Jour 6 – Bonne de la maison

Cher journal,

Cette journée est bien spéciale. Lol, tu vas me dire que je me répète mais en même temps, connais-tu une seule personne qui vit cette situation particulière ?

Ce matin, branle-bas de combat. Une moitié de l’équipe est en bas pour tout nettoyer de fond en comble et une autre en haut.

Il faut nettoyer tous les sofas et canapés, le dessus mais également les coussins.

La question que je me pose, c’est savent-ils ce qui se passe le samedi soir ?

La conversation est plaisante, tout le monde est de bonne humeur et j’ai peur de tout gâcher. Anna qui commence bien à me connaître voit bien que quelque chose me tracasse :

« – Mel, qu’est-ce qu’il y a ?

– J’aimerais poser une question mais j’ai peur de gâcher l’ambiance.

Paul, un domestique spécialiste de l’aspirateur me pousse :

– Allez, vas-y !

– Ok. Savez-vous ce qu’il se passe le samedi soir ?

Je le savais, un silence glacial s’installe.

– A votre silence, je comprends que oui. Je suis désolée d’avoir gâcher l’ambiance.

– Mais non, dit Anna. C’est juste que pour nous, leurs mœurs sont étranges. Ensuite, nous le savons par ceux qui y ont assisté. Tu as vu alors ?

– Je n’aurais pas dû mais je suis descendu à la cuisine car j’avais un creux. Monsieur et Madame m’ont surpris et ils m’ont montré.

Anna me regarde attristée :

– Tu devrais en parler à Madeleine. Allez, changeons de sujet. Alors Paul, tu as joué au foot ? »

Madeleine accordait du temps à qui voulait après le déjeuner. Il suffisait de rester à table plus longtemps que les autres. Ce midi, heureusement, j’étais la seule à avoir besoin de lui parler. Mais je n’arrive pas à entamer le sujet :

« – Toi, tu as vu ce qui s’est passé samedi !

– Ce sont les autres qui vous l’ont dit ?

– Non, mais tu n’es pas la première à avoir cette tête-là après un lundi. Alors cela t’a choqué ?

– Oui et non. En fait, je ne sais pas quoi en penser. Une partie de moi a trouvé ce spectacle fascinant, une autre écœurante. Mais Monsieur a suggéré à ce que j’y participe.

Madeleine soupire et me tourne le dos.

– Madeleine, que se passe-t-il ?

Elle me regarde et me dit :

– Ecoute, tu es libre de faire ce que tu veux. Les jeux auxquels s’adonnent les maîtres en semaine sont gentils. Mais le samedi, il n’y a plus de limite. Alors je te le demande pour toi de ne jamais y participer !

Elle éveille ma curiosité :

– Pourquoi ?

Elle se retourne avec sa tisane prête et vient s’asseoir en face de moi :

– L’autre jour, je t’ai dit qu’ils ont cassé des femmes. Cela s’est toujours produit le samedi soir. Alors si tu y participes, ne me dis rien, fais ta vie mais ne te plains pas.

je ne comprends pas. C’est un conseil ? Une mise en garde ?

– Soit vous en avez trop dit soit pas assez.

– Je ne vais pas tout te raconter car je ne veux plus rien savoir mais je vais te dire ce qui est arrivé à l’une d’entre elle. Elle était jeune et belle comme toi. Une joie de vivre et une énergie impressionnante. Elle transformait la maison à elle seule. Elle aussi adorait les jeux sexuels. Elle a participé à plusieurs samedis. Au début, elle regardait et au fur et à mesure, elle s’y impliquait de plus en plus. Le dernier samedi, elle n’a pas souhaité participé. Elle est restée dans sa chambre et a respecté la règle. Pendant qu’elle dormait, un homme masqué est entré. Elle s’est réveillée mais trop tard, ses 2 mains étaient déjà attachées au lit. Elle s’est débattue et a demandé à être libérée. Au lieu de cela, il lui a attaché les pieds. Il a déchiré sa chemise de nuit. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais il l’a violé plusieurs fois dans la nuit. Le dimanche matin. Il a fini par lui libérer les jambes mais n’ayant plus de force et étant cassée, elle ne se défendait plus. Il a fini par la libérer. Elle est restée recroquevillée dans son lit toute la journée. Lundi matin, ne la voyant pas quand je suis arrivée, je suis montée dans sa chambre. Les draps par terre, elle dans la baignoire avec la chemise de nuit déchirée, les veines coupées.

Silence pendant que j’étais terrifiée par ce récit :

– Elle… Elle est morte ?

– D’après les pompiers, je l’ai trouvé à temps et ayant une mère infirmière, j’ai su quoi faire de suite. Je lui ai rendu visite à l’hôpital tous les jours après cela mais elle ne voulait voir personne. Elle n’a pas porté plainte et j’ai eu droit à un mot expliquant tout ce que je viens de dire et qui se terminait ainsi : « J’aurais dû vous écouter. Mais vous auriez dû me laisser mourir. Jamais je ne serais heureuse. Jamais plus je n’aurais cette joie de vivre. Jamais plus je ne voudrais fréquenter d’hommes. Pourquoi m’avoir sauvé ? »

Je reste stupéfaite mais une question me taraude :

– Et les maîtres ?

– Je leur ai montré le mot. Ils n’ont eu aucune réaction si ce n’est de me jeter dehors. Deux semaines après, une nouvelle fille est arrivée.

– Mais le viol n’est pas chose commune ? Ils m’ont garanti que tout serait fait selon mon consentement !

– Eux oui. Mais leurs invités ? Les connaissez-vous ? Vous avez vu que le BDSM n’est pas une chose commune et malheureusement certains pensent que parce qu’une femme n’a pas son mot à dire dans ce contexte, ils peuvent tout s’autoriser.

Je prends conscience de la dangerosité de cette pratique face à des inconnus.

« – Prenez le temps de vous remettre et aller aider les autres. »

Elle sort et me laisse seule face à mes pensées. Monsieur entre à ce moment et je fonds en larme.

Il s’approche de moi et me demande :

« – Que vous arrive-t-il ?

Un pressentiment m’indique qu’il valait mieux que je mente :

– Je n’ai pas le moral ce jour. Le changement de vie est bénéfique mais je suis nostalgique.

– Voulez-vous un câlin ?

– Je veux bien Monsieur. »

Je me lève et plonge dans ses bras si réconfortants. Et j’avoue que cela me fait un effet fou. Il glisse ses mains jusqu’à mes fesses et immédiatement, mon envie naît. Je lève la tête et il m’embrasse avec fougue.

Il m’installe sur la table, sors son sexe et me pénètre tout en continuant à m’embrasser. Je prends appui sur mes mains et vit ce moment pleinement. Je sens encore son odeur, son envie, ses caresses, ses baisers…

Rien qu’en l’écrivant, j’aimerais tant qu’il soit là pour recommencer. Cette fois, il ne cherche rien, il fait des va-et-vient de plus en plus forts motivés par mes gémissements. Je le laisse faire mais réclamant sa bouche à tout instant.

Le moment est intense mais malheureusement ne dure que quelques minutes. Il continue encore de me baiser et je sens son regret quand il éjacule en moi. N’ayant pas encore joui, il continue encore un peu jusqu’à l’obtention de ma jouissance.

Nous restons ainsi quelques secondes et commençons à rire. Il se retire et nous nous rhabillons :

« – Je sais que vous aviez bien plus besoin de réconfort que de sexe. Je suis désolé.

– Ne vous excusez pas. Vous n’imaginez pas combien cela m’a fait du bien.

– Sûr ? Car vous n’alliez pas bien quand je suis arrivé.

– Oui, cela passera. On m’attend. Je ferais mieux d’y aller. »

Je repars joindre les autres. Mais entre cette histoire horrible, ce réconfort particulier et moi en train de nettoyer des canapés où se sont passés ces choses, je me sens bizarre.

Une partie de l’équipe dont Anna vont aller boire un verre après le travail. Je me dis que c’est une bonne idée et je les accompagne.

Mais Anna lit en moi comme un livre ouvert :

– Madeleine t’a parlé du viol, n’est-ce pas ?

– Oui et j’avoue que j’ai du mal à me dire que leurs invités soient ainsi.

– Ce qu’elle omet quand elle raconte l’histoire, c’est la suite.

– La suite ?

– J’étais présente à ce moment-là. Le mercredi qui a suivi l’incident, un homme est venu. Je n’ai pas pu m’empêcher d’espionner. J’ai su après coup que nous avons été nombreux à observer ce qui se passait à cause des cris. Il est entré dans le bureau. Par un trou caché, tu peux voir tout ce qui se passe. Ils l’ont mis à nu lui faisant croire à un jeu sexuel. Ils lui ont attaché les mains dans le dos. Monsieur lui donnait des coups de poing violents et Madame le fouettait de toute ses forces. Lui criait, demandait pitié. Ils l’ont bien tabassé à tel point qu’il a fallu 2 hommes pour l’emmener jusqu’à sa voiture. N’étant pas là le samedi, nous supposons qu’il n’est jamais revenu. En parallèle, je sais que Monsieur et Madame ont payé les frais d’hôpitaux à leur charge et ont donné une belle somme d’argent à Isa.

Je ne sais que répondre. Au moins, ils ne cautionnent pas les viols :

– Pourquoi Madeleine ne raconte pas la suite ?

– Parce que ce n’est pas la seule fille à sortir de cette expérience cassée. Jamais au point de se suicider mais dépressive, triste et l’on voyait bien qu’elles ne la vivaient pas bien. Certes, d’autres l’ont très bien vécu et heureusement. Mais Madeleine voudrait que leurs jeux en tout cas avec les jeunes femmes s’arrêtent. Alors elles leur font peur pour les faire fuir.

– Et cela marche ?

– Pas avec toi en tout cas. »

Je souris car elle a raison. C’est vrai que jusqu’à présent, je me concentre essentiellement sur mon plaisir à découvrir ces jeux et les jouissances, c’est génial. Mais m’imaginer que de tels risques pouvaient exister, non.

Je me dis que j’ai envie de découvrir et de m’arrêter avant. Mais combien de filles se l’ont dit avant moi et sont allées trop loin ?

Anna change de succès et nous commençons à nous mêler de la conversation générale. Je remarque qu’un homme accoudé au bar me regarde. Lui plairais-je ?

Ne sachant ni que dire ni que faire, je reste dans mon groupe pour la soirée et rentre dans ce manoir.

Entendant la porte, Monsieur sort du petit salon et vient me voir :

« A vous voir, cela a l’air d’aller mieux ?

– Oui. J’ai bu un verre, en fait 3, avec les autres et j’avoue que cela m’a aidé à me détendre et à me changer les idées.

– Sachez que je ne veux vous veut aucun mal et je regrette pour cette après-midi. Je n’aurais pas dû abuser de votre mal-être.

– Ne vous inquiétez pas. Je le désirais et cela a été un moment agréable. Vous ne devez pas vous en vouloir.

– Très bien. Je vous souhaite une bonne nuit et sachez que Madame est en manque de vous. Alors, il est possible que vous soyez libéré de vos obligations demain après-midi.

– Ah ?

– Sachez que si vous n’en avez pas envie, vous pouvez aussi lui dire non. N’oubliez jamais cela. C’est important.

Après ce que je venais d’apprendre, je comprends mieux pourquoi il insiste sur mon consentement.

– Bien Monsieur. bonne nuit. »

Nous nous quittons ainsi. Lui retournant au petit salon. Moi dans ma chambre à te raconter ma journée. J’espère ne pas faire de cauchemar. Mais je sens que ma nuit ne va pas être simple.

Allez, je vais essayer de dormir.

Bonne nuit à toi.

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