Une photo représentant l'entrée d'une forêt puisque l'on voit une barrière sur un sentier.

Maître me demande de mettre un débardeur qui montre mes formes et une minijupe. J’ai bien évidemment mon collier public.

Il me récupère et partons dans notre coin tranquille. Je dois avouer qu’en ce samedi, ce petit coin n’est pas si tranquille au vu que durant le temps de la séance, quatre ou cinq voitures sont passées et un couple de jeunes sont entrés dans la forêt.

Je dois avouer que je pensais que l’on se serait un peu plus enfoncé dans la forêt.

Mais, dans tous les cas, je suis en stress. J’appréhende la punition qui sera corporelle. J’appréhende la douleur. J’appréhende le fait de la supporter. Je veux en finir et passer à autre chose.

Une fois garé, Maître me sort de la voiture. C’est dehors que j’échange le rosebud simple contre le rosebud qui se termine en ma queue.

Il me demande de m’accouder au capot de la voiture. Il m’informe que j’aurais 20 coups de martinet pour ne pas avoir le jouet dans mon sac comme ordonné. J’aurais 20 coups de Paddle pour avoir oublié de charger un jouet. Et enfin, 20 autres pour avoir égaré mon collier de chienne. J’avoue que je suis étonnée. Je pensais que la perte du collier aurait valu une punition plus sévère.

Il va chercher le martinet. Je me souviens des règles et je dois dire le nombre de coups suivi de Merci Maître. A la moindre erreur, la punition repart de zéro. Autrement dit, si je me trompe au paddle, il recommence avec le martinet.

Quand le martinet s’approche, j’appréhende. Il caresse mon corps avec ce jouet. J’ignore quand les coups vont tomber. Ils finissent. Je sens à la frappe que Maître n’y va pas à son maximum mais me demande si je tiendrais les trois punitions. Des “Aîe” m’échappe par moment.

Maître fait une pause au dixième coup pour tâter de mon humidité et me pincer les tétons. Et ce, avant de reprendre. J’ignore s’il prend plaisir à me punir de la sorte. Pour ma part, c’est un mauvais moment.

J’avoue qu’au quatorzième coup ou aux environs, je me dis que je ne tiendrais pas. La douleur se fait sentir et c’est horrible.

Je mérite cette punition et tiens bon jusqu’au vingtième. En voilà d’une de passer.

Il va chercher les deux paddles et commence avec celui à la queue de serpent. Au premier coup, je me dis impossible à tenir. La douleur est trop forte et je ne tiendrais pas. Il enchaîne les suivants mais cela devient insupportable. Au huitième, je suis en pleurs.

Je tiens jusqu’au dixième coup de Paddle et m’effondre en pleurs en l’informant que je ne peux pas. Je ne supporterais pas.

Ces pleurs sont un mélange de ressenti de douleur, de déception de ne pas la tenir, de peur de l’avoir déçu, de ne pas réussir à supporter ce que je mérite et lui ai demandé de me faire subir.

C’est un mélange de tout. Il s’arrête, m’écoute et m’essuie les larmes qui coulent. Il m’explique que c’est la douleur résiduelle à laquelle je suis loin d’être habituée. Il m’informe de terminer la deuxième et que la troisième sera pour une autre séance.

Je dois tenir jusqu’au vingtième. Une fois un peu calmée, je subis les dix derniers coups.

J’ai vraiment pris sur moi pour les dix derniers. Je veux en finir. Je ne suis pas mécontente quand le dernier tombe. Je ne bouge pourtant pas.

Maître me montre un exemple de coup sur mon épaule avec le Paddle à la langue de serpent. Et effectivement, hormis l’humiliation, cela ne fait pas mal. Mais du fait de la sensibilisation avec le martinet, la douleur est amplifiée.

Il le range avant de prendre en photo mes fesses rouges. Et ce, avant de jouer avec la roulette et de me faire gémir avec. Il m’informe que c’est important de reconnaître et d’accepter le fait de prendre du plaisir avec ce jouet de torture.

Je dois avouer que oui, la roulette me fait gémir voire même jouir. Et ce, quelle que soit la partie de mon corps y compris, coup et bras. Bien qu’effectivement la faire rouler sur mon entrejambes augmente mon plaisir.

Il se met alors derrière moi et donne des coups de hanche ou joue avec la queue de mon rosebud animal pour me faire gémir de cette manière. J’avoue que j’aurais apprécié d’avoir sa queue dans mon cul.

Il finit par mettre son pouce en moi. Il cherche à me faire couler, je le sens mais cela n’arrive pas.

Cette séance montre plusieurs choses :

  • Accepter la punition aussi difficile soit-elle pour ne plus commettre d’impair
  • La punition est en elle-même un acte d’humiliation et même si j’en ai pleuré, mon corps a pris un certain plaisir
  • Je ne suis décidément pas maso
  • Je regrette d’avoir demandé à Maître de ne pas me ménager
  • Maître, bien que je le lui ai demandé, a ménagé ses coups. Je l’ai senti au cours des deux punitions
  • Maître a adapté la punition à la manière dont j’ai réagi

Autrement dit, bien que je lui ai fait des demandes, Maître s’est adapté également à moi en écoutant mes paroles et mon corps. Quant à lui, il a voulu me prouver que même la douleur m’excite et que je devrais le reconnaître. On se fout que cela ne soit pas dans la normalité. On se fout que cela soit atypique. L’important est ce que je ressens et ce qui a provoqué mon ressenti.

Alors, je vais faire une chose que je fais rarement. Oui, la roulette m’a donné du plaisir et j’avoue que j’ai apprécié qu’il joue avec.

Bien que le début ait été difficile, les coups de martinet m’ont également excités. Non pas par la douleur mais par le fait d’être avilie par cette pratique. C’est une forme de rabaissement.

Alors, est-ce que je voudrais recommencer ?

Si les coups sont moins forts, pourquoi pas. La roulette, oui. Mais est-ce que je souhaite de nouveau être punie ?

Non. J’ai détesté d’avoir craqué comme je l’ai fait. Je n’ai pas apprécié le fait de ne pas l’avoir supporté comme il se devait. Alors, je serais aussi docile et obéissante que possible dès à présent. Et ce, en écartant mon côté Brat.

Suite à cela, il m’a permise d’adosser mon dos à la voiture. Ce qui s’ensuit, je l’ai pris comme la suite de la punition dans le sens où il est grand temps que j’avance sur deux points.

Le premier étant d’admettre que je peux donner envie que d’autres personnes puissent vouloir me donner du plaisir. Et d’accepter ce plaisir reçu. Néanmoins, dans la société actuelle, cela n’est pas évident. Car ma tenue actuelle, que j’accepte avec Maître ne peut être assumée seule dans la rue. Pourquoi ?

J’aurais trop peur que des hommes croient une ouverture là où il n’y en a pas et puisse engager une attitude effrayante. Je veux bien susciter de l’envie mais pas au premier venu.

Quant au fait de recevoir du plaisir, c’est une autre question. J’en prends avec les hommes que j’accepte de fréquenter mais effectivement je me demande toujours ce que ces hommes me trouvent.

Le deuxième est mon parcours. Il faut dire que depuis mon divorce, j’ai eu des épreuves, des obstacles sans compter de devoir me remettre d’un mariage médiocre qui m’a détruite. Aujourd’hui, je dois le reconnaître, plus vraiment de problèmes. Dans tous les domaines, tout va bien.

Et pourtant, je n’arrive pas à en éprouver de la fierté. Je me dévalorise ou trouve des excuses comme le fait que Maître m’a beaucoup aider à les surmonter.

Il est vrai que ce serait une tierce personne qui me le dirait, je ne comprendrais pas comment elle ne peut pas voir que ce qu’elle voyait comme une montagne inatteignable, non seulement, elle a réussi à l’escalader mais l’a laissé loin derrière elle.

J’ai donc deux travails à faire sur moi, m’aimer et ne plus me sous estimer et être fière de ce que j’ai fait et de ce que je continue de faire.

J’avoue que cette discussion m’a autant bousculé et émue que la punition en elle-même. Il est temps de rentrer. Sauf que perturbée, j’ai le malheur d’ouvrir la portière moi-même. Je me retourne et fonds en sanglots dans les bras de mon Maître.

Car je sais que c’est une punition, que je devrais la réclamer et que c’est juste que je ne me sentais plus Cookie mais Lili dans ce moment. Je lui présente plusieurs fois mes excuses.

Il me calme et me dit que bien que cela mériterait une nouvelle punition, les circonstances et mon attitude m’en exemptera.

Nous montons à la voiture et je rentre chez moi. Mais j’avoue que les discussions me perturbent.

D’un côté, j’admets que la roulette et les coups ont pu m’exciter, provoquer du plaisir voire me faire jouir. Mais de l’autre, je dois apprendre à accepter le fait que les hommes veuillent me donner du plaisir pour la personne que je suis et d’être fière des obstacles franchis.

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