Pour moi, la domination est avant tout un jeu de rôle dans le cadres des relations avec mes partenaires.

La domination est arrivée naturellement au fil du temps, pendant plus sieurs années.

Parler de ma première expérience est donc difficile car elle ne s’est pas réalisée en une seule fois. D’autant qu’il faut chercher en permanence à mieux connaître sa partenaire pour savoir ce qui va lui plaire, ce que vont être ses sensations, ses réactions.

C’est l’envie de « posséder » ma partenaire en contrôlant son plaisir qui me guide. Rien que d’imaginer son excitation, de prendre connaissance de ses désirs et du plaisir qui risque d’en découler est ce qui me motive le plus dans la domination.

Quelles que soient les pratiques, la relation Domination / Soumission nécessite énormément de complicité et de communications entre les 2 partenaires. La relation demande de faire tomber les barrières et de s’abandonner à l’autre.

Un homme – Soumis

C’est à l’adolescence que j’ai su que je n’étais pas excité par les mêmes choses que mes amis.

Eux, s’excitaient sur des revues ou des films. Moi, ce qui m’excitait était de voir des filles attachées.

A mon adolescence, internet n’existait pas. C’est donc en lisant « Union », un numéro dédié à la domination que j’ai compris.

Toutefois, il m’a fallu plusieurs longues années avant que je ne passe à l’acte. Durant cette période, j’ai crus que j’étais pervers, différent sans pouvoir en parler à personne. J’ai donné le change aux autres.

Via les réseaux sociaux par Minitel puis par Intenet, je me suis rendu compte que j’étais loin d’être le seul. Ce qui m’a permis de me rassurer sur le fait que je n’étais finalement pas pervers (enfin pas autant que je le pensais).

j’ai finalement sauté le pas avec une professionnelle. J’ai eu une séance magnifique toute en douceur pour me faire découvrir ce monde. J’ai eu une révélation. Alors, j’ai recommencé plusieurs fois tellement cela me plaisait.

A côté, j’ai une vie que je peux dire « normale », je suis marié. J’ai voulu faire découvrir la domination à ma femme afin de lui être soumis dans une relation suivie de tous les jours.

J’ai abordé comme un jeu. Dans la durée, nous avons arrêté. Je devenais pénible et ma femme se forçait pour me faire plaisir.

Aujourd’hui, j’ai trouvé l’équilibre entre ma vie avec ma femme et ma vie cachée en tant que soumis.

Monsieur Donatien – Maître de Justine : Retrouvez-le sur Twitter

Je pense que j’ai toujours plus ou moins su que je suis un dominant.

Depuis mon adolescence, sans pouvoir forcément être capable de mettre des mots sur cette sensation, j’ai ressenti une sorte de besoin de contrôle, l’envie de prendre les commandes des sensations de mes partenaires. Ce qui me faisait souvent m’oublier moi-même…

Les premiers cunnilingus, la compréhension de comment faire monter ou descendre le plaisir d’une femme, le fait de l’amener au bord de l’orgasme pour le lui accorder ou lui refuser fut une obsession pour moi.

Je ne prétends pas avoir un talent inné pour le sexe. Bien au contraire, tout ce que je sais, je l’ai lentement appris sans jamais me contenter d’une victoire, d’un orgasme donné…

Il me fallait toujours chercher en donner un autre, plus puissant, plus vite ou au contraire bien plus long…

Ce fut la même chose pour mes premières caresses sur un clitoris (étonnement, j’ai commencé par le cunnilingus), mes premières pénétrations vaginales puis pénétrations anales.

Quand bien même ma partenaire était plus expérimentée que moi, j’éprouvais le besoin de contrôler son plaisir ainsi que le mien.

Par la suite , j’ai pris conscience que je trouvais du plaisir dans une certaine dorme de brutalité, toutes proportions gardées (le BDSM ne doit jamais être une excuse pour battre une femme !) ainsi que de contraintes exercées sur ma partenaire….

Une rencontre particulière m’a fait prendre conscience de mes penchants sexuels primordiaux.

Quant à ma première expérience de dominant, j’ai eu une prise de conscience assez inattendue à l’âge de 21 ans lors d’une rencontre.

En résumé, je sortais d’une histoire compliquée, dans un pub toulousain, une femme trentenaire, assise dans un coin du bar s’est mise à me fixer avec insistance avant de m’aborder.

Après avoir échangé des paroles de politesse, elle me proposa de la suivre jusque chez elle. N’étant pas habitué à ce genre de situation à l’époque, j’ai perdu mes moyens mais sans savoir pourquoi, j’ai accepté.

Chez elle, j’eus la surprise de découvrir un autre homme qui semblait l’attendre, en souriant, assit sur le canapé.

Elle me fait signe d’entrer, va l’embrasser et s’assied à genoux à ses pieds. Elle semble radieuse tandis que cet homme est rempli de fierté parce qu’il l’avait chargé de trouver un homme qui lui plaise et de le ramener chez eux.

Passé le froid initial, la conversation s’engage et l’homme m’apprend à être le « Maître » de sa femme.

Cela a été mon premier contact avec cet univers. Rien de sexuel ne s’est passé car j’étais trop perturbé pour accepter. Toutefois, j’ai assisté à une scène entre eux deux.

J’étais fasciné par ce type de relation, leur complicité, l’abandon total de cette femme et le plaisir qu’ils se donnaient mutuellement.

L’homme me proposa de revenir le week-end suivant. C’est ainsi que pendant environ 5 ans, je fus initié par lui. Cela a commencé par l’observer avec sa femme puis je devais mener des séances avec sa femme.

Nous avons fréquenté des clubs, rendu visite à ceux de ses amis qui organisaient des soirées privées.

Avec le temps et pour des raisons professionnelles, j’avais moins de temps et j’ai peu à peu laissé cet univers de côté. D’autant que mes compagnes successives étaient très « Vanilles » et peu ouvertes à ce type de pratiques.

Et ce, jusqu’à ce que je rencontre Justine. En peu de temps, j’ai pris conscience que non seulement elle était très réceptive face à ce genre d’expérience mais plus encore, elle représente à mes yeux LA soumise idéale que j’avais toujours attendu.

Depuis chaque jour et nuit auprès d’elle ne font que confirmer cette conviction.

Justine – Soumise de Maître Donatien : Retrouvez-la sous Twitter

Il se trouve que j’ai toujours manqué de confiance en moi à tel point que je ne pourrais me contenter que d’une chéri juste, gentil et rien de plus.

Après 16 ans de vie commune, je me suis rendue compte que quelque chose me manquait. Nous ne faisions que du sexe basique, 1 à 2 fois par mois (et encore quand je faisais le premier pas). Mon compagnon de l’époque était ancré dans ma caboche et pensait que je n’avais pas besoin de jouir. Tant que lui éjaculait, tout allait bien et c’était normal peu importe si je prenais du plaisir ou non.

Lorsque je me laissais aller à des plaisirs solitaires, je finissais par pleurer et me sentir mal comme si je manquais de respect à cet homme.

Je pensais être anormale de le désirer, d’avoir envie qu’il me prenne brutalement, qu’il me possède, qu’il me fasse sienne.

Alors que dans la réalité, il me disait « Les lingeries fines, ce n’est pas pour toi. En plus d’être une dépense inutile, pour baiser, il suffit d’être à poil. »

Un jour, j’ai découvert les Hentai (animés pornographiques japonais) et plus particulièrement ceux de l’univers BDSM. j’étais subjuguée par la beauté de leurs regards que ce soient ceux des maîtres ou des soumises.

Je devenais même jalouse de ces femmes et ressentais une frustration. Je finis par en parler à mon mari qui me traita de folle, qu’il n’y avait pas que le sexe dans le vie, que je devais me concentrer sur l’essentiel comme mon boulot.

Comment ne pas se sentir blessée, insultée et méprisée !

Je finis par chercher en cachette un homme capable de combler ce vide. Cela a pris du temps. J’ai dû attendre mars 2018 avant de rencontrer sur un forum de discussion Monsieur Donatien.

Au fil des discussions, nous nous sommes rendus compte que nos vies se ressemblaient beaucoup : une vie faite de frustrations dans plusieurs domaines (et pas seulement sexuelle).

9 mois plus tard, nous nous sommes rencontrés. Bien que nous ayons parlé durant des heures de BDSM, je me sentais minuscule face à lui comme si j’étais mise à nue rien que par son regard.

Malgré que ce soit notre première rencontre physique, j’étais prête à me donner à lui toute entière. Je savais qu’il me désirait également. Quelle merveilleuse sensation :

Quelques jours plus tard, je me suis retrouvée à genoux en lingerie fine toute neuve pour faire ma demande : celle de devenir sa soumise.

Je me souviens du premier contact de mon collier de chienne autour de mon cou, de son regard plein de fierté, des premières fessées.

Je n’ai jamais autant ressenti un tel sentiment de liberté. J’étais enfin moi-même.

Aujourd’hui, je vis avec Monsieur Donatien, en instance de divorce. Même si cette décision a été la plus difficile à prendre de toute ma vie mais aussi la plus importante, aujourd’hui, je me sens exister au bout de ma laisse tenue par les mains de mon Maître.

Karl (Dominant) et Diana (Switch), Fondateurs de BDSM Empire : cliquez ici pour visiter leur site

Nous sommes en couple depuis notre adolescence.

Nous avons découvert l’univers du BDSM ensemble.

Depuis que nous sommes jeunes, notre sexualité est beaucoup plus sauvage et bestiale que celle de nos amis. Karl a toujours été très dominant avec moi même si j’ignorais que nos pratiques faisaient partie de l’univers BDSM.

Pour mes 20 ans, Karl m’a emmené dans un club libertin pour la première fois. Je vous laisse deviner le thème de la soirée : BDSM. ce fut la révélation.

Je me suis tout de suite sentie dans mon élément. J’ai compris que j’étais switch (à la fois dominante et soumise) à ce moment-là en prenant un malin plaisir quand des hommes venaient s’agenouiller à mes pieds.

Suite à cela, nous avons pratiqué un peu le libertinage. J’ai commencé mon expérience de domina par du virtual avant de passer au réel.

J’ai eu plusieurs soumis et soumises sous contrat ces dernières années. j’en garde des souvenirs inoubliables.

Aujourd’hui, nous sommes en relation exclusive. Il peut nous arriver lors d’une séance exceptionnelle de dominer un couple ou une soumise à deux.

Malgré de nombreuses tentatives, je n’ai jamais réussi à convaincre Karl de me laisser le dominer. Mais je ne perds pas espoir, ça viendra !

J’aime être la soumise alpha de mon maître, c’est un honneur immense. Pour les autres, je suis maîtresse Diana et c’est très bien ainsi.

Aujourd’hui, cela fait presque 7 ans que nous sommes en couple Dominant / Soumise. Nous avons créé notre propre communauté (L’empire) autour de la passion du BDSM et de valeurs saines.

Au-delà de l’aspect commercial, nous avons pour objectif de favoriser les rencontres et d’organiser des événements physiques avec tous les membres de l’Empire

Ti Chaton – Soumis : Retrouvez-le sur twitter

Lorsque j’ai rencontré une petite amie, elle voulu découvrir cet univers avec moi dans lequel j’étais le soumis.

Au début, nous sommes restés softs avec des entraves quand nous faisions l’amour.

Je suis devenu réellement son soumis en obéissant à ses ordres. j’étais à elle totalement. J’ai tellement apprécié que j’ai continué même après notre rupture due à une très mauvaise séance.

Si vous voulez vous aussi témoigner ou si vous avez des questions, envoyez-moi un mail : blogunesoumise@gmail.com

2 réponses à « Devenir Domina(nt) ou soumis(e) »

  1. Bonjour’

    Je vous remercie de votre témoignage qui correspond en tout point à l’idée que je me fais d‘une relation BDSM construite dans le respect des souhaits de l’un comme de l’autre. Aucune vulgarité dans vos mots que j’ai donc pu faire lire à ma femme sans crainte.

    Nous recherchons désormais le témoignage d’une épouse D, d ses débuts a sa relation actuelle avec son mari s.

    Bonne continuation

    Théo

    1. Bonjour, pour moi le bdsm ne rime avec vulgarité uniquement si les 2 partenaires de jeux sont consentants. Et c’est ce que j’apprécie entre autre : le respect, une certaine forme d’élégance, la communication, la confiance…
      Je vous souhaite bon courage pour trouver un témoignage. Sachez que je suis preneuse pour compléter l’artcie.

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