En plein doutes


Réflexion / dimanche, octobre 27th, 2019

En fonction des moments, ma vision, mon ressenti et mes sentiments ne sont pas les mêmes sur un seul et même fait. Et quel qu’ils soient, je ne suis pas à l’aise.

L’état de fait est le suivant : Mon maître libertin a rencontré une femme libertine. Ils ont pratiqué des jeux de soumission.

Certes, on en avait parlé. Et là, où le bats blesse. C’est que quand 2 libertins suggèrent cette idée, ils font tout pour que cela devienne réel.

Pour ma part, quand j’en parle, cela reste de m’hypothétique jusqu »à ce que des éléments viennent me dire que cela deviendra réel.

Je n’ai juste pas eu ces éléments et je suis réellement tombée des nues quand je l’ai appris.

D’autant qu’ils me l’ont annoncé la veille de la rencontre tout en me disant que la rencontre serait annulée si je n’étais pas d’accord.

Comment ont-ils pu me donner une telle responsabilité surtout la veille de leur rencontre ? Oui, j’avais envie de leur dire non parce que cela ne me convient pas, que cela fait bizarre et que si je voulais me sentir bien, il fallait m’y préparer.

Seulement, c’est bien mal me connaître. Comment puis-je oser dire non à 2 personnes qui ont très envie de jouer ensemble ? A ce moment, je pensais que ce serait que des coquineries même si je soupçonnais la partie jeu de soumission.

Alors, j’ai fait ce que je fais habituellement, je leur ai dit oui tout en essayant de prendre sur moi.

Résultat : ils se sont vus, ils ont coquiné et ont fait des jeux de soumission.

Pendant que moi, je suis dans les montagnes russes avec un cerveau qui ne me lâche pas, des sentiments bien différents avec des visions différents de la situation.

Celle qui aurait été idéale : « Super, vous vous êtes vus. Alors comment cela s’est passé ? Hâte d’essayer des jeux à 3 »

Ou celle-là : « OK. 2 libertins se sont vus. Rien ne change entre Monsieur et moi. Je vais continuer à lui être soumise. »

Sauf que je sais 2 choses : quelque chose a été cassé en moi (j’ignore ce que c’est mais je sas que cela change la donne), je ne vois plus du tout cette femme comme je la voyais (d’autant que d’autres éléments me font me poser des questions).

Alors j’en arrive à 2 questions pour lesquelles je dois trouver les réponses : Ai-je envie de continuer des jeux de soumission ? Si oui, avec qui ?

Car, non seulement, j’ai cet état de fait mais j’ai en plus mon ancien maître qui est revenu et qui m’a proposé de reprendre. Il me laisse véritablement le choix. Hier, je lui ai dit oui mais aujourd’hui, j’ai envie de dire non.

Une vraie girouette n’est ce pas ?

Car tout dépend de la vision que j’ai des choses.

J’essaie mais je vois bien que je n’y arrive pas de me dire que c’est rien. Car je sais qu’ils ne l’ont pas fait contre moi. Ils ont suivie leurs envies en se disant que ce serait des prémices à des jeux à 3.

Ils ont juste oublié de me demander ce que cela me ferait si ils envisageaient de se voir.

Ils me disent qu’ils tiennent à moi et que si je ne veux pas, tout jeu entre eux peut s’arrêter. Encore une fois, comment puis-je avoir cette responsabilité ?

Certes, si j’étais égoïste en pensant qu’à moi, je leur dirais non. Seulement, en disant non, je sais qu’il y aurait de la frustration car ils continueraient de se chercher, d’avoir envie et tout est bloqué par moi.

Le pire entre être blessée parce qu’ils se voient et de les frustrer est pour ma part la frustration.

Je me rends compte que dans ma relation avec Yannick, je ne me suis pas complètement lâchée sur certains points. Je me dis que j’ai eu raison.

Voici les différentes visions que j’ai pu avoir en sachant et en ayant conscience que ces visions peuvent être erronnées :

  • Une sorte de tromperie
  • Le fait que j’ai accepté la situation de Monsieur mais que cette situation évolue dans un sens qui ne me convient pas
  • Le fait d’avoir été manipulée
  • Le dégoût de la soumission. Quand je regarde mes séances avec Monsieur ou mon maître, j’ai pu à un moment ressentir du dégoût de moi-même. Comment ai-je pu donner autant de liberté à des hommes sur moi-même ?
  • Ignorer cet état de fait et faire comme si de rien n’était
  • Une vraie rencontre qui ne signifie au final que dalle (elle a duré 2 secondes celle-là)
  • De quitter twitter, de fermer ce satané blog sans crier gare et de fuir le problème. Ainsi, il n’y en a plus
  • De casser des objets pour extérioriser
  • De respirer, de méditer et de voir ce qui se passe en moi lorsque des pensées viennent.
  • Celle de ce matin : la sensation que Monsieur veut une deuxième soumise ou bien que j’ai été remplacée.

Je sais bien qu’il est courant dans le BDSM qu’un maître possède plusieurs soumises. Lorsque c’est établi dès le départ, pas de souci. J’accepte ou non

Seulement, rien n’a été établi.

Et comme je n’arrive pas à décider sur le fait si je veux continuer à être soumise ? Et si oui, à qui ? Je fais comme d’habitude, je fais tourner en bourrique la ou les personnes qui me mettent dans cet état pour les pousser eux à prendre une décision à ma place.

Je sais que c’est injuste et que ce n’est pas ce que je dois faire.

Mais une idée est en train de germer depuis ce matin : je penche vers le tout arrêter avec qui que ce soit et de ne plus jouer à ces jeux pendant quelque temps (ce qui signifierait des mois) et être absente de twitter et de mon blog.

C’est l’idée de ce matin comme l’idée d’hier était de rencontrer Monsieur et de décider à ce moment-là en fonction de ce que je ressentais

L’idée d’avant hier était de lâcher prise, d’arrêter de me poser des questions, de continuer et de voir ce qui se passerait par la suite. Que ce soit avec Monsieur, avec elle, avec twitter…

Alors, vous vous imaginez bien que j’ignore quelle sera l’idée de ce midi, de cet aprem ou de ce soir.

Mais la décision quand elle sera prise sera celle qui ne correspondra pas à la fuite du problème mais celle qui me permettra de retrouver équilibre, sérénité et bien être.

La seule chose que je n’ai jamais su faire, c’est justement de comment prendre une décision ? Je joue aux girouettes pendant X temps avec des moments ou c’est oui, des moments ou c’est non.

D’autant que je n’ai pas été moi-même ces derniers jours. Je me suis retrouvée ce matin à mon réveil. J’avais un raisonnement rationnel qui tenait la route. Mais plus le temps passe, plus je redeviens celle l’émotive, la sensible et qui n’est pas à elle seule bonne conseillère.

Car quelque soit cette décision, elle doit être prise avec ma part de rationnalité et ma part d’émotivité : Qu’est-ce que je veux au fond ?

Et je dois décider en me fichant bien de savoir si je peux être en état de manque de jeux ou non. Car une décision peut être changée. Une indécision me bouffe et me mets dans des états que je déteste et je deviens une personne que je déteste et qui, alors, se dit que ce serait mieux avec des si.

Et je dois oublier ces si. Les faits sont là alors à moi de décider ce que je veux !

J’ignore pour vous, mais pour moi, ce n’est pas simple car je veux prendre la bonne décision. Même si j’ai appris qu’il n’y a pas de bonne ou mauvaise décision, il suffit d’en assumer les conséquences.

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