06 – Le statut « Soumise » et les « 12 règles d’or »


2020, Relation BDSM / lundi, novembre 2nd, 2020

Suite à 2 conversations, je me pose la question de Suis-je une vraie soumise

La première, c’est suite à la publication de mon article sur la séance avant le 2ème confinement. Une femme est venue me trouver et me raconte qu’elle n’a rien vu du domaine de la soumission. Presque pour elle, une femme qui est à genoux, qui caresse son visage avec la bite, qui obéit à des ordres, c’est une relation « Vanille ».

Elle m’explique qu’elle est une femme libre mais dès que son maitre est à la maison, elle se mets entièrement à sa disposition et doit demander l’autorisation si elle souhaite faire une chose ou une autre. Elle se donne corps et âme. Une soumise qui ne se donne pas entièrement, n’en est pas une selon sa vision.

La seconde, un maître me traite de « fausse soumise » parce que je ne connais pas par coeur les 12 règles de soumission et surtout que je ne les respecte pas toutes.

Alors j’ai joué mes curieuses, vous trouverez par la suite :

  • Ces fameuses 12 règles commentées selon ma vision
  • L’origine de ces règles
  • La conclusion

Je tiens à préciser qu’ici, je partage ma vision du BDSM et que je ne prétends absolument pas que ma vision est celle qui fait foi. Tout comme j’ai conscience qu’il peut exister des relations qui respectent stricto census ces règles.

Les 12 règles d’or de soumission

Ce n’est pas moi qui les nomme ainsi. En noir, ce sont les règles. En couleur, mes commentaires

1. LES YEUX BAISSÉES EN MA PRÉSENCE, TU CONSERVERAS.
La soumise s’efforcera de ne jamais croiser le regard de son Maître, celle-ci étant indigne de porter le regard sur lui. Les exceptions autorisées par le Maître devront être perçues par la soumise comme une récompense dont elle n’est pas digne. Elle s’imposera donc de conserver les yeux à terre sitôt le Maître en sa présence. Cette disposition aura pour effet de lui rappeler, si besoin en était, son statut intrinsèque de soumise.

Je connaissais cette règle et j’avoue l’avoir pratiqué avec le premier maître. Je ne le fais pas avec Monsieur Yannick car d’une, ce n’est pas naturel pour moi et surtout de ne pas regarder quelqu’un dans les yeux est un manque de respect. Selon ma vision, il existe plusieurs niveaux de soumission et même de l’esclavage. Dans tous les cas, pour moi, c’est inconcevable.

Surtout lorsque c’est indiqué que si jamais elle le regarde, elle doit se trouver indigne. je comprends le fait que ce soit humiliant et donc excitant. Du coup, selon ma vision du BDSM, il s’agit plus d’un comportement d’esclave que de soumise.

2. JAMAIS MES DÉCISIONS TU NE CONSTESTERAS.
La soumise ayant toute confiance en son Maître s’en remet donc intégralement à lui et en son jugement. Ce qu’il fait ou dit est vérité universelle. Dans le cas d’incompréhension d’une intention du Maître, la soumise acceptera sans rechigner ni tergiverser de se prêter aux exigences du Maître. Puisque la soumise a confiance en son Maître, ce qu’il entreprend ne peut l’être que pour le bien de la soumise et son plaisir à lui.

Sur ce point, je n’ai rien à redire. Dans mon cas personnel, je sais que Monsieur Yannick me consulte avant toute décision. Toutefois, il le sait fort bien, je joue avec cette règle mais bien sur, je finis toujours par obéir. Car il en faut pas oublier que si je n’obéis pas ou que si Monsieur Yannick n’use pas de sont autorité, ce n’est plus une relation de soumission.

3. JAMAIS LES JAMBES TU NE CROISERAS.
De façon à être ouverte en permanence, la soumise s’interdira de se tenir les genoux serrés et à plus forte raison, les jambes croisées. Dans le même esprit, la soumise tiendra son sexe, son anus et ses aisselles, exempts de toute pilosité incongrue, sauf si le Maître apprécie une toison à l’un ou l’autre de ces endroits. De même le port de sous-vêtements sera proscrit sauf si le Maître en exprime le désir. Il pourra à loisir autoriser le port de soutien-gorge et culotte, ou l’un des deux, ou aucun.

Avant Monsieur Yannick, je ne connaissais pas cette règle en tout cas pour les jambes croisées car j’ai vraiment le réflexe de les croiser.

Concernant le port de sous vêtements, je trouve cela abusé. Non pas que je sois forcément contre mais nous pouvons avoir une vie sociale, familiale ou professionnelle qui nous oblige à en porter. D’autant qu’il ne faut pas oublier que pour certains hommes, voir une femme provocante (donc sans sous vêtement), est une invitation à la séduction ou elle peut être mal vu.

Je sais que pour ma part, avec les transports en commun, je préfère éviter car j’ai peur d’attirer des hommes qui seraient bien loin d’être respectueux voire qui y verrait une invitation à une agression.

Pour ma part, je ne peux vivre sans sous vêtements surtout si je suis seule. D’autant qu’il existe de la lingerie sympathique et qui peuvent bien plus donner envie que d’être sans.

4. UNE ATTITUDE HUMBLE ET RESPECTUEUSE TU CONSERVERAS.
Pour bien manifester sa soumission, l’esclave adoptera constamment un ton et un comportement respectueux pour s’adresser au Maître. Ainsi les paroles seront judicieusement choisies, ne seront jamais agressives, et encore moins ne manifesteront à aucun moment un quelconque énervement ou signe d’impatience. Il est évident que le mode impératif pour s’adresser au Maître, est proscrit. Dans le même esprit, le port de bijoux se fera de manière non ostentatoire. La soumise s’efforcera de se positionner en permanence en retrait de son Maître. Elle observera aussi d’être toujours à un niveau inférieur à lui, sur le plan physique. Ainsi lorsque le Maître est assis, la soumise s’assoira à ses pieds, et ainsi de suite.

Alors de soumise, on passe à esclave ??? De ce que je sais, une soumise et une esclave n’est pas la même chose. De ce fait, cette règle ne me concerne pas puisque je suis soumise. Youpi une de moins

5. A CHAQUE INFRACTION, PUNITION TU ACCEPTERAS ET MÉRITERAS.
Bien évidemment le Maître conservera un oeil critique et attentif aux faits et gestes de sa soumise. Il peut arriver qu’une faute ou erreur de comportement liée à son statut soit commise par la soumise. Mais le Maître peut aussi volontairement laisser croire à sa soumise que la faute n’a pas été relevée, afin de vérifier l’intégrité du respect de cette règle. La soumise devra donc dans les plus bref délais, informer son Maître de toute inconduite dont elle aurait pu se rendre coupable, et en réclamer la juste punition.

Cette règle, je ne la connaissais pas. Toutefois, quand je commets un impair, je préfère ne rien dire plutôt que d’avoir la punition. D’autant qu’en général, ce sont les twittos et Monsieur Yannick qui a toujours le dernier mot qui décident de ma punition éventuelle.

6. TON TEMPS LIBRE À MON PLAISIR ET MON BIEN ÊTRE TU CONSACRERAS.
L’esclave devra consacrer l’essentiel de son temps à se dévouer comme il se doit à son Maître. Elle s’inquiétera en permanence du bien être de son Elu, s’attachant à servir celui-ci comme son statut de servante l’y oblige. Ainsi, à table par exemple, elle devra veiller à ce que le Maître ait toujours son verre plein, du pain à disposition. Elle le servira des meilleurs morceaux, ne conservant pour elle que les restes que celui-ci consent à lui laisser. Si l’envie lui en prend, le Maître fera prendre sa pitance à son esclave, dans une gamelle, à genoux à ses pieds. Voire même lui jeter de temps à autre un os à ronger, le plaisir d’une soumise étant d’être avilie, rabaissée au rang d’animal de compagnie que le Maître peut indifféremment caresser ou repousser d’un coup de pied.

Encore une fois, cette règle s’applique à une esclave, ce que je ne suis pas. Ouf. Par contre, avec notre vie actuelle, le quotidien, j’ai du mal à imaginer que l’esclave ne pense pas aux tracas financiers, corvées …

7. IRRÉPROCHABLE ET PARÉE TOUJOURS TU SERAS.
L’esclave veillera à être en permanence désirable pour son Maître. De ce fait elle s’abstiendra de se présenter à Lui en tenue négligée, mais au contraire s’efforcera de paraître toujours sous son meilleur jour. Dans le cas où les obligations familiales s’opposent à ce précepte, l’esclave s’en excusera immédiatement auprès du Maître, et fera en sorte de remédier très rapidement à cette situation inacceptable.

On parle encore d’esclave. Tant mieux. Mais sincèrement, quand une esclave fait du sport, il convient qu’elle ait une tenue confortable. D’autant qu’elle sue. Alors, elle ne doit pas suer pour être irréprochable ?

Bref, j’ai du mal à imaginer qu’une esclave le soit « toujours »

8. PAR MENSONGE OU OMISSION, LA VÉRITÉ TU NE TRAVESTIRAS.
Il est hors de question de tolérer tout manquement à cette règle. En aucun cas, la soumise ne devra dissimuler, ou travestir la pure vérité à son Maître. Quelque soit la gravité des faits, ou paroles incriminées, la soumise devra en informer immédiatement son Maître qui jugera en toute équité du bien-fondé et de la dureté de la punition méritée..

Je suis une personne honnête et sincère. je ne connaissais pas cette règle mais je l’applique déjà.

9. TOUTES TES TENUS IMPOSÉES AVEC FIERTÉ TU PORTERAS.
Le jeu de Domination/Soumission ne se cantonne pas (ou ne devrait pas se cantonner) aux seules soirées organisées. Si la soumise est sincère, elle vivra sa soumission à chaque instant. Elle portera sur elle les marques de son appartenance et de sa condition. Le collier de cuir muni d’un anneau pour accrocher une laisse semble le plus indiqué en la matière. Visible de tous, il peut être suffisamment décoratif tout en étant relativement explicite et laisser planer le doute. Ce qui ajoutera à la confusion de la soumise et la maintiendra en état d’esclavage. Il pourra demander à sa soumise, pour son plus grand plaisir, de sortir court vêtue, et d’arborer un décolleté provoquant afin d’offrir le spectacle de son corps à des inconnus, dans les lieux et circonstances qui plairont au Maître. Il restera en permanence organisateur et bien sûr, garant de la sécurité de la soumise, dans ces jeux d’exhibition.

Monsieur Yannick ne cesse de me le répéter mais j’ai bien du mal.

Toutefois, une phrase me choque : « Ce qui ajoutera à la confusion de la soumise et la maintiendra en état d’esclavage ». On parle de soumise ou d’esclave car ce n’est pas la même chose ni les mêmes liens.

10. AVEC QUICONQUE DANS NOS JEUX MÊME COMPORTEMENT TU ADOPTERAS.
Le Maître peut prêter ou louer et à l’extrême, vendre ou donner sa soumise à qui bon lui semble. Dans ce cas, ce que fait ou dit le nouveau bénéficiaire a, aux yeux de l’esclave, exactement la même valeur que si ces gestes et paroles émanaient du Maître. La soumise devra donc exécuter avec le même entrain et la même ferveur, les demandes du nouveau Maître.

Je comprends et accepte cette règle. Même si encore une fois, il y a confusion entre esclave et soumise.

11. DE TON CORPS, JAMAIS AUCUN ACCÈS TU NE ME REFUSERAS.
Puisqu’une soumise est ravalée au rang d’objet sexuel, le Maître peut se servir d’elle à sa guise, quand bon lui semble. La soumise dormira donc nue. Ce qui facilite l’intromission du Maître pendant la nuit, si l’envie lui en prend. Elle sera de temps à autre attachée dans une position pas trop confortable, mais laissant ses différents orifices à portée de son Maître. L’introduction de divers objets peut être envisagée, pour le plaisir du Maître de savoir son esclave ainsi possédée en permanence. Par contre, il est expressément accepté par la soumise qu’aucun plaisir sexuel, que se soit par la masturbation, par une ou un autre partenaire, n’est acceptable sans le consentement et même plus, sans qu’il ne soit de l’initiative du Maître. Les jours de menstrues de l’esclave, celle-ci en informera son Maître et maintiendra son orifice anal lubrifié par un produit adéquat, de façon à ce que celui-ci soit pénétrable à chaque instant sans effort pour le Maître. Il pourra ainsi disposer indifféremment de la bouche ou de l’anus de sa soumise tant que celle-ci sera indisponible vaginalement. Bien sûr, si le Maître prend plaisir à posséder sa soumise durant cette période il pourra en disposer à sa guise, et cela, même si l’esclave goûte peu les pratiques sexuelles lors de ses jours d’indisposition.

Là encore, on parle de soumission ou d’esclavage ? D’autant qu’on parle de dormir sans cesse nue, je ne dis pas le contraire mais quick quand elle est malade ou a froid ? Et imaginons qu’il y a du monde à la maison et qu’elle doit aller aux toilettes en pleine nuit ?

Bref, encore une fois, c’est une chose qui me semble difficile à accomplir en tout temps et toute nuit.

Sans compter qu’on parle de plaisir anal. Mais de ce que je sais toutes les soumises n’aiment pas forcément ce plaisir. Donc cette règle insinue qu’une soumise doit forcément accepter le plaisir anal.

12. DE TES PUNITIONS, TOUJOURS TU ME REMERCIERAS.
Le Maître disposera intégralement de sa soumise. Il pourra tout à loisir s’amuser avec son corps aussi bien qu’avec son esprit. Ainsi, s’il lui prend l’envie de faire subir un châtiment corporel à la soumise, il n’aura pas à s’en justifier. A plus forte raison, si la soumise a failli à l’une des obligations afférentes à son statut. La soumise s’obligera à remercier le Maître de l’attention qu’il a bien voulu lui porter lors de cette punition. De même il pourra à discrétion la faire dormir dans un lieu de rétention, dans des conditions minimales de confort. Ce dont la soumise remerciera également.

Cette règle est important pour Monsieur Yannick. J’ai bien du mal mais heureusement, je suis rarement punie.

Quand je lis ces règles, déjà, aucune distinction n’est faite entre soumise et esclave pire, les 2 notions sont mélangées. Je peux comprendre l’idée de ces règles et me doute que certains couples, relations tendent à respecter l’ensemble de ces 12 règles mais c’est le mot « toujours » dans plusieurs règles qui me gêne.

Alors si vous respectez en tout temps ou en toute heure ces règles, je serais enchantée d’en discuter avec vous.

Mais la question qui me vient par la suite, d’où viennent ces règles qui feraient foi ?

L’origine de ces 12 règles d’or

Jusqu’à ce jour, de ce que j’ai appris du BDSM, c’est que les règles étaient fixées entre un maître et sa soumise par un contrat (qu’il soit implicite ou explicite, oral ou écrit).

Là-dessus, j’insiste. Sanas savoir si les visions du BDSM sont les mêmes, sans savoir si les envies et les désirs ne sont pas réciproques, ne vous lancez pas dans cette aventure.

De ce fait, pour moi, il n’existait aucune Bible du BDSM puisqu’en gros, chacun fait à sa sauce.

Aujourd’hui, découvrant ces 12 règles, je me suis posé la question, qui a pu définir et surtout comment ces règles sont apparues.

Alors voilà, ce que j’ai trouvé. Ces règles sont apparues du jour au lendemain sur internet et se sont diffusées en masse.

J’ai vu par la suite que 2 livres les reprennent et ont été publiés en 1999 et en 2002.

De ce que je comprends, c’est qu’en réalité, une personne /un couple a décidé un jour de ces 12 règles et qu’elles ont été diffusées en masse comme bon nombre d’informations sans citer la ou les sources.

La question qui peut se poser, c’est est-ce que l’auteur voulait les appliquer pour son compté ou voulait-il écrire des articles de loi dans le BDSM ?

Réponse que l’on aura jamais. Comme vous avez pu le lire auparavant, entre la confusion entre soumise et esclave, notre vie quotidienne actuelle, comment accepter des règles sans en connaitre la provenance ?

Je vais prendre un exemple extrême, c’est comme si demain, je diffusais l’information que toutes les femmes doivent porter une minijupe en tout temps et en toute heure. celles qui ne respecteront pas devront être réprimandées par ceux qui les verrait.

Cette information se diffuserait sans aucune source mais valider par des milliers de français, vous le feriez ?

Bon, en fait pas sûr mais c’est ainsi que ces 12 règles ont été diffusées.

Attention, je ne dis pas qu’elles ne sont pas bien et qu’elles ne doivent pas être suivies. je dis juste que vous suivez des règles sans en connaitre la provenance.

Maintenant, j’en comprends et accepte certaines. D’autres me choquent.

Selon ma vision du BDSM, ces règles sont une utopie vers lesquelles un maître et son esclave peuvent tendre mais en aucun cas une soumise.

Toutefois, je serais curieuse de savoir s’il existe un ou plusieurs couples qui appliquent stricto census ces 12 règles ?

Conclusion

Des personnes que je suis sur twitter et avec qui j’ai pu échanger, je n’ai connu qu’un couple qui tendait vers ces 12 règles.

Quant aux autres, elles sont comme moi, elles doivent appliquer certaines de ces règles mais certainement pas toutes.

Mais surtout, avec toutes les personnes avec qui j’ai pu échanger, il y a toujours eu un contrat (implicite ou explicite, oral ou écrit) expliquant les règles à appliquer et qui ont été acceptées par les 2 parties.

Pour ma part, c’est plutôt un contrat oral qui évolue en fonction du temps, des pratiques, des désirs…

Je sais que j’ai pu critiquer ces règles mais encore une fois, je suis prête à échanger avec tout couple qui applique ces règles. Quand je parle d’appliquer, c’est une femme qui est toujours à un niveau inférieur, qui marche en retrait de son maitre et qui est en tout temps et toute heure désirable par exemple.

Je le redis, je ne fais pas foi dans le monde BDSM, c’est ma vision, c’est mon blog et j’admets toujours mes erreurs. J’avoue que je serais bien contente et reconnaissante si un couple se manisfestait.

Mais revenons à la question initale : Suis-je une soumise ?

D’après ces règles, il semblerait que je tends vers cela.

D’après Monsieur Yannick, oui.

D’après un maître qui, selon ses dires, respecte ces règles, je ne le suis pas encore tout à fait.

D’après cette femme qui se donne corps et âme, non.

Bref, je ne sais plus qu’en penser si ce n’est qu’en réalité, on s’en fiche. Ce n’est qu’une étiquette.

Le principal est que je prenne du plaisir comme bon me semble avec le ou les partenaires qui acceptent de partager mes pratiques.

Alors si vous découvrez le BDSM, l’important est que le maître et sa soumise soient en adéquation avec les règles qui s’imposeront dans leur relation. Peu importe au final que ce soit ces 12 ou d’autres. L’important est que chacun s’y plaise.

Note : j’ai su après la rédaction de cet article que ces 12 règles ont été rédigées par un couple pour leur couple. Ils n’ont jamais eu la prétention d’en faire la Loi du BDSM

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9 réponses à « 06 – Le statut « Soumise » et les « 12 règles d’or » »

  1. Il y a plusieurs origines effectivement, j’aime ta facon detaillee de couvrir le sujet et aussi de mettre tes commentaires.
    Personnellement j’ai toujours etablit un contrat avec des regles pratiques. Et je le fais toujours dans la transparence avec des commentaires de lla part de la soumise et aussi des ajustements car il n’existe pas une seule forme de soumise, chacune a ses particularites.
    Cela m’interesserait de voir si tu aimerais partager sur le sujet, avec ton maitre yannick bien entendu.

  2. Sur la regle #3, tu ne commentes pas sur la pilosite 😉
    Je pense que pour les regles sur les sous-vetements, cela ne me semble pas incompatible, j’ai cette regle dans mon contrat standard: « 2.1 Le Maître s’engage à tenir compte dans ses exigences des obligations familiales, professionnelles et financières de sa soumise. » Et donc le maitre a le droit de t’imposer de ne pas porter de culotte si bon lui semble mais toujours dans le respect de la regle 2.1.

    1. Bonjour, je peux l’accepter dans la mesure où c’est une règle qui a été acceptée par la soumise et le maître.
      Mais cette règle sous entend que parce que je me permets de mettre des sous vêtements comme bon me semble, je ne suis pas « soumise ». Et c’est cela que je conteste. Le fait de sous entendre qu’une sous mise est forcément en tout temps toute heure sans sous vêtements.
      Je ne suis pas rentrée dans la pilosité car là aussi, je pense que c’est un accord à trouver entre le maître et la soumise. Mais ce n’est pas parce qu’il y a un moment (pour diverses raisons), la soumise n’a pas pu prendre soin d’elles qu’elle n’en ait pas moins soumise.
      D’une manière globale, je conteste ces règles dans le sens où elles sous entendent définir ce que doit faire obligatoirement une soumise alors qu’en définitive, il suffit que le maître et la soumise se mettent d’accord. ce n’est pas parce que l’une de ces 12 règles n’est pas appliquées que la relation D/S n’existe pas

      1. Clairement tu as raison, le dernier mot revient au Maitre. Je suis plus adepte de définir des règles qui sont acceptées et ensuite les fondamentaux sont basés sur ces règles. Je suis pour ne pas nécessairement discuter mais explorer doucement, et interpréter les réactions pour guider la soumise vers sa prochaine étape.

        Je suis un fervent défenseur que la soumission est un apprentissage permanent dans l’improvisation plutôt qu’un livre avec des chapitres bien définis dont le plan a été discute en détails. D’où le besoin de définir les règles d’écriture.

        Et donc a part quelques domaines ou les deux ne sont pas prêt a s’aventurer, le reste est ouvert a l’exploration.

      2. Bien évidemment la relation entre le/la Maitre(sse) et le/la soumis(e) est quelque chose d’unique, où le départ commence souvent sur les mêmes bases et l’appétit d’apprendre ou des-apprendre dicte les étapes dans la vie de soumis(e)

        Donc il serait comme tu le dis idiot de dire que si une des 12 règles n’était pas respectée alors la soumise ne serait pas soumise 😉

        je suis un adepte d’un contrat expliqué, discuté et mutuellement accepté (Le mien comporte 35 déclarations regroupées en 7 groupes: Déclaration Préliminaire, Clauses Communes, Droit et Obligation du Dominant, Droits et Obligations de la soumise, Le contrat BDSM Impose, Safeword et Dissolution)
        Assujettis d’une quinzaine de règles
        Autant le contrat est relativement commun a toutes les soumises alors que les règles sont beaucoup plus personnalisées

  3. Sur la regle du plaisir anal, je dirais qu’il est preferrable d,ecrire des regles comme

    2.3 Le Maître se doit de respecter les limites physiques de sa soumise lorsqu’Il l’initie à de nouvelles pratiques.
    2.4 Le Maître se doit de se tenir informée de l’état physique et psychologique de sa soumise et à en tenir compte lors de ses pratiques.

    Je ne vois rien qui parle de safeword dans cette liste car plutot que de definir des limites qui vont evoluer avec l’education de la soumise, il est preferrable de definir un safeword qui permet a la soumise d’indiquer sa limite et d,en discuter mais de laisser aller le maitre vers de nouvelles exploration lorsque le moment opportun

    1. Je suis d’accord avec vous. Pour précision, ces règles sont trouvables sur internet et ne sont aucunement les miennes. D’autant que je les réfute. les règles sont à fixer entre le maitre et la soumise. Ces 12 règles doivent être prises comme exemple et à compléter / modifier / supprimer en fonction des 2.
      Vous soulignez un pont important, et je suis d’accord avec vous que le mot de sécurité est primordial.
      Même pire, dans certaines règles, il est stipulé que la soumise n’a le droit de rien refuser ou de contester.
      Or, c’est extrêmement dangereux. Car forcer une personne faire non consentante y compris dans une relation de domination est une agression.
      J’ignore les relations esclaves / maitre qui poussent la soumission à l’extrême et j’espère bien que le mot de sécurité existe quand même dans ce type de relation.

      1. Effectivement tu as un bon point, ces règles semblent être des règles plus d’esclave sexuelle que de soumise, et même si il y a des règles communes, il reste néanmoins que ces 2 rôles sont radicalement différents.
        Et oui une soumise a le droit de refuser et peut arrêter une séance à tout moment grâce à son mot de sécurité (Entre nous je suis assez inimaginatif et je trouve plus simple d’utiliser Red (pour stop) et Orange (pour ralentir)), il faudra qu’elle se justifie bien entendu mais le Maitre se devra d’une d’arrêter et de deux de l’écouter.

  4. Je trouve aussi qu’une certaine obédience a peut-être inspirées ces règles notamment lorsqu’on connait la traduction de soumission dans une certaine langue….. (on se comprend et j’ai censuré le smots qui peuvent choquer car ceux qui seraient choqués ne sont pas bien inspirés par ces règles)

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