Une photo représentant un cahier en cuir pouvant se fermer avec des dessins de style gothique.

Je crois que mes confessions et mes ressentis de ces derniers temps sont incompris. Vous êtes plusieurs à me dire: « Arrête de te poser des questions et savoure. »

Alors, j’ai envie de vous dire que je voudrais bien savourer mais ce n’est pas le cas. Je n’arrive justement pas à savourer. Oui, j’y arrive sur le moment quand le plaisir est en moi, qu’il n’y a plus que lui qui existe et que tout mon être le réclame.

Mais ensuite, quand le plaisir me quitte et que je regarde le plaisir envahi, celui-là est presque assumé. Il est assumé car c’est toujours plaisant d’accueillir le plaisir. C’est la manière de l’obtenir qui ne l’est pas. Car je l’obtiens avec des pratiques non conventionnelles et qui sont, qui plus est, basées sur l’humiliation.

C’est ce point que je ne savoure pas et n’apprécie pas. Pire, je le juge. Alors, non je ne me triture pas l’esprit pour rien. Je le fais pour justement à arriver à savourer et apprécier ces moments quelque soit mon niveau de conscience.

Et je crois que le Yoga va m’aider. Je ne crois pas aux coïncidences. Mais cette problématique et ma décision de vouloir la régler tombe au moment où je peux semer une graine pour la faire pousser afin de pouvoir récolter les fruits au printemps. Et mardi dernier, la professeur nous a fait un voyage intérieur. Un voyage qui permet de montrer que nous avons multitude facettes et qu’elles font toutes parties de nous. Il existe même un endroit où nous pouvons être nous dans notre entièreté sans aucune règle sociale, sans jugement. Et vous savez quoi, c’était épanouissant.

Il m’est même arrivé cette semaine quand j’ai eu un moment difficile à retourner dans ce lieu. Et cela m’a beaucoup aidé. Je ne dis pas que la prochaine fois, je me permettrais de simplement savourer mais cela devrait aller mieux.

D’autant que ces derniers quinze jours, je m’aperçois de certains changements. A mon boulot, j’ai proposé un sujet de conférence à destination de mes compères. J’ignore s’il sera accepté ou non mais, c’est quelque chose que je n’aurais jamais osé faire auparavant. D’ailleurs après coup, je me dis mais qu’est-ce que j’ai fait ? C’est d’ailleurs à ce moment que je suis retourné dans cette clairière pour me rappeler qui je suis dans mon entièreté.

La deuxième est celle qui est ci-dessous. J’avoue que, jamais, auparavant je n’aurais osé. Et pourtant je l’ai fait, sans aucun regret. La seule chose est que n’ayant pas eu l’autorisation de Maître, j’ose espérer qu’il ne m’en tiendra pas rigueur. Le connaissant, il risque d’être ravi.


Des envies et fantasmes

Avant ce qui suit, je me suis demandé si je n’irais pas au Moon. Après tout, c’est un endroit où je me détends et qui me permet d’être dans une bulle et oublier mon quotidien. J’ai imaginé comment cela allait se passer. J’irais seule sous les observations des hommes seuls se demandant comment m’aborder et des couples se demandant si ils veulent de moi. Et finalement, aucun de ces messieurs ne me conviendrait et j’en aurais conclu que c’était une erreur. Ou bien, j’aurais cédé à l’un d’eux mais penserait à un autre pour avoir le plaisir escompté et aurait conclu que j’aurais dû être là ou je voulais et que cela aurait été une erreur. Car, oui, je sais parfaitement où je voulais être ou plutôt avec qui. Résultat, j’ai oublié l’idée du Moon.

Samedi après-midi, je me suis retrouvée seule et j’avoue que je m’ennuyais. Bon, c’est de ma faute, je n’ai rien de prévu et j’avoue que je fuyais ce que je devais faire. Bref, l’ennui me permet d’imaginer et l’imagination provoque des envies.

Je repensais à ma dernière fois avec celui qui a conquis mon coeur. J’ai donc eu très envie d’une sodomie. Après de longues hésitations, je suis partie dans ma chambre et me suis dénudée. J’ai pris le gode noir et devinez où je l’ai mis ?

J’en voulais plus, j’ai pris un deuxième qui a envahi mon deuxième trou. Je me suis mise en position et l’un d’eux est sorti. Peu Importe, je me suis laissée emportée par plusieurs jouissances jusqu’à assouvissement.

J’ai envoyé une photo à Maître. J’ai une vidéo mais j’ignore s’il la souhaite.

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