Le célibat, l’amour, la vie


Confession et Réflexions de Lili / samedi, décembre 5th, 2020

Je me devais écrire ce texte pour moi et destiné à moi. Raison pour laquelle je n’en ferais pas la pub sur les réseaux sociaux. Mais sachez que si ce qui vous intéresse, ce sont mes séances ou mes histoires sexuelles, ce texte n’en contient aucunement.

Je viens de regarder célibataire mode d’emploi. Certes, cela reste une comédie, une fiction mais le message qu’il transmet est important : celui de savoir qui tu es pour rester celle que tu es dans une relation.

Je m’explique. l’héroïne quand elle est en couple, elle oublie un peu le reste et passe son temps à s’occuper de son couple presque à en oublier ses amies.

Mais ses histoires ne peuvent fonctionner parce qu’elle n’est pas elle. Celle qu’elle est célibataire doit être la même que celle en couple.

Et donc : si tu veux qu’on t’aime, apprends à te connaître et à t’aimer.

C’est une bien jolie phrase pas vrai. Cela fait un moment que je travaille sur moi. Bon, soyons honnête, je ne fais plus grand chose ce jour. Un petit peu quand même, je me suis souviens de rester positive, je me souviens de ne pas être égocentrique, je me souviens de prendre le positif tel qu’il est et d’essayer de dédramatiser le négatif. Bon comme me dirait ma coach si j’emploie le terme essayer, je n’y arriverais pas. Je fais mon possible pour éviter les phrases négatives.

Une seule personne m’a dit que j’ai changé et que je vais dans le bon sens mais car il y a toujours ce satané « mais » j’ai encore des efforts à faire pour avoir ce qui me manque ce jour : l’amour.

Comme vous le savez maintenant, j’ai celui de mes enfants et j’ai bien conscience qu’en comparaison à bien d’autres, c’est déjà énorme. Mais le jour où elles partiront, que deviendrais-je ?

J’adore donner des câlins, des bisous, taquiner, charrier, embêter…

Je ne dis pas que je veux un homme pour remplacer mes filles car là clairement, je ne trouverais pas.

Pendant longtemps, je voulais un homme qui, en plus de ce que je vais après, m’aide à me soulager dans le quotidien. Ceux qui ont des enfants savent de quoi je parle. Alors imaginez si vous étiez seule.

Ce n’est pas toujours noir mais il y a toujours un truc, les devoirs, un truc qui se casse, un problème médical, une dispute avec des copines, la rébellion, la colère, les caprices… La vie avec des enfants est loin d’être routinière et je rêve d’une vie calme.

Dans le même temps, je sais qu’une vie trop calme ne me conviendrait pas, je m’ennuierais. Alors, oui du mouvement mais par moment, j’aimerais juste prendre ma voiture, tailler la route, me poser dans un petit hôtel dont personne aurait le numéro juste pour me relaxer, me détendre.

Alors, oui une personne qui soit là au quotidien ne serait pas du luxe. Mais j’ai compris avec le temps que rechercher une personne qui prenne en charge mes enfants et mon quotidien n’est pas la bonne chose.

Car qui il est vis à vis de mes enfants ? Un homme qui s’est ajouté à la famille. Il n’est pas un père et n’a certainement pas demandé à ce que je me décharge sur lui. La relation serait malsaine et tournerait vite au vinaigre.

Alors dans mes visions, j’imagine un homme avec qui je discute de tout et de rien, il me soutiendrait, je le soutiendrais, nous nous donnerions des conseils, nous partagerions de merveilleux moments, nous ferions découvrir à l’autre, nos passions, nos loisirs.

Hors de question que lui ou moi devions changer qui nous sommes et nos vies du moins au début. Car si l’histoire devient sérieuse, forcément, des choses changeront mais ce sera en adéquation avec qui nous sommes.

La seule question et personne n’a la réponse, c’est qu’avec le temps nous évoluons. Esr-ce que nous évoluerons dans la même direction ?

Alors, des personnes, la vie, des circonstances me font comprendre que les gens ne restent jamais indéfiniment dans nos vies.

De par mes croyances (elles peuvent être erronées mais je l’ai constaté), les personnes restent dans notre vie jusqu’à ce qu’elles aient fini de nous apporter ce dont on avait besoin à un instant (plus ou moins long) donné.

Je prends un exemple. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu de copain. Ma voiture était restée sans rouler pendant 6 mois. Plus de batterie. Par chance, mais je ne crois plus en la chance, il avait les fils et la voiture qu’il fallait. 1 semaine après, je rompais avec lui. Non pas parce qu’il ne me servait plus à rien puisque ma voiture était réparée mais parce que je le considérais comme une lopette et que j’ai besoin d’homme qui puisse s’affirmer et ne pas dire amen à tout ce que je dis.

Le truc, c’est qu’un gars comme lui, hormis pour cette anecdote, il ne m’a pas marqué. Je ne me souviens même plus de son prénom pour tout dire. Mais j’ai eu d’autres personnes auxquelles je me suis attachée et que j’aurais aimé près de moi plus longtemps. De par la distance, les circonstances, les désirs de chacun, elles sont parties et j’ai beaucoup souffert de certains départs.

La peur de l’abandon n’aide pas bien entendu encore une chose que j’ai comprise de moi ces dernières années mais qui m’a permis de dédramatiser certaines ruptures.

Alors j’écoute ce que l’on me dit : Aime toi, aies confiance en toi.

Facile à dire mais je ne sais pas comment m’y prendre. Et là, beaucoup de gens me disent qu’ils ne comprennent pas pourquoi je n’ai pas cette confiance. Quand j’entends les autres parler de moi, ils disent que je sais ce que je veux, je fais au mieux avec les moyens du bord, je suis courageuse car je ne lâche rien, je mène les combats les uns après les autres.

Mais se rendent-ils compte qu’il y a des jours où chaque soir, je pleure dans mon lit parce que j’ai l’impression que ma responsabilité m’étouffe, que je me demande si je peux finir le mois tout en ayant payé toutes mes factures, quand est-ce que ces 5 foutues années vont passer pour que je ne m’inquiète plus de l’argent, que je me sens démunie face à la crise d’adolescence de ma fille, que je sais pas comment réagir ni quoi faire pour le trouble dyspraxique de ma seconde.

Alors je rêve d’un homme qui me prenne dans ses bras, me réconforte, me soutienne et me dise que tout ira bien. Tout cela ne sont au final que des choses futiles et ne durent qu’un instant dans une vie entière. 5 ans ce n’est rien. Les factures c’est du matériel et jusqu’à présent même si certains mois je me prive de manger le soir, je m’en sors. L’adolescence va durer quelques années mais si je ne lui tiens pas tête, si je ne discute pas avec elle, comment peut-elle savoir quel chemin elle doit suivre. Quant au trouble, je galère car il faut qu’il soit reconnu mais après les choses se mettront en place.

Et ensuite, arriveront d’autres choses, donc si je continue, je me fatigue beaucoup pour rien mais surtout ne suis pas prête de m’arrêter de me fatiguer.

Alors je devrais me dire, j’ai fait ma part. Ce qui est indépendant de moi je dois laisser faire et lâcher prise.

Une personne qui, je sais, lira, me dira si tu sais ce que tu attends de ce que l’autre te dise, pourquoi tu ne le dis pas toi-même ??

Car en réalité, si je n’arrive pas à combler mes besoins, mes désirs, mes loisirs seule, c’est trop demander à l’autre.

Et je comprends d’autant mieux car j’ai discuté avec un énième gars sur meetic. Je lui ai demandé 3 fois ses loisirs. Il répondait à chaque fois le basket qu’il ne fait plus, son enfant qu’il a 2 fois par semaine et le travail. J’ai arrêté d’insister et il se trouve qu’il m’a révélé qu’il se faisait chier seul. Et qu’il a besoin d’être avec une autre personne pour avoir des projets.

Cela a eu pour effet de me faire fuir. Tout simplement parce que s’il n’est pas capable de s’occuper et de faire des choses plaisantes seul, il est probable qu’il attende de moi à ce que je m’occupe de lui, fasse en sorte qu’il ne se fasse pas chier. Merde à la fin, j’ai déjà mes enfants, je n’en veux pas un autre.

Dans cet exemple, s’il veut créer des projets à 2, qu’il commence à s’en créer pour lui tout seul et là, il attirera une femme qui voudra sûrement partager ses projets avec lui.

Si j’en reviens un moi (vive l’égocentrique!), comment je peux demander du réconfort, du soutien, de l’écoute de la part d’un homme si je ne peux pas m’en procurer à moi seule.

Alors, quand les moments sont moins difficiles, je fais un effort même si cela ne marche pas toujours. Mais à des moments, je n’y arrive pas.

Alors la viz nous apporte ce dont on a besoin mais ce n’est pas toujours sous la forme et venant de la personne que l’on attend.

J’ai au final peu de monde qui prenne de mes nouvelles. Et vous savez quoi, celui qui m’en demande est un ex pour qui je suis tombée passionnément et follement amoureuse. Celui dont on rêve tous. Alors vous me direz pourquoi je ne recommence pas avec lui ?

Parce que cet homme n’apporte pas ce dont j’ai besoin bien que j’en fus amoureuse. Si nous vivions dans un monde de bisounours, je serais surement avec lui. Mais dans notre monde matérialiste, c’est impossible d’autant qu’il a engendré beaucoup de déceptions et j’ignore si je peux lui faire confiance. Non, il ne m’a pas trompé avec une femme. En fait si, mais ce n’est pas ce à quoi vous pensez car il m’a trompé avec sa mère. Eh oui, elle passait toujours avant moi, il lui obéissait au doigt et à l’oeil. Et cet imbécile au lieu de vivre sa vie pour lui, il vivait sa vie selon son envie à elle.

Je ne sais même pas pourquoi je parle de cela. Ah si, pour dire que celui qui m’apporte mon désir profond est celui-là même avec qui je devrais couper tout lien. Mais je n’y arrive pas. Je devrais mais peux pas.

Il faut aussi admettre que ces 2 dernières années mais surtout la dernière (sans compter ces satanés confinement), je n’ai pas fait grand chose pour rencontrer de nouvelles personnes. Je suis restée dans mon cercle. Alors, il m’arrive comme actuellement de me remettre sur 1 ou 2 sites de rencontre.

Mais là encore, je fais presque chou blanc. Ma dernière histoire, je l’ai rencontré via un de ces sites.

Et là, y a ces satanés films de noël que je déteste où l’amour arrive quand on ne s’y attend pas. la magie de noël fait son oeuvre. Tout le monde est heureux et joyeux parce que ce sont le fêtes.

Vous savez ce que représente mes fêtes : acheter des cadeaux pour des gens qui me gonflent. Passer un réveillon avec ma famille où rien ne va et hors de question de régler les problèmes, ce n’est pas possible. Et un nouvel an où je ne sais jamais où le fêter car je suis invitée nulle part.

Alors, vous pouvez me dire ce qu’il y a de joyeux ? Le seul moment de bonheur est quand je partage l’ouverture des cadeaux et le repas avec mes filles.

D’après ma psy, je ne serais pas la seule à considérer les fêtes comme un malheur. Nous serions beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense.

Et alors je me souviens de mes noël jeunes. J’adorais aller chez mes grands parents paternels et partager des moments avec eux. J’adorais revoir ma tante, mon oncle et mes cousines. C’était bruyant mais j’adorais ce bruit de conversation. Tout le monde était heureux et n’avaient pas l’air de faire semblant (enfin je crois). j’adorais les moments où je croyais au père noël où nous courions pour ouvrir nos cadeaux et découvrir avec joie que nous avions eu ce que nous avions demandé. Je me souviens du repas interminable mais tellement chaud au coeur. Et quand nous ne croyons plus au père noël, nous avions trouvé un moyen pour regarder la pièce remplie de cadeaux et nous essayons de deviner.

Et aujourd’hui, je vois noël comme d’une tristesse. Je vois ma famille parce que c’est une fête de famille ni plus ni moins. Le seul avantage, c’est d’espérer que l’année suivante sera meilleure que l’année précédente.

J’avais prédit que 2020 serait une année bien pourrie, je ne me suis pas trompée. Entre le confinement, pas de vacances mais un déménagement, un trouble déclaré, une adolescente avec du caractère et je n’ai même plus ma vie sociale qui équilibre le tout.

Je sais, y en a une qui va me dire qu’il y a eu du positif, j’ai ma chambre, je paie moins cher mon loyer, je me suis rapprochée niveau taf, j’évolue dans mon poste, à confirmer mais je continue d’avancer et d’évoluer dans le bon sens, j’ai des retours positifs sur mes écrits.

Je devrais m’ouvrir un peu plus aux autres. Je devrais sourire plus souvent surtout en me levant plutôt qu’en soufflant et en râlant car j’ai mal dormi.

Je suis en train de lâcher aussi une mauvaise addiction que j’avais. Et redécouvre le plaisir que j’ai à essayer d’imaginer une histoire, une scène et le bien fou que je ressens après l’avoir écrite. Bon pas celle de ce soir car je sais que je l’ai bâclé. Mais je ne peux pas être géniale tout le temps, si ?

Et là, je me force à écrire alors que c’est une chose que j’ai faite pour moi, destinée à moi.

Alors, pourquoi je le partage ? Je suppose que c’est pour que vous réalisiez que je ne suis pas seulement une soumise avec un collier à genoux devant son maître, peut être que vous aussi vous ressentez la même chose et vous dire « eh oh, tu n’es pas seule à ressentir cela. », pour voir ceux qui liront et m’écriront un mot gentil.

Mais svp, arrêtez les ; « tu trouveras l’amour car tu le mérites. Tu es une fille super. C’est obligé que tu trouves. »

Je l’ai entendu une bonne centaine de fois et voyez-vous, même si ma marque c’est l’impatience, j’ignore si je le trouverais. Car si je dois avoir confiance en moi pour cela, je suis mal partie.

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