Je souhaite vous prévenir que cet article sera légèrement différent des autres. A vous de me dire ce que vous en pensez.
J’ai mis ma robe bordeaux décolleté et minijupe. Le lush était le bienvenu ainsi que mon collier de chienne. Je n’avais pas vidé mon sac à jouet et l’ai pris avec moi.
Maître Yannick est toujours ravi de me voir mais également ma tenue ainsi que le respect de ses règles. Nous nous saluons comme habituellement avant qu’il n’ouvre ma portière et y installe la serviette.
Je m’assieds en relevant ma jupe en plein milieu de la serviette. Je dépose mes sacs. Maître fait le tour pour s’installer à sa place de conducteur.
Il prend la direction de notre petit coin tranquille. J’attends patiemment qu’il vienne m’ouvrir avant d’ouvrir la porte arrière. Je fais alors ce que je vous ai dit lors du dernier récit : je monte à quatre pattes sur la banquette arrière avant de prendre la position d’assise d’un chien. Mais je ne suis pas sûre qu’il en ait pris conscience. A lui de le dire.
Il fait le tour et une fois qu’il ait pris sa place, je lui demande l’autorisation d’enlever mes chaussures. Il m’y autorise avant de me prendre dans ses bras pour un moment où sont mêlés tendresse, discussion et jeu avec mon corps y compris ma médaille.
C’est à partir de ce moment où je vais faire les choses autrement. Peu importe les pratiques, les jeux… Le plus important est surtout mon ressenti et ce qu’obtient Maître parce que je lui dois obéissance.
Son principal objectif et qui a toujours existé est que je prenne un maximum de plaisir tout en acceptant mon statut de soumission. Cette dernière est basée sur l’humiliation puisque plus je le suis, plus mon excitation est puissante. Je ne dis pas que je ne prends pas de plaisir sans humiliation mais il est moindre et différent. Toutefois, je ne peux pas être humiliée par n’importe qui. Seul celui à qui je le permet peut le faire.
Dans ce cadre, Maître m’ignore totalement tandis que je suis allongée sur lui, seins dénudés et avec un plaisir frustré dans le sens où il m’en a donné avant de stopper. Il regarde simplement son téléphone. C’est la deuxième fois qu’il agit ainsi afin de tester ma réaction dans une telle situation nouvellement humiliante pour moi. Du moins, c’est une possibilité.
Heureusement, cela ne dure que quelques minutes avant que Maître décide de jouer avec mon corps de telle manière à m’obliger à m’humilier. Ce soir-là, c’est par le gode noir que je réclame. Pas le choix, vu que je suis tenue de lui avouer toutes mes idées et envies.
A son ordre, je me mets à quatre pattes afin qu’il me l’insère. Si vous imaginez la scène, vous comprendrez aisément en quoi c’est humiliant. Mais, être dans une telle position dans une voiture, n’est pas celle où je suis la plus à l’aise. Je me retrouve à m’asseoir littéralement sur le gode noir, dos tourné à Maître qui n’hésite pas à faire des mouvements avec lui. Quand il reste immobile, c’est moi qui me frotte contre le gode noir. Je finis par m’allonger sur Maître lui donnant accès à ma médaille, mes seins, mon cou. Bref, que des parties qui ne peut qu’accroître le plaisir en plus du jouet qui me pénètre au plus profond de mon être.
Une autre idée me vient qui est bien plus humiliante (du moins selon ma perception), celle d’être sodomisée par ce jouet. Je m’allonge sur les genoux de Maître. rien que le fait qu’il soit au bord de mon anus me donne du plaisir. Mais, ce n’est pas que le gode. C’est le fait d’être allongée, soumise à la volonté de Maître qui respecte mon envie qui est d’être encore plus humiliée mais également de vouloir plus de plaisirs.
Le problème, c’est qu’une fois rentré dans mon anus, je ressens une douleur. Maître le retire instantanément mais pour mieux me pénétrer l’autre trou avec. Une fois le plaisir et jouissance obtenues ou plutôt quand Maître les juge suffisant, j’ai le droit de me relever mais en gardant le jouet en moi.
Assise à côté de lui, nous entamons une conversation et nous parlons de tout. C’est également un plaisir de discuter. Je n’en ai guère l’occasion surtout sur messenger. Avec lui, c’est tellement facile. Je le résume en trois lignes mais vous devez réaliser que cela a bien duré une bonne demi-heure. Et ce, sans blanc, sans tabou, sans problématique, sujets variés aussi bien de soumission, réseaux sociaux, éducation, film, série, actualité…
Il est vrai que ce qui est humiliant dans cette situation, c’est que mes seins sont à l’air, un gode en moi, mon collier de chienne et nous parlons comme si de rien n’était. Ce qui est certain, c’est que même si nous discutons de manière égale dans le sens où je ne suis plus Cookie, ni soumise mais seulement Lili, une femme, nous n’oublions jamais ni l’un ni l’autre mon statut. Il suffit d’un mot, d’une idée, d’une envie, d’un geste pour que Cookie revienne instantanément.
D’ailleurs, même si c’est l’heure de rentrer, Maître joue de nouveau avec le gode. Ce qui me fait redémarrer dans le plaisir. D’autant que je me courbe et avec le peu d’espace, je ne peux pas échapper à ce jouet qui me fait hurler et exprimer des gémissements qu’il m’a fait découvrir.
Dernières jouissances avant que Maître me ramène.
Sur l’instant, j’apprécie tout ce que je vis avec lui et prend à peine conscience du degré d’humiliation dans lequel je suis . Sauf quand lui en fait la remarque. Ce n’est qu’en repensant ou en écrivant la séance que la réalité m’apparaît. Bien que j’apprécie et suis demandeuse de tels moments, quand je suis à froid, cela me paraît bizarre que j’ai pu le faire voire les réclamer.
On dirait presque deux personnes et certainement la raison pour laquelle Cookie et Lili existent tout en étant quelque peu en contradiction. Cookie ne réfléchit pas, déclare ses envies, vis les moments, apprécie les plaisirs. Lili relativise, réfléchit, se pose des questions et se demande si elle a vraiment vécu ce qu’elle a vécu et si ces jeux ne vont pas parfois trop loin.
Le jour où Cookie et Lili ne seront plus en contradiction sera le jour où j’assumerais pleinement ma soumission.
