Relation D/S en BDSM

Qu’est-ce qu’une femme soumise ? (Les hommes soumis existent aussi et cet article leur est valable aussi)

Après recherche sur mon ami Google, je suis navrée de constater qu’il n’y a pas vraiment un site ou un blog qui le définisse. J’ai pu trouver quelques notions par-ci par-là que je me permets de reprendre et de regrouper dans cet article.

Soumise et BDSM

Lorsque l’on parle de soumise, cette notion est souvent associée à celle du BDSM.

Et pourtant, les 2 notions ne sont pas obligatoirement liées.

Repartons des bases :

Définition du verbe « Soumettre », d’après le Larousse : « Placer quelqu’un dans la dépendance, sous le pouvoir, la domination de quelqu’un »

Définition du « BDSM », d’après l’internaute : «  Ensemble de pratiques sexuelles faisant intervenir le bondage, les punitions, le sadisme et le masochisme, ou encore la domination et la soumission »

Ma conclusion des définitions issues du dictionnaire :

« Une femme soumise se place sous la domination de quelqu’un »

  • Elle se place volontairement sous la domination d’une personne communément appelé « Maître », « Monsieur », « Dominant »
  • Une soumise n’est donc pas soumise à la terre entière comme bon nombre d’hommes peuvent le penser

La soumission est liée au BDSM car la soumission fait partie de ces jeux. Mais rien n’oblige une soumise à exercer toutes les pratiques sexuelles liées au BDSM. C’est elle (et non son Maître), qui, finalement décide des règles et des pratiques.

Toute comme c’est la femme soumise qui choisit son Maître et non l’inverse.

Dans la majorité des cas, un Maître a une ou plusieurs soumises comme une soumise a un seul maître. Ce n’est toutefois pas une vérité absolue. Il m’est arrivé d’avoir 2 Maîtres différents pendant une courte période.

Qui peut être soumise ?

Tout le monde ne peut pas l’être. Il faut accepter de franchir certaines barrières qui ont pu être instaurées par l’éducation, la société ou les croyances.

Une soumise doit accepter d’obéir aux ordres de son Maître. Quand je parle d’obéir, ce n’est pas non plus sans qu’elle ait son mot à dire.

Beaucoup croit qu’une soumise est une femme passive, qui se réveille, qui agit ou qui parle uniquement sur ordre. C’est entièrement faux sauf si c’est la volonté du maître et de la soumise.

Une soumise peut être une femme de caractère qui peut imposer et décider les jeux pour elle et son maître.

Une soumise est intelligente. Car même si elle obéit, en général, un maître attend d’elle qu’elle devance les désirs de ce dernier ou le surprend.

Par ex : si un maître omet de donner des ordres sur sa tenue, elle doit pouvoir choisir elle-même la tenue qui pourra plaire à son maître

Une soumise a le droit de rabrouer toute personne qui la traite en tant que tel sans en avoir le droit. Pour tous, elle est une femme comme les autres. Elle n’est soumise qu’aux personnes qu’elle a choisi.

Définition d’un Maître

Maitre, est le terme utilisé dans le BDSM (domination ou sadomasochisme) pour désigner celui qui guide, éduque une soumise à son service.

Autrement dit, un Maître doit être à l’écoute des envies, des désirs de sa soumise. Tout comme il doit pousser la soumise à dépasser ses limites.

Attention, la soumise a le droit ne pas vouloir en franchir certaines, c’est la raison pour laquelle un Maître doit être à l’écoute.

La relation entre un Maître et une soumise

N’est pas maître qui veut et n’est pas soumise qui veut.

Un maître est un homme qui aime les pratiques BDSM et qui souhaite initier ou guider une soumise.

Une soumise est une femme comme les autres qui souhaitent simplement se laisser aller et se laisser guider par un maître.

J’ai bien parlé d’Homme et de Femme. Chacun a son vécu, son caractère, ses affinités.

Lorsque les 2 personnes se rencontrent une affinité, un respect mais aussi une confiance s’instaurent. Il ne faut pas non plus négliger l’aspect communication.

Si l’un des quatre éléments est manquant, la relation ne peut qu’échouer et ni l’un ni l’autre.

 Vous me direz que c’est la base de toute relation. En effet, se soumettre à un homme est considéré comme une relation. C’est une histoire avec un début, un milieu et souvent une fin.

L’affinité

Comment voulez-vous qu’une femme se soumette à un homme qui ne lui plaît pas ?

Comment un homme peut prendre du plaisir à soumettre une femme qui ne lui correspond pas ?

Certes, c’est possible mais bien vite, l’ennui viendra, mettant rapidement fin à la relation.

Le respect

Lorsque les personnes ne connaissent pas le milieu (comme c’était mon cas il y a quelques années), nous imaginons le BDSM où il y a en partie de la violence.

Alors c’est vrai, comment parler de respect lorsqu’une femme se laisse clairement mettre des baffes, fesser ou recevoir le fouet ?

Et pourtant, je n’ai jamais connu autant de respect de la part de mes maîtres que par les hommes rencontrés auparavant.

Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une relation dans laquelle la soumise le fait volontairement.

Tout acte ou toute pratique faits entre eux est donc accepté par les 2 parties.

Si un acte ou une pratique est refusée par l’un ou par l’autre, il convient de respecter le choix et de passer à autre chose.

Si tel n’est pas le cas, fuyez, car cela ne s’appelle plus du BDSM mais d’une agression voire d’un viol.

La confiance

Une soumise peut selon ses envies accepter d’être attachée, bandée, privée de liberté voire être partagée à d’autres personnes.

Croyez-vous qu’elle peut le faire lorsqu’elle n’a pas confiance ?

Vous laisseriez-vous bander les yeux sans savoir ce qu’il va vous arriver par une personne inconnue ?

Une soumise pour se laisser complètement aller doit pouvoir compter sur son Maître en toute circonstance. Elle doit pouvoir être rassurée sur le fait qu’il ne pourra jamais rien lui arriver même quand elle est attachée et bandée.

Alors pensez-vous que cela soit possible sans confiance ?

La communication

La communication est primordiale à tout moment de la relation.

Lorsqu’une soumise rencontre un Maître potentiel, ces derniers doivent discuter de leur vision du BDSM. Il existe de nombreuses pratiques qui peuvent se pratiquer à différents niveaux.

Ainsi, si la vision du BDSM n’est pas la même pour les deux, l’un des deux, comme dans toute relation peut se retrouver frustrer. Autant ne pas commencer ce genre de relation.

Par contre, lorsque la relation débute, il y a 2 règles fondamentales :

  • Discuter des limites infranchissables : Le maitre et la soumise doivent le respecter même si ces limites peuvent évoluer au même rythme que la relation
  • Du « Safeword : C’est le mot que la soumise peut prononcer à tout moment pour arrêter la séance. Lorsque ce mot est prononcé, le maître doit stopper toute pratique et libérer sa soumise de toute contrainte éventuelle. Si elle est attachée, il doit la libérer.

Souvent, en BDSM, nous parlons de contrat. Il est vrai que dans 50 nuances de Grey, le contrat est écrit. Toutefois, ce contrat peut être verbal ou non formulé.

Peu importe, du moment que la vision du BDSM, les limites et le Safeword ont été définis clairement.

Attention, si le Safeword est prononcé mais que le maître insiste, il ne s’agit plus d’un jeu mais d’une agression.

Pendant la séance, malgré ce que l’on pourrait croire, la communication est présente. Même si une soumise est bâillonnée, elle s’exprime soit par son corps soit par ses cris et/ou gémissements.

C’est au Maître d’être à son écoute et même si elle ne dit pas le safeword, le mot « Non » reste présent et n’est pas négligeable surtout si la soumise insiste et le fait comprendre.

Si le Maître continue, c’est encore une fois une agression.

Enfin, après la séance, il est important de débriefer entre le Maître et la soumise. Cela permet non seulement de savoir ce qui a procuré du plaisir ou non et donc de définir des pratiques à reproduire ou à éviter. De même, des idées peuvent surgir, de nouvelles envies peuvent émerger…

Ainsi, les pratiques pourront évoluer et éviter à cette relation de rester dans la routine.

Ce qu’il faut retenir :

Une soumise ne l’est que vis-à-vis des personnes qu’elle a choisi et qu’elle peut nommer « Maître », « Dominant », ou « Monsieur »

Pour qu’une soumise se soumette à un Maître, une relation se basant sur l’affinité, le respect, la confiance et la communication

Une soumise est une femme possédant souvent du caractère et une intelligence.

Elle est loin d’être passive dans un coin en attendant un ordre de son maître pour bouger ou parler.

Ne soyez donc pas étonné si elle répond à tout autre homme la traitant de soumise alors que rien n’a été défini entre eux.

Un Maître est un guide respectant les envies exprimées par sa soumise et non l’inverse.

Un homme qui prétend assouvir ses envies par une femme « soumise » sans respecter les siennes n’est pas un maître. Il ne s’agit pas non plus d’une relation BDSM. Sauf si cela a été défini entre eux comme tel.

En conclusion, contrairement aux idées reçues, c’est la soumise qui :

  • Choisit son Maître
  • Mène les jeux de soumission
  • Décide des limites à franchir ou non

Le maître ne fait finalement que la guider vers les envies et désirs de cette dernière.