07 – Les 9 degrés de soumission


2020, Relation BDSM / mardi, novembre 3rd, 2020

Je suis très curieuse surtout lorsque le sujet me touche de près. Suite à la découverte des 12 règles d’or, j’ai aussi découvert les 9 degrés de soumission. De ce fait, je n’ai pas pu m’empêcher de me pencher dessus.

J’ai donc joué mes curieuses et vous trouverez dans cet article

  • Les 9 ddegrés
  • Mon avis sur ces degrés
  • Une conclusion

Les 9 degrés de soumission

Autant les « 12 règles d’or » de soumission, on a bien du mal à en détecter l’origine, Autant les 9 degrés de soumission proviennent d’une toute petite partie d’un fascicule édité dans les années 80 par une maison d’édition de Boston spécialisé dans les ouvrages LGBT.

J’ai recopié ces règles depuis http://auroraweblog.karmaos.com/post/14

1. La personne carrément masochiste mais non soumise ou le libertinage sensualiste

Pas de servitude, de scènes d’humiliation ou d’échange de pouvoir, mais simplement certaines formes de douleur et/ou une sexualité épicée, genre petites rudesses animales… Plus un trip des sens à ses conditions et pour son plaisir direct que le fait d’être utilisé(e ) pour assouvir le sadisme du-de la partenaire. Pas du genre à allumer sur les jeux de douleur/plaisir en tant que tel ou à être attiré(e) par le sado-masochisme ou des sports plus extrêmes.

2. Pseudo partenaire de jeu

Apprécie la panoplie des jeux de rôles légers (scènes de la petite école, jouer au docteur, jouer aux cow-boys et aux Indiens, l’infantilisme, le travestisme forcé) mais aucune forme de servitude au menu, même une fois dans le rôle. Dirige largement la scène. Cette personne compte généralement plusieurs partenaires de jeux sur une base non permanente ou sans engagement véritable.

3. Pseudo-soumise

Aime jouer la personne soumis(e) pour voir ce que c’est l’état de servitude. Peut à l’occasion aimer se sentir utilisée pour assouvir les pulsions sadiques du-de la partenaire, et même aller jusqu’à le/la servir dans certains cas, mais à ses propres conditions. Dirige largement la scène, parfois fétichiste (adoration des pieds, par ex). N’a pas nécessairement d’engagement émotionnel envers la personne dominante. Ne désire pas être dressée pour la soumission. Ne cède pas beaucoup de contrôle ou sinon pour de brefs moments. Désire une variété de partenaires de jeux. Peut être avec une personne dominante quelque temps, sans être prête à céder réellement le contrôle.

4. Personne soumise dans les jeux de rôles définitivement non esclave

Offre une partie de sa volonté seulement sur des bases temporaires et à l’intérieur de limites spécifiques, et retire sa satisfaction de la soumission autrement que dans l’acte de servir ou d’être utilisée. Le suspense l’allume, tout comme le fait de se sentir vulnérable et de céder ses responsabilités. Ne dirige pas la scène sauf à quelques exceptions, mais recherche surtout son propre plaisir, plutôt que celui de la personne dominante. Joue à fond durant la scène, mais en sort une fois que tout est terminé.

5. Personne soumise-jouet

Lâche rarement prise hormis peut-être sur des bases temporaires, durant de brèves scènes et à l’intérieur de limites bien spécifiques. Retire sa satisfaction dans le fait de servir/d’être utilisée par la personne dominante pour des motifs de plaisir, généralement érotiques. Cherche son propre plaisir avant tout.

6. Soumis(e)

Donne réellement le pouvoir à la personne dominante (généralement à l’intérieur de certaines limites); veut servir, obéir, plaire et être utilisée par la personne dominante; souhaite offrir ses services à des fins érotiques ou non; peut même se glisser dans un rôle d’esclave à temps plein durant quelques jours. A généralement une relation à long terme avec son-sa Maître(esse), relation faisant l’objet d’un contrat et d’un engagement profond. Est beaucoup plus dévouée aux besoins, demandes et désirs de la personne dominante, qu’aux siens propres. Son plaisir provient généralement du besoin viscéral de servir, complaire et obéir à son-sa Maître(esse). Retire une fierté de ce besoin de servir et est généralement bien entraînée. Certaines de ces personnes peuvent vivre avec leur Maître(esse) sur une base partielle ou à temps plein, bien que ce ne soit pas toujours le cas. La majorité des personnes soumises portent le collier de leur Maître(esse)

7. Soumise consensuelle mais réelle soumise, à temps partiel

Dans une relation suivie et se considère la propriété de son-sa Maître(esse) en tout temps. Veut lui obéir et lui plaire sur tous les plans dans la vie, érotiques et non érotiques. Peut dédier une partie de son temps à d’autres engagements mais son sa Maître(esse) a le dernier mot sur ses temps libres. En général, une entente spécifique et écrite lie les parties.

8. Soumise à temps plein sur une base consensuelle

Hormis sur quelques menus aspects et limites, cette personne considère n’exister que pour le bien-être et le plaisir de son-sa Maître (esse) En retour, elle s’attend à être vue comme un cadeau de grand prix (propriété) Un grand nombre d’esclaves cumulent les tâches professionnelles et ménagères, et leur salaire est volontiers remis au-à la Maître(esse) afin qu’il-elle en prenne soin. Vu par le prisme du BDSM, un tel arrangement tient compte du consentement de la personne esclave et reconnaît explicitement les dangers d’un tel statut, par l’échange de pouvoir en cause, ce qui se traduit bien souvent par des pré-arrangements plus clairs et définis que bien des contrats de mariage traditionnels. Un contrat écrit étant de rigueur, dans plusieurs de ceux-ci, on peut lire en toutes lettres que si la personne esclave demande à être libérée et que sa demande lui est refusée, alors elle doit honorer son engagement et rester auprès de son-sa Maître(esse)

9. Soumise entière et sans limites sur une base consensuelle

Un fantasme répandu bien que rarement appliqué dans la vie quotidienne (sauf dans le cas de certains cultes religieux et d’autres situations ou le consentement est induit par lavage de cerveau ou par des pressions sociales ou économiques). Certains puristes insisteront sur le fait que vous n’êtes pas une personne réellement esclave tant que vous n’acceptez pas de faire absolument tout ce que la personne dominante vous demandera. Plusieurs se réclameront de l’esclavagisme total sans limites…. bien que nous ayons tous et toutes nos limites, quelles qu’elles soient. Croire le contraire est illusoire…..

Mon avis sur ces 9 degrés de soumission

Comme toujours, j’exprime ici ma vision et ce que j’en pense. Je ne prétendrais jamais que j’ai la science infuse et que ce que je dis fait forcément foi. Vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord et de me le dire.

Autant, certaines des 12 règles d’or de soumission m’avaient choquées, autant ces 9 degrés me paraissent clairs et cohérents surtout avec notre vie quotidienne.

De ce que je comprends, hormis pour le 9ème degré (qui semblerait être bien plus un fantasme qu’une réalité), il existe toujours un contrat entre le dominant et la soumise. D’autant qu’il est stipulé et indiqué ce que la soumise est prête à accepter ou non, à évoluer ou non.

Même si le dominant accepte les conditions, régit les scénarios ou gère son esclave, il est donc toujours dépendant de la volonté de sa soumise via ce contrat.

Dans les premiers degrés, on pourrait même se demander si la « soumise » ne serait finalement pas une « dominante. »

Dans les derniers degrés, oui le Maitre s’approprie et prend de plus en plus le contrôle sur la soumise mais il se doit de respecter les conditions de cette dernière. Sinon, le contrat ne peut être conclu voire même rendu caduque.

De ce fait, peut-être est-ce mon interprétation, mais finalement le maitre du jeu est (si on omet le 9ème qui n’existe pas) toujours la Soumise puisque ce sera toujours fonction de ses limites et de sa capacité à évoluer. Puisque toute décision que prendra le Maitre, ce sera toujours en fonction du contrat définissant en général et en partie les limites de la soumise.

Bien sûr, les limites du dominant doivent être aussi indiquées. le dominant doit donc prendre en considération ce contrat pour toute scène ou situation. Dépendant de ce contrat, le maitre du jeu est en fait le contrat.

Mais si l’on doit décider de qui est le maître du jeu global entre la soumise et le dominant, c’est la soumise via le contrat.

Quand il existe un contrat, il existe généralement des conditions de rupture. Et pourtant, il existe un cas qui reste choquant et c’est indiqué dans le 8ème : « si la personne esclave demande à être libérée et que sa demande lui est refusée, alors elle doit honorer son engagement et rester auprès de son-sa Maître(esse) »

Je ne suis pas du tout d’accord. Une soumise l’a demandé volontairement et a accepté consciemment sa condition. Je trouve cela inacceptable le fait qu’on puisse lui refuser d’arrêter. Car pour moi, selon ma vision du BDSM, forcer quelqu’un à se soumettre à une autre contrairement à sa volonté n’est plus de la domination mais une agression.

J’ai malheureusement entendu nombre de violences, nombre de viols, nombre de tortures horribles commises par le fait que la femme était dite « soumise ».

D’autant que dans ces 9 degrés, à aucun moment, il n’est indiqué que la soumise perdait son droit au consentement. Ce qui signifie donc que le NON et le MOT DE SECURITE restent valables y compris au 9ème degré.

La soumission est faite pour le plaisir y compris dans le 8ème où La soumise trouve son plaisir en satisfaisant les moindres désirs de son maître.

Pouvez-vous me dire où est le plaisir de violenter ou de violer une femme non consentante ?

Alors si vous débutez dans le BDSM, sachez une chose, même si vous êtes esclave, vous avez le droit de dire STOP, NON et le MOT DE SECURITE. Car c’est vraiment le statut où ces notions sont les plus ambiguës.

Par le fait qu’une femme n’est plus du tout maître d’elle-même, il est sous-entendu qu’elle doit tout accepter. Mais accepter un viol ou des violences non consenties ne doivent pas être conditionnées dans le cadre de la soumission

Alors, faites attention à vous et inscrivez dans le contrat toutes les règles y compris, les rapports sexuels, les pratiques, les violences acceptées ainsi que le MOT DE SECURITE.

Conclusion

En conclusion :

  • La soumise perd de plus en plus le contrôle des jeux voire même de sa liberté en s’enfonçant dans les degrés
  • La maîtresse du jeu est finalement la soumise puisqu’en général, c’est elle qui fixe ses limites à travers le contrat. Le dominant devant le respecter est donc soumis aux règles du jeu imposées par la soumise
  • Je ne suis pas d’accord sur le fait qu’on puisse interdire une esclave de se libérer. J’appelle cela une agression envers une autre presonne.
  • Plus on s’avance dans les degrés, plus le contrat est primordial. Il doit en plus de contenir les limites, au moins les violences acceptées, les rapports sexuels et pratiques autorisées et surtout le mot de sécurité.
  • MEME SI VOUS ETES ESCLAVE, VOUS AVEZ LE DROIT DE REFUSER ET DE VOUS LIBERER SI LA SITUATION NE COUS CONVIENT PLUS.

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