Réflexion et questionnement


Réflexion / mardi, janvier 22nd, 2019

Partager mon expérience de soumise, c’est aussi partager mon ressenti entre 2 séances.

Lorsqu’avec mon maître, nous commençons à nous chercher par texto, mon cerveau a bien du mal à penser à autre chose. Des scénarios et des images issus de mon imagination émergent. Mon corps bien évidemment réagit et une date devient nécessaire.

D’autant que l’envie présente, je ne peux m’empêcher de chercher des images de soumission bien souvent une femme avec une laisse ou une chaîne dans des positions plus humiliantes les unes que les autres.

Vous m’auriez montré cela il y a 2 ans, j’aurais eu de la curiosité mais je n’aurais pas osé franchir le pas alors que maintenant je mouille rien qu’en les regardant.

Mais entre 2 séances, c’est autre chose. Aucune relation amoureuse sérieuse ne peut découler de mon maître.  Et pourtant, c’est ce que je cherche. Enfin, oui et non car en ce moment, je ne mets rien en œuvre pour.

La première question est puis-je le rencontrer alors que je me fais défoncer le cul comme une chienne de temps en temps ?

De même, je sais que si je me mets avec quelqu’un, j’arrêterai avec mon maître. Enfin, je crois. Car je me pose des questions si ce jeu de soumission devait s’arrêter.

Mais est-ce que je pourrais me passer de ces jeux de domination ? Le faire à tout bout de champ, je pense que cela ne me conviendrait pas. J’aurais besoin de tendresse et de le faire de temps à autre d’égal à égal.  Enfin, je crois.

J’ai peur que s’il n’y a pas de jeu, cela me manque. J’aurais joui et on aurait bien fait des choses mais j’ai peur de ressentir un manque. Et là, 2 solutions, soit je lui en parle et il accepte soit je prends un amant pour assouvir mes besoins

Le mieux serait un entre deux.

Et quand j’y pense, j’adore me faire avilir, humilier, être traitée comme un animal voire un objet.
Mais est-ce normal ? Moi qui aime bien tout raconter, je me retrouve à en parler ici. Aucune de mes copines ou amies ne pourraient comprendre. Même les plus ouvertes sur le sujet.
Et en homme, j’en ai peu proche de moi et j’ignore s’ils sont ouverts sur le sujet.

C’est pourquoi j’ai essayé d’échanger avec d’autres. Seulement, je suis tombée sur des sites où j’ai reçu nombre de demandes de la part de maîtres y compris ceux habitant à l’autre bout de la France et hors de ma tranche d’âge.  Cela a eu pour résultat de me faire fuir.

J’ignore si d’autres se posent des questions. Alors j’essaie de les ignorer.

Sur la question de l’amoureux, on verra bien le moment venu enfin s’il en arrive un.

Pour assumer, je ne l’assumerais jamais en public par peur du jugement. Alors je continuerais ici tant que j’aurais un maître même si on se voit peu. C’est aussi la raison pour laquelle je ne donne aucun détails pourvant être reconnue et encore moins sur mon maître qui aime la discrétion. Bien qu’il lise les articles publiés.

Je comprends que nous soyons dans une société ou la polygamie est plutôt malveillante. Et pourtant, de nombreuses personnes ont un amant ou une maîtresse. Nous sommes dans une société où les plaisirs sexuels sont tabous et nous jugeons les autres.

Pourtant, je découvre que le BDSM est bien plus répandu que je ne le croyais même si la majorité des pratiquants font attention à leur anonymat. Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué du moins dans une version plus forte qu’être attaché ou bandé, on ne peut deviner le plaisir qui en découle.

Bien sûr que j’éprouve du plaisir quand je fais l’amour à un homme en tant qu’égale. Mais je trouve le plaisir plus puissant et plus intense quand je suis soumise à un autre. C’est différent mais plaisant.

J’ai aussi découvert via le BDSM qu’il est possible de coucher avec une autre personne que celle pour qui on a des sentiments sans que cela puisse pâtir la relation amoureuse. Le sexe et l’amour sont des notions bien différentes.  Bien sûr, elles sont associées quand on est amoureux.

Mais je peux comprendre que l’on puisse coucher avec un autre en étant amoureux/se d’un autre. C’est assez surprenant alors que je prône la fidélité. Et pourtant, si mes envies de soumission reviennent et que mon partenaire du moment ne s’y prête pas, prendrais-je un amant.

Je pose ces questions car j’ignore si d’autres pratiquants ont les mêmes. Quand bien même, je pense que personne n’a les réponses. Il faut juste trouver son équilibre.

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