L'entrée du Moon City à Paris

Je procrastine à écrire cet article. Tout simplement parce que cela m’oblige à prendre conscience des envies que mon cerveau reptilien éprouvent mais que mon cerveau conscient a bien du mal à accepter. Je vous laisse le découvrir.

Mais cette séance commence mal. Je n’arrive plus à mettre la main sur mon collier de chienne afin de basculer ma médaille sur le collier public. De plus, quand Maître me siffle, je descends telle en catastrophe que j’ai oublié le Lush alors que j’ai la robe jaune, la culotte et le rosebud que j’ai depuis la veille en main.

Maître me dit bonjour et m’interdit de remonter pour aller chercher le Lush. Je lui indique qu’il me faut 2 minutes. Sans rire, il me dit vas-y. Je sais que si je dépasse le temps, j’aurais une punition. Je remonte en catastrophe, récupère le Lush et redescend aussi vite. C’est ainsi que dans la voiture, j’enfile le Lush.

Nous nous dirigeons alors vers une boulangerie afin qu’il puisse récupérer des cakes. C’est ainsi qu’il teste mon excitation avec le Lush mais aussi rien qu’en grattant ses ongles contre ma peau. Cela me fait frémir de plaisir ou émettre des gémissements. Mais, interdiction de jouir.

Ce jeu est accompagné d’une discussion sur la communication entre Hommes et Femmes.

De ce que j’ai retenu :

« Nous, les femmes entendons A, comprenons B et interprétons C alors que les hommes voulaient juste dire A car ils pensent A. »

De même, les hommes nous considèrent comme « un meuble Ikéa qu’il faut monter sans photo et avec une notice en chinois. »

Cela a également dévié sur moi et mon besoin de stabilité surtout dans mes relations sociales et mes sorties. Sauf qu’actuellement, je vis justement une relation dont j’ignore les tenants et aboutissants. Pour Maître, c’est une bonne chose tant que je n’en souffre pas et qu’elle ne devienne pas malsaine.

Moi, j’en ai conclu que je suis bien plus compliquée que ce que je pensais. Maître vulgarise en disant que je suis juste une femme.

Il s’arrête à la boulangerie et telle la chienne que je suis, je dois rester dans la voiture. J’en profite pour jeter un œil à mon téléphone. Maître revient au bout de quelques minutes et nous voilà partis pour le Moon.

La discussion continue et une impression que j’ai depuis quelques temps se confirme. Il me connaît bien mieux que moi. Mais, cela m’amène à réfléchir et à me poser des questions. Sur ma vie en général, ma manière d’être et que, finalement, cette demande de stabilité peut faire peur. Alors que tel n’est pas mon but. D’autant qu’une de mes appréhensions à provoquer justement ce que je ne voulais pas. Ah la la, j’ai encore du travail sur moi à faire.

Maître se gare et les choses se corsent. Je dois marcher dans la rue avec le Lush allumé. J’ai le sourire. Celui gêné qui veut dire que j’ai très envie d’exprimer mon plaisir sans pouvoir le faire. Maître le sait et s’en amuse. Pire, il en joue.

Nous montons au vestiaire et faisons notre petit rituel. Moi, nue, à genoux, déchaussant Maître avant d’embrasser ses pieds et lui enlever short et caleçon. Ma récompense, le prendre en bouche avec pour récompense une caresse sur ma tête et cette parole : « Bonne chienne. »

Il m’autorise à me relever. Nous mettons nos paréos. Je n’ai pas le droit de cacher mes seins, seulement le bas. A une époque, cela m’aurait vraiment mis mal à l’aise. Aujourd’hui, cela me paraît normal.

J’essaie tant bien que mal de boire un verre de jus de pomme. Je dois dire que c’est loin d’être facile quand vous avez votre Maître qui vous gratte partout le corps avant de vous mordiller le cou.

Etant donné qu’il s’agit du dimanche pascal, il n’y a guère du monde. Cela me convient. Direction le jacuzzi. Maître joue avec mon corps et est ravi que je cherche à me frotter contre son genou ou son orteil quand il me le donne. Il me fait monter.

Je lui demande l’autorisation de monter et je comprends que je vais devoir le supplier pour qu’il accède à ma requête. Il me faudra recommencer plusieurs fois avant qu’il accepte.

Nous montons et il m’emmène dans le coin public. A droite, deux femmes et un homme jouent ensemble. A gauche, deux couples. Maître me met devant lui volontairement et proches d’eux pour que je les regarde. Je sens son obligation à la manière dont il tient mes épaules et me demande la raison.

Je les regarde quelques minutes. J’avoue que je ne sais quoi en penser. Ils prennent du plaisir devant tout le monde sans que cela les dérange le moins du monde. En écrivant, je crois comprendre. Je ne devrais avoir aucune honte de prendre du plaisir devant du public, c’est une chose naturelle. Mais tellement en contradiction avec mon éducation. D’autant qu’avec Maître, je n’en prends pas en simple femme mais, en une femme soumise qui doit s’humilier ou s’avilir pour en obtenir.

Maître me pousse et comprends qu’il veut me faire un cunnilingus parmi ceux en train de jouer. J’écarte les affaires avant de m’allonger sur le dos. Maître en profite pour me faire son fameux cunnilingus et je dois avouer qu’inconsciemment mes gémissements sont amoindris par rapport à l’habitude.

Je regarde de part et d’autres et quand je vois une femme accroupie sur la bouche d’une autre tandis qu’elle se fait prendre par un homme, je les envie.

Un homme s’incruste et caresse mon bras avant de s’aventurer sur mon ventre. Je l’aurais rencontré dans la rue ou dans le bar, je l’aurais probablement repoussé. Ici, dans l’instant, ses caresses sont bienveillantes, respectueuses et je dois le dire, agréables.

Après tout, ma soumission dans le Moon signifie que je peux l’être aussi à toute personne qui veut jouer avec moi. Alors, je le laisse faire.

Il prend en bouche mes seins tandis que je suis dégustée par Maître. J’ai une envie mais j’hésite. Eh oui, la fameuse contradiction indiquée au début de ce récit.

Je me laisse aller. Je tends ma main vers le sexe du Monsieur et le branle gentiment. S’ensuit alors une autre envie mais cela demande de changer de position. J’hésite. Et puis, qu’ai-je à y perdre. Je demande à ce Monsieur…

Désolée de vous couper dans cet élan mais rien que de dévoiler la suite est compliquée pour moi. Bien que je vais dans ce genre de lieu pour y prendre du plaisir, le souhait de Maître est non seulement de me laisser aller à mes envies, de les exprimer et si possible de les vivre. Seulement, me laisser aller, aucun problème, les exprimer est tellement compliquée qu’il s’agit d’une règle établie entre Maître et moi. Mais, les assumer est une autre paire de manche. Il n’y a aucune raison, étant donné que c’est une envie naturelle et qui nuit à personne.

Et pourtant, rien que d’y repenser avec l’idée d’écrire me fait avoir les larmes aux yeux. Pour rappel, mon cerveau reptilien me rabaisse à un état animal où le bien et le mal n’existe pas, il a envie et fait ce dont il a envie point. Mon cerveau conscient, lui, rationalise et dit « Ce n’est pas ce que ton éducation et la société t’a appris sur la sexualité. » En effet, si j’écoute ces dernières, une femme qui se laisse aller à des envies sexuelles avec des inconnues est juste considérée comme une « pute ». Alors que j’ai découvert le monde libertin et que j’en ai encore beaucoup à apprendre.

Comme vous l’aurez compris, je digresse pour ne pas écrire alors que je sais qu’il va falloir. Alors si vous ne l’avez toujours par compris, j’écris les séances avant tout pour moi. Et ce, pour ne pas oublier mais aussi réaliser et conscientiser ce que j’ai fait. Habituellement, aucun problème mais là…. Je réalise donc qu’écrire est aussi un thérapie pour moi afin de m’aider et avancer. Il est grand temps de reprendre.

Pour rappel, Maître me fait un cunnilingus, je branle un Monsieur tandis qu’il mange mes seins et les caresse. Et là, je dis :

(Vous ne vous en rendrez pas compte en lisant mais j’ai pris plusieurs minutes avant de continuer)

« Acceptez-vous que je vous prenne en bouche ? »

Il accepte. Il s’assied et me retourne pour le prendre en bouche tandis que Maître continue de jouer avec sa langue et ses doigts. Si je me dois d’être honnête…

(Vous n’imaginez combien c’est difficile pour moi)

Non seulement, je prends du plaisir mais en plus, quelques minutes après, je propose à ce Monsieur :

(Pas possible que ce soit moi qui ait fait cela. Je ne fais jamais ce genre de choses. )

« Est-ce que vous voulez me prendre ? »

Maître complète en levrette. Il accepte. Il se prépare en mettant une capote. Une fois prêt, je me mets à quatre pattes et ce Monsieur me pénètre tandis que Maître me tient par le cou.

Bien sûr que je gémis mais ce Monsieur s’arrête bien trop tôt et si je puis dire m’a prise trop tendrement. Ce n’est pas que je n’aime pas le respect et la tendresse. Mais, quand je suis en mode animal tel que ce moment-là, je veux de la bestialité.

Il se retire, on se remercie mutuellement. Mais, je ne suis clairement pas satisfaite. Bien que nous soyons dans la pièce commune, j’ai envie d’un orgasme. Et je sais comment l’obtenir. Je demande à Maître s’il m’autorise à me frotter contre son genou. Il m’oblige à le dire plus fort avant d’accepter. La jouissance monte. Toutefois, une règle implicite s’est mise en place.

Je n’arrive plus à jouir ainsi sans son autorisation. Je lui demande une première fois qu’il rejette. Je comprends que je dois le supplier. Je le fais et obtiens gain de cause. L’orgasme vient bien vite mais au moins, je me sens mieux.

Je m’assieds alors à côté de Maître. Je réaliserais plus tard que je suis complètement nue alors que Maître a son paréo.

Quand je redescends du plaisir obtenu, je regarde Maître et je suis gênée et bloquée. Il veut absolument que je verbalise ce que je viens de faire. Le pire, c’est quand j’en parlerais à d’autres, j’aurais droit à : « Qu’est-ce que tu n’arrives pas à formuler ? »

Justement, vu que je bloque, comment tu veux que je le dise ???

Alors, s’entame une longue conversation sur le fait que je suis sensuelle et désirable et que cela n’est pas étonnant que cet homme soit venu à moi. Et qu’il n’y a rien de mal à verbaliser sur le fait…

(Je savais que même par écrit, ce serait compliqué… Je sais aussi que pour beaucoup, cela n’est qu’un détail mais pour moi, cela veut dire beaucoup. Et pourtant, si je veux avancer, je me dois de l’écrire. Je sais que je ne risque rien à le faire si ce n’est un pas pour moi. )

Il n’y a rien de mal à verbaliser sur le fait (je ne sais pas si je vais y arriver, quelques minutes plus tard) que j’ai pu é p rou ver du dé sir pour un in co nnu.

(les espaces ne sont pas des fautes de frappe mais la seule manière pour moi d’y arriver. Bien que je sache que je devrais corriger mais, c’est trop me demander).

Je n’arriverais pas à le formuler. Pire, les larmes aux yeux arrivent. Pour moi, je n’attire les hommes que, du fait de mes formes et rien d’autres. Pour Maître, c’est qui je suis qui me fait adopter une attitude et qui attire le regard des autres et non pas que celui des hommes.

Bref, il me le prouve avec le fait que cet homme reviendra deux fois. Et ce, avant de boire un verre et de rejoindre le jacuzzi.

Maître va s’amuser de ma lutte intérieure entre mon cerveau reptilien qui, lui, a adoré cette envie et a apprécié de l’avoir vécu et mon cerveau conscient qui réagit en disant que ce ce « n’est pas normal ».

Du fait que je dois d’abord parler avec la personne avant de savoir si il y a du désir réciproque et de le vivre. Là, non seulement, je ne lui ai pas parlé mais en plus, il s’est incrusté dans nos jeux avec Maître.

(Vous n’imaginez pas le temps qu’il m’a fallu pour écrire ces trois phrases).

Maître, lui se dit fier de moi de l’avoir accompli. Il décide de remonter dans un coin câlin qui se ferme. Mais, comme cela ne suffit pas à m’arrêter à cogiter, il finit par me bander les yeux. Il souhaite que je sois uniquement dans le ressenti.

Finalement, les larmes pleurent et je finis par lui dire que j’ai bien conscience que je dois dire ce qu’il souhaite. Et que, oui, (nouvelle pause. Jamais je n’ai éprouvé autant de difficultés à écrire), j’ai pris du plaisir avec un parfait inconnu.

Que ce n’est pas quelque chose qui soit dans ma normalité bien que cela a toujours été un souhait de Maître. Il me refait remonter dans le plaisir. Et une fois dit, j’y arrive plus facilement.

Une fois satisfaite, il s’allonge près de moi avant de me retirer le bandeau. Et je dois avouer une nouvelle situation qui est plus simple, au vu qu’il s’agisse d’un ordre, mais pas évident.

Maître me demande de me prosterner pour le sucer et que je peux ouvrir la porte si je le souhaite. Je le fais et je dois dire que j’ignore ce qui m’a pris de le faire. si ce n’est que de répondre à une envie mutuelle dont on avait déjà parlé. Et ce, que d’autres soient spectateur de mon humiliation.

(même écrire ces quatre phrases est compliqué. Je n’imaginais pas qu’il me faudrait autant de temps pour le faire. Maintenant que je suis lancée, je dois aller jusqu’au bout. Mais, je crois que je ne suis pas prête de le relire de si tôt)

Je me prosterne et prend en bouche Maître. Jusque-là, tout va bien. Je sens des mains sur ma jambe. Je sens des caresses tendres (jai décidé d’accélrer pour en finir).

Je les laisse faire et je reçois de belles fessées. On aurait pu croire que c’est Maître qui me les donne. Cela me fait grimper dans l’excitation. Je sens d’autres mains et comprends qu’ils sont deux.

Des doigts me pénètrent, des fessées tandis que je suce Maître qui me tient les mains.

Finalement, je sens un sexe qui me pénètre. (je précise que l’homme a bien enfilé une capote). Il me la met bien profond et y va sauvagement. J’adore, je kiffe. Mais, je me dis que je ne tiendrais pas. Il s’adapte à mon rythme et à mon corps, j’apprécie.

Je prends littéralement mon pied. A un moment, je sens une main qui se dirige vers ma chatte. Je demande à ce qu’elle soit retirée. Je ne l’apprécie pas. Je n’apprécie pas l’approche. Cette main se retire tandis que la bite en moi me fait gémir bestialement.

Ne tenant plus, lors d’une jouissance, je m’allonge. Cet homme comprend que j’ai eu ma satisfaction. Il me remercie bien qu’il me dise n’avoir pu terminer. Je m’en excuse.

Maître me relâchera quand il sera parti. Il refuse que je vois sa tête.

Nous allons au vestiaire, nous nous rhabillons et rentrons. Ce qui me vaudra un appel à mon meilleur ami pour essayer de retirer ce pu*** de blocage. Visiblement, ce n’est pas encore le cas, au vu du temps passé sur ce récit.

D’autant que la nuit suivante, je ferais une insomnie du fait de ne pas retrouver ce collier auquel je tiens tant. Je me mets à tout ranger radicalement et suis déçue car je n’ai toujours pas mis la main dessus. je visite des sites web pour retrouver le même, une médaille. Mais je n’abandonne pas et espère le retrouver.

Pour moi, j’essaie une dernière fois. Oui, j’ai eu du désir pour un inconnu et même s’il ne m’a pas satisfaite, j’ai pris du plaisir.

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