En ce samedi matin, je me réveille en sachant que je vois Maître le soir. N’étant pas chez moi, je réalise en discutant que j’ai oublié les jouets que je dois tout le temps avoir sur moi au travail.
Les jouets sont le rosebud, le Lush, un gode noir et un gel chauffant. J’avoue que l’ensemble de ces jouets ne rentrent pas dans mon sac à main. Je les ai donc mis dans une poche dans un sac à dos qui me sert également à transporter mon ordinateur professionnel. Le vendredi soir étant pressée de partir et sachant que je serais au bureau le lundi suivant, j’ai laissé mon sac à dos sans songer aux jouets.
Il faut dire que je suis maladroite et tête en l’air. Bref, sachant qu’à minima Maître voudra me faire porter le rosebud, je préfère anticiper. Je lui envoie un texto l’informant que je mérite une punition pour avoir désobéi. Il a d’abord cherché à comprendre les raisons de l’oubli avant de déclarer que je serais effectivement punie. D’autant qu’il a acheté du matériel à mon intention pour me donner des punitions. Je ne peux pas vous donner plus de détails puisque je n’en sais pas plus.
Une fois rentrée chez moi et les corvées faites, je me repose. Je pense que vous me connaissez, mais mon imagination s’emballe toujours avant une séance avec Maître. Je sais qu’il veut m’emmener en forêt dans notre coin tranquille. Lorsque je publie l’annonce sur les réseaux, j’ignore ce qui me prend, mais je lui suggère les étangs de Corra.
Je souhaite lui expliquer les raisons et il me demande de le faire en privé avant de les dévoiler sur les réseaux.
La première est que cela fait longtemps que nous n’avons pas fait d’exhibition. Les dernières fois, j’avais hésité avant de me déshabiller bien que j’en ai reçu l’ordre. Je voudrais être sûre que j’ai dépassé ce stade. De plus, j’ai très envie d’être promenée nue et en laisse. J’avais adoré la seule et unique fois et j’avoue que recommencer est tentant.
À cela s’ajoute le fait que je souhaite pisser à quatre pattes nue et tenue en laisse par Maître en extérieur. Et ce, pour être humiliée.
Enfin, je voudrais vérifier mon “niveau de soumission”. Le terme niveau n’est pas le bon, mais je n’en trouve pas d’autres. J’ai toujours eu le fantasme d’être aux mains d’un inconnu. Et si Maître m’offre à un parfait inconnu, ce serait le moyen pour moi de connaître à quel point je suis prête à m’humilier pour obtenir du plaisir. Bien évidemment, Maître présent et directif.
De ce fait, pour combler toutes ces envies, les étangs de Corra sont un lieu propice. Néanmoins, nous avons eu de mauvaises expériences lors des dernières fois et les avons évité jusqu’à ce jour. Maître me le fait mettre sur les réseaux sociaux.
Le résultat est que trois hommes ont exprimé leur envie. Toutefois, je n’aurais pas de nouvelles du premier. Au second, quand j’ai expliqué qu’ils étaient trois, il a renoncé. J’ai compris que le troisième viendrait réellement.
Là où j’ai commis une erreur, c’est que j’ai oublié de lui signifier que mes envies étaient des envies. Mais, elles ne se passeraient qu’avec accord de Maître si toutes les conditions étaient réunies. Je tiens à souligner que je ne connaissais pas cet homme et je ne lui avais jamais parlé auparavant.
Le soir venant, j’enfile une minijupe, le rosebud queue et mon haut rose. Dans mon sac se trouvent ma laisse, le Wand et un gode (heureusement que j’en ai plusieurs).
Maître me siffle et le rejoint tandis qu’il tape sur ses genoux. Il me fait un gros câlin, car il sait que ma semaine a été compliquée. Il m’embrasse et j’entre dans sa voiture.
Nous prenons la direction des étangs de Corra et je lui explique qu’il y aura effectivement un homme, mais que je ne le connais pas. Quand nous allons sur le parking, se trouvent une voiture avec deux hommes à l’intérieur et une autre avec un seul homme. Au vu de l’heure, il fait nuit noire.
Maître m’explique que nous annulons ce plan, car dans le noir, il ne peut pas voir qui peut s’approcher. De ce fait, il considère que la situation pourrait être dangereuse et qu’il ne pourrait pas me protéger le cas échéant. D’autant que nous ne connaissons pas l’homme qui a émis la volonté de nous rejoindre.
Nous décidons de quitter ce lieu pour rejoindre notre coin tranquille. Je transmets l’information à cet homme qui insiste lourdement sur le fait de participer. Selon moi, il va trop loin. Nous comprenons le fait qu’il se soit finalement déplacé pour rien. Mais nous ne lui devons rien. D’autant que même si nous l’avons rencontré, si Maître ne l’avait pas senti, aucune exhibition ni aucun jeu avec lui n’aurait eu lieu. Du fait de son insistance, nous nous disons que c’est un mal pour un bien.
J’explique à cet inconnu que, justement, parce qu’il est un inconnu, nous ne pouvons pas l’inclure. S’il avait parlé à l’un de nous deux par le passé, cela aurait pu se faire. J’ai pris le temps le lendemain de lui envoyer un long message lui expliquant tout en détails. Mais je ne suis pas sûre qu’il ait réellement compris les raisons de cette annulation.
Peu importe, ma sécurité est primordiale pour Maître sans compter que je n’avais rien promis à cet inconnu.
C’est pendant les temps de trajet que je me rends compte de la folie de mon envie. Oui, j’ai envie d’être le jouet d’un inconnu sous la surveillance de Maître. Mais, qui dit inconnu, dit risque. Je pense que la prochaine fois que j’aurais cette envie d’inconnu (ce qui risque d’arriver assez vite), il vaudrait mieux une discussion entre cet homme et Maître.
Pour moi, il serait un parfait inconnu mais, pour Maître, il aurait décidé que cet homme respectera nos valeurs et ma soumission. Ce qui devrait amoindrir le risque. Alors, je lance une bouteille à la mer. Si vous êtes intéressé pour être cet inconnu, envoyez-moi un mail à blogunesoumise@gmail.com avec pour objet : Inconnu et indiquez vos motivations tout en vous adressant à Maître. Le vous est fortement recommandé ainsi que le respect.
Dans mon imagination et dans mon envie, cela se passerait dans une chambre d’hôtel où Maître serait candauliste.
La suite, au prochain article
