Il faut savoir que durant toute la semaine, j’étais excitée. Depuis la veille, j’ai adopté le mode Cookie. Autrement dit, port de la queue animale un maximum, entraves et collier. Sans compter que mon coussin de chienne est devenue mon canapé.
Maître toque à ma porte. Je n’ai pas le temps d’éteindre la télévision. Je pose mon téléphone et vais ouvrir. J’ouvre doucement au cas où cela ne serait pas lui. Vérification faite, je me mets à genoux. Maître tend ses pieds et je le déchausse. J’embrasse ses pieds. Il m’aide à me relever. J’éteins la télévision tandis qu’il s’installe sur le canapé.
Il m’ouvre les bras. Mais, j’avoue qu’avec mon excitation présente, j’ai bien du mal à discuter sans compter qu’il joue avec mes caresses et me donne très envie de me frotter.
Surtout quand il pose un gel chauffant sur mon clitoris et joue avec ses mains. Je monte dans le plaisir et la sensation de chauffe n’aide pas puisque cela me fait grimper davantage. J’ose lui demander de me frotter contre son genou.
Il m’y autorise, mais contre son orteil. J’obéis, mais ce n’est pas très agréable ni facile. Résultat, j’ai droit de me frotter contre son genou, mais déception quand, par deux fois, il m’interdit de jouir. J’ai besoin de plus d’excitation, j’ai besoin de plus de plaisir. Le seul moyen est en recevant des fessées. Je lui en réclame. Imaginez la scène. Je suis nue, entravée, avec mon collier et ma queue animale. Je suis sur son genou et il me fesse pendant que je me frotte.
C’est ainsi que l’orgasme finit par arriver sans compter que j’en ai eu l’autorisation. Sinon gare à mes fesses.
Je m’allonge sur lui, mais le contraste est édifiant. Je suis nue, contre lui, après m’être humiliée au possible tandis qu’il est habillé. Il sait que je ne suis pas calmée pour autant. Il sait combien l’humiliation joue sur mon excitation et mon plaisir.
Je reçois donc l’ordre de m’allonger dans mon coussin sur le dos. Il y insère son orteil pour me donner du plaisir avant de me donner le gode noir. C’est quelque chose de compliqué pour moi le fait de me donner du plaisir quand une personne me regarde. Comme si c’était une honte de le faire.
Je prends le gode et joue avec devant Maître. Je sais que le spectacle lui plaît et il prend même une vidéo. Pourquoi ? Je l’ignore. Est-ce pour garder une trace que je l’ai fait ? Pour prouver que c’est quelque chose que je peux faire et probablement refaire ultérieurement ?
Peu importe. Il s’empare du gode noir et joue avec mon plaisir. J’avoue que lorsque c’est lui qui me procure du plaisir, mes gémissements sont plus puissants. Il faut dire qu’il me fait aller à des niveaux de plaisir que j’ai encore bien du mal à explorer et à vivre. C’est presque une torture qu’il me fait endurer. Je hurle de son effet sur moi. Et ce, jusqu’à ce que je le supplie d’arrêter.
Satisfait, il s’arrête. L’ironie est que nous entamons une discussion alors que je suis allongée dans mon coussin sur le dos et lui est assis sur mon canapé. Et ce, comme si de rien n’était, comme si ma place était naturellement ainsi. Il me le dit d’ailleurs qu’il me trouve épanouie d’être aussi humiliée, car j’y prends un véritable plaisir. Et ce, juste en étant inférieure à lui nue, dans mon coussin.
À un moment, sans ordre, je reviens naturellement sur le canapé dans ses bras. J’en ai besoin. La tendresse est primordiale pour moi dans notre relation. Il faut dire que Maître me laisse entendre qu’il doit partir dans peu de temps.
Et c’est ce qu’il fera. Me laissant pour consigne les mêmes qu’à son arrivée.
