La masturbation féminine et son refus

La masturbation féminine et Internet

Je m’intéresse à ce sujet depuis quelques temps car il me taraude. Je ne suis pas une fervente pratiquante de la masturbation. Et pourtant, de nombreux articles sur le sujet indique que le sexe est presque un besoin vital aussi important que de boire et manger. D’autant que suite à la masturbation, nous nous sentirions beaucoup mieux et apaisé. Je veux bien les croire et tel n’est pas le sujet de cet article.

Ensuite, quand on recherche « Masturbation féminine » sur notre cher ami Google, je tombe sur de nombreux articles dont le débat est est-ce un tabou ou un secret ? En effet, autant la masturbation masculine est répandue et est même presque considérée comme « normale ». Autant la féminine, excusez moi du peu, mais ce sujet ne ressort que depuis quelques années. Les femmes pratiqueraient autant que les hommes mais elles sont moins nombreuses à le déclarer. Même si, finalement, elles auraient tendance à se dévoiler de plus en plus sur le sujet. Idem , de nombreux articles traitent ce sujet bien meilleur que moi alors je vais les laisser tranquille.

Mais cela ne m’aide pas sur la question que je me pose : « Je me masturbe rarement pourquoi ? Suis-je normale ? »

J’ai donc taper dans le moteur de recherche « Refus de la masturbation féminine », et après avoir passé les articles précédents, j’en ai trouvé 3 :

Autrement dit, les femmes qui ont une activité sexuelle régulière et qui auraient des tendances lesbiennes ou bi seraient celles qui se masturbent le plus. Celles qui ne le feraient ressentiraient un sentiment de honte, du fait que la pratique n’est pas répandue voire cachée, q’une imagination sexuelle soit bloquée, ou bien à cause des idées préconçues.

Alors bien sûr, comme tout un chacun, cherchant une réponse à ma question, j’aurais aimé dire : « Mais oui, cet article a raison. »

Mais évidemment, ce n’est pas si facile. Comme j’en ai pris l’habitude, autant me débrouiller seule.

La masturbation féminine et moi

Attention, ce qui suit peut vous intéresser mais je ne parle qu’en mon nom propre. Je ne prétendrais jamais être la représentante de toute la gente féminin. Les réponses suivantes sont valables pour toutes celles qui se reconnaîtront.

Dire que je n’ai pas envie de me faire un plaisir solitaire serait mensonger. Mais en général, j’outrepasse cette envie. Pourquoi ? Je n’ai jamais été fan de mettre ma main dans ma chatte ou caresser mon clitoris. J’ai, comme toute femme, essayé quelque fois mais je bloque. Car là, je rejoins les articles du haut, je ressens une gêne, une honte. Ces dernières sont issues de mon éducation et de l’image de moi. Alors je me doute que ceux qui liront ne trouvent aucune honte lorsque le plaisir s’exprime et qu’elle ne doit pas exister lorsque l’on s’en donne. Mais dans mon éducation, le sexe, de base, c’est « sale » et ne sert qu’à engendrer des enfants. Vous pouvez rire lorsque c’est une soumise qui dit cela. Eh ben oui, même aujourd’hui, je ne me vois pas me caresser seule et encore moins devant mon maître parce que je ne peux pas. Impossible pour moi.

Heureusement, nous vivons dans une ère où les jouets sexuels existent à tous les prix et facilement accessibles. De ce fait, entre les cadeaux et les concours, j’ai réussi à m’en procurer et à les tester. Cela me permet donc d’éviter de me toucher. Alors, vous me demanderez :  » Te masturbe souvent avec tes jouets alors ? » La réponse est non. Car déjà, il faut que je les cherche et les sorte afin de les brancher afin d’anticiper mon envie. Surtout que certains permettent une mise en bouche et d’autres vont jusqu’à me faire couler. Alors, oui, la fainéantise passe par là et je me dis: « Peut être demain. » Mais bien sûr, demain passe et l’envie n’est plus là.

Mais il m’est arrivé, faut de ne pouvoir être active sexuellement, d’avoir des envies tellement fortes et d’ailleurs, c’est souvent à ces moments-là que des récits de fantasme surgissent, que je suis « obligée » de me satisfaire au risque de me taper le premier venu. Etant dans cette obligation, je m’y résous. C’est une sorte de soumission si l’on y réfléchit bien. Alors oui, cela me soulage et je peux tenir quelques temps avant que cela ne revienne.

Alors la masturbation survient aussi quand je reçois mes cadeaux ou les gains des concours afin de les tester. L’envie est quelque peu présente mais l’obligation est ailleurs. Je me sens obligée de le faire pour vous faire un retour sur ses jouets. Là encore, c’est une forme de soumission.

Mais alors, n’y arriverais je que lorsque je suis en position de « soumission » ? Je pense qu’il y a de cela mais pas que.

Ceux qui me connaissent savent que finalement, je n’ai pas été si heureuse que cela dans ma vie. Je ne vais pas dire que ma vie n’a été que malheureuse car bien sûr, j’ai vécu des bons moments, des moments de bonheur. Mais les jours où j’ai pu dire « aujourd’hui, je me sens heureuse » (d’après une vidéo youtube, il ne faut pas dire je suis mais je me sens, bref passons). Quand je prends du recul, j’ai la sensation qu’il y a une sorte d’équilibre dans ma vie. Autrement dit, quand un malheur arrive, un bonheur équivoque arrive. Alors quand c’est dans ce sens, cela va. Mais quand à chaque fois où je me suis réellement sentie heureuse, ma vie est devenue les jours d’après un vrai cauchemar pouvant durer des mois… C’est plus compliqué.

Attention, je ne me suis pas réveillée un matin avec cette réflexion. Mais ces mêmes personnes qui me connaissent me disent que je vais forcément retrouver l’amour et que avec ou sans lui, j’ai le droit d’être heureuse et de m’accorder du plaisir. L’amour, je n’y crois plus car j’ai été profondément blessé et en plus, qui peut tomber amoureux de moi ? D’après Monsieur Yannick, si j’avais confiance en moi, je trouverais bien plus facilement qu’à ce jour. Mouais.

Comme dit précédemment, je pense qu’il y a équilibre. Et j’ai donc peur et c’est une vérité que si je m’accorde ce plaisir, un malheur équivalent va m’arriver. Lequel ? Cela peut être un problème de retard le lendemain alors que j’ai un rendez vous que je ne dois pas louper. Le fait que je n’arrive pas à me lever…

Plusieurs personnes me disent vivre, c’est prendre le risque. Et ce qui vaut le coup, c’est justement d’oser car forcément tôt ou tard, le risque sera payant. Ok, mais j’ai déjà pris des risques et quand je vois ma vie d’aujourd’hui, ben je me dis bravo, j’ai rien compris à la vie. Je suis sans cesse en train de me battre et non seulement, je suis loin de la vie que j’ai idéalisée mais en plus, mon quotidien est difficile. Certes, je comprends de plus en plus que la vie idéalisée n’est qu’un mythe construit par notre société pour faire de nous de bons petits soldats. Mais en plus, les circonstances font que mon quotidien est plus pressant sur moi vu que mes loisirs et ce qui me permet d’extérioriser, je ne peux plus le faire pour l’instant et n’ait pas trouvé de dérivatif.

Bon, vous allez me dire quel est le rapport avec la masturbation féminine ? Eh bien, si je ne me trompe pas de terme, le mental simplement. Si nous ne voyons pas la masturbation féminine comme bénéfique, si nous n’arrivons pas à dépasser l’image qu’elle représente ou les préjugés / idées que nous nous en faisons ou quand bien même, sûrement dans mon cas, le fait que le plaisir me fait peur. Non pas parce que je n’apprécie pas ce que je ressens bien au contraire. Mais parce que je pense qu’une conséquence néfaste va s’ensuivre. Est-ce vrai ? Est-ce faux ? La plupart me diront faux.

Et par moment, ils auront raison comme je sais que par moment, ils auront tort. Mais c’est lié aux croyances que j’ai et qui n’ont rien à faire ici.

Alors pour éviter cette éventuelle conséquence néfaste, je me contente du nécessaire et du peu.

Sauf que maintenant que je suis en soumission d’un maître qui veut me pousser toujours au-delà, comment dire ? Je me pose des questions y compris sur celle-ci.

Les solutions pour dépasser le refus

Vous avez envie de dépasser la ou les raisons afin de pouvoir accepter la masturbation féminine et de pouvoir le faire pleinement, je n’ai pas de solution miracle à vous proposer si ce n’est la suivante mais je vous préviens, elle est loin d’être facile.

A vous d’identifier ce qui vous bloque dans la masturbation féminine. Et cela peut aller loin. Regardez, pour moi, c’est la peur du bonheur.

Une fois que vous avez identifié le ou les blocages, il suffit de travailler dessus. Comment ? Je ne peux vous le dire car tout dépend de ce dernier. Si je me reprends comme exemple, il y a les vidéos et livre sur le développement personnel que j’ai peu à peu abandonné mais m’y replonge de temps à autre. Je suis accompagnée de Monsieur Yannick.

Si seule, vous n’y arrivez pas, il existe des spécialistes qui vous aideront. Bon, si vous y allez pour dire, je veux me masturber mais je n’y arrive pas, j’ignore comment ils vont réagir. Par contre, si vous leur dites, j’ai peur du bonheur, ils vous guideront. Mais attention, ce ne sont que des guides car le chemin se fera que si vous décidez de le prendre et faites ce qu’il faut pour le suivre. Ces spécialistes, ils ont un nom très connu : psychiatres ou psychologues.

Je sais que de les voir n’est pas bien vu dans notre société et que l’on considère qu’il faut être dérangé pour aller les voir. Mais ce sont des idées fausses, ils sont là pour nous permettre de retrouver notre chemin à un moment donné, de nous écouter car pas toujours facile de trouver quelqu’un à qui on peut se confier, de nous conseiller. Mais quoiqu’il arrive et comme je l’ai dit, ce sera à vous de suivre ou non leurs conseils. Car ils ne sont au final là que pour cela.

Après, il est possible que votre problème de masturbation féminine soit moins profond. A ce qu’il paraît, il faut 20 jours pour mettre en place une routine. Alors, sinon, au début, forcez-vous quite à ce que cela ne dure que quelques minutes et que seuls des petits gémissements surviennent. Puis, avec le temps, ce sera plus simple et vous accepterez plus facilement l’idée et même que vos gémissements deviendront des cris. Qui sait ?

Oui, je suis partie d’une extrême à l’autre en vous disant qu’il faut que vous changiez la conception de la vie à pratiquer et vous verrez que vous accepterez plus facilement. Bien sûr qu’il existe un entre deux. mais au final, la personne qui veut dépasser son refus, trouvera la réponse que ce soit seule, avec de la lecture, des vidéos ou via d’autres gens.

Par contre, si vous essayez mais que vous n’êtes pas réellement volontaire à dépasser ce refus, n’essayez même pas. En partant en position d’échec, forcément vous échouerez et vous vous direz : « J’avais raison, je n’y suis pas arrivée. » Il faut partir positive et monter une marche après l’autre.

Bien sûr, ces solutions ne sont celles qui me viennent et seraient applicables pour moi si je le désirais réellement. Je vous le dis car peut être cela peut vous aider. Mais il n’est pas impossible que vous trouviez vous-même d’autres solutions. Nous sommes chacune différente alors à nous de trouver la ou les solutions qui nous conviennent.

Conclusion

Les médias s’intéressent beaucoup aux raisons pour laquelle la masturbation féminine est peu présente dans notre société. Mais cette non présence a la conséquence que certaines femmes y compris moi n’arrivons pas ou refusons de nous masturber. Et ce n’est pas seulement parce que nous ne le voulons pas.

Peu de médias s’intéressent aux raisons du refus. D’ailleurs quand je les lis, même si elles peuvent être plausibles ne sont que superficielles. Mais comme il n’y a pas de réelle étude sur le sujet, qui pourrait en ressortir des statistiques ?

Et pourtant, hormis les préjugés, la honte, l’image de soi… Il est possible que ce refus vienne également de notre mental, de notre visage de nous et du monde. Comme par exemple, se refuser le bonheur parce que notre vie a été compliquée.

Bien sûr qu’il est possible de dépasser ces problèmes mais c’est un processus :

  • Le vouloir
  • Identifier le ou les blocages
  • Travailler sur le ou les blocages seule ou accompagnée (que ce soit par dés médias ou des personnes physiques)

Si ces 3 étapes ne sont pas respectées, vous ne pourrez pas dépasser votre refus de masturbation.

Pour finir, je rappelle que cet article est basé sur ma propre expérience et ma propre vision des choses. Peut-être ai-je dit des choses qui sont erronées ou qui paraissent aberrantes. Mais je suis sûre que certaines femmes s’y retrouveront.

D’ailleurs, je vous invite même à commenter et me faire part de votre avis voire de votre propre expérience. Ce serait intéressant.

Témoignages

j’ai lancé un appel sur twitter mais je n’ai eu qu’une seule réponse. Peut-être que mon article en inspireront d’autres

Une twitta (elle me dira si j’ai le droit de la citer)

j’ai eu un souci médical et je dois dire que la masturbation m’a aidé à redécouvrir mon corps.

De plus, avec mon mari, nous le transformons en jeux qui aiguisent notre excitation commune. En effet, il nous arrive de nous masturber l’un devant l’autre voire simultanément juste pour jouer.

C’est un plaisir que nous apprécions et que j’encourage.

Faîtes-vous plaisir

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