Je sais d’avance que Maître m’emmène à l’hôtel. Ce qui a suscité un fantasme : celui qu’il m’offre à un parfait inconnu en ayant les yeux bandés. Ceux ayant Facebook ont pu le lire dans son entièreté.

Je mets mon haut blanc et une jupe courte ainsi que mon collier Cookie tel que demandé par Maître. Je mets le Lush et un string pour le maintenir. Je mets dans un sac ce que Maître a demandé : pince-tétons, mon bâillon os, Wand, Gode, mon gel chauffant, entraves, un bandeau pour les yeux, mon rosebud animal. Sans compter mon rosebud normal.

Dès qu’il m’envoie un texto, je suis prête. Je mets mes chaussures, prends une veste, sac à main et sac à dos. Quand je descends, Maître tape sur ses genoux comme pour appeler un animal. Après tout, j’en suis un et surtout le sien.

Il me prend dans ses bras et m’embrasse. Mais j’avoue que ses paroles amènent déclenchent des appréhensions. Attention, j’ai toute confiance en Maître mais ne sachant pas ce qui m’attend, elles sont là. D’autant qu’il m’a informé avoir acheté un équipement spécial pour moi.

Après qu’il m’ait ouvert la portière, il s’installe à la place conducteur. Nous partons et prenons la direction de l’hôtel. Il m’avoue qu’il a passé l’après-midi à chercher un couple. Deux étaient intéressés, mais ont demandé à nous rencontrer en buvant un verre. Ce qui est compréhensible.

Quand il allume l’application de son téléphone, il s’aperçoit également que mon Lush n’est pas chargé. Certes, je ne l’ai pas mis à charger ce jour mais l’utilisant très peu, je me suis dit qu’il en avait forcément. J’aurais dû vérifier car je comprends que je serais punie et c’est mérité. La question qui est en suspend est-ce que je le serais ce soir ? Si oui, comment ?

Nous parlons également des candidatures que j’ai lancées pour participer à une séance ou juste voyeurs. Je comprends une chose, Maître est trop exigeant surtout envers les hommes. Je comprends qu’il ne veut pas du premier venu et j’apprécie sa protection. Mais, dans le même temps, je pense qu’il est impossible selon ses critères de trouver un homme qui puisse y correspondre. Je crois que je vais dire adieu sur le fait d’être offerte à un simple homme. Par contre à une femme ou un couple, cela semble se profiler.

Une fois garé sur le parking de l’hôtel, il me laisse dans la voiture tandis qu’il y va pour prendre une chambre. Quelques minutes plus tard, il revient et m’informe qu’il est complet. Nous reprenons la route pour un second non loin du premier. Idem, je reste dans la voiture tandis qu’il récupère une chambre et ce sera le bon.

Il ouvre la portière pour m’en sortir. Il commence à caresser ma chatte avant de m’accoler à la voiture. J’écarte de moi-même les jambes afin de mieux apprécier ses caresses. Je me demande s’il compte me faire couler. C’est à ce moment que je m’aperçois qu’une femme est présente sur le parking au téléphone. Elle ne regarde pas dans notre direction.

Maître s’arrête au bord de ma jouissance et ouvre la portière arrière afin que nous puissions récupérer nos sacs. Nous entrons et Maître m’offre au distributeur un coca avant d’en prendre un pour lui également. Direction l’ascenseur. Une mère et sa fille sont avec nous. Nous parlons avec elles rapidement le temps d’arriver à leur étage. Nous restons que quelques secondes seuls puisque nous sommes juste à l’étage du dessus.

Il sort et je le suis pour trouver notre chambre qu’il ouvre.

Il rentre en premier et j’attends dehors avant de demander l’autorisation. Je l’obtiens. Nous cherchons la lumière. Une fois obtenue, je reçois l’ordre d’être nue. J’obéis et il m’informe qu’à l’hôtel, c’est le même rituel qu’au Moon.

Autrement dit, je m’agenouille et lui enlève chaussures et chaussettes que je pose à côté des miennes. J’embrasse ses pieds avant d’enlever le pantalon et le caleçon de Maître. Ma récompense est d’avoir le droit de prendre en bouche son sexe quelques minutes. Il m’aide alors à me relever.

Je reçois l’ordre de m’allonger sur le dos au milieu du lit. Il sort mes entraves et m’ordonne de les mettre. Il sort des sangles et je comprends que je vais être attachée. Les mains sont écartées, les genoux pliés. J’ai un peu de jeu pour bouger, mais pas tant que cela.

Il apprécie de me voir ainsi à sa totale merci. Il me caresse et ressent ma sensibilité. Cette dernière est un indicateur quant à mon excitation. Plus je suis sensible plus je suis excitée. Et quand je parle de sensibilité, ce n’est pas que ma partie intime, c’est tout mon corps : jambes, bras, dos, flanc…

Il m’interdit de regarder et sort ce qu’il appellera plus tard un sniper. C’est un jouet vibrant de Womanizer qui est très fin, mais les sensations sont les mêmes que le Wand. Maître le pose partout sur mon corps : au bord de ma chatte, sur mon clitoris, sur mon point G, sur mes seins, sur mes hanches, mon anus…

Toutefois, Maître aime un autre jeu : me frustrer. Autrement dit, dès qu’une jouissance se présente, il stoppe et pose le jouet à un autre endroit de mon corps. Ce qui donne lieu à des gémissements de plainte mais aussi de chienne. Par moment, je rigole. C’est un rire nerveux qui signifie combien je suis frustrée.

Il comprend que ce jouet non seulement m’excite mais me provoque des jouissances aussi puissantes que le Wand. Il adore mes réactions et m’indique que je dois faire attention au volume de l’expression de mon plaisir. En effet, dans cet hôtel, les murs sont fins.

C’est là qu’il me montre et m’explique le fonctionnement de ce sniper. Il le pose de côté et sort un deuxième jouet : électrostimulation.

Comme j’ai le droit de regarder, quand il le pose pour la première fois sur mon corps, j’ai une surréaction avec un sursaut. A ma grande surprise, je ne ressens rien. C’est juste un jouet posé sur moi. Du moins quelques secondes. Sans crier gare, un plaisir m’envahit. Un plaisir qui se transforme en jouissance. Le pire, c’est quand il l’approche de mes lèvres intimes, je remue pour qu’il le pose dessus. Mon clitoris n’échappe pas à ses effets.

Seulement, il souhaite tester ce jouet sur tout mon corps : mes lèvre intimes, mon anus, mon clitoris, mes seins, mes flancs… Il me fait grimper dans le plaisir tout en continuant son jeu de frustration. Je ne tiens plus, je veux jouir. Je veux exprimer cette explosion. Mais, je le connais et si je la veux, je dois le supplier. Je dois m’humilier pour obtenir mon dû. Je le fais et il le pose sur mon clitoris jusqu’à l’obtenir. Mais c’est loin d’être suffisant pour que je sois soulagée.

Il le sait et adore l’état dans lequel je suis. Car je ne suis plus soumise à Maître mais à mon plaisir. Je laisse mes instincts bestiaux prendre le dessus. En voulant encore plus, je lui réclame le gode noir. Il adore quand je lui suggère de m’humilier d’avantage.

Est-ce utile de vous dire que le gode noir rentre en moi aisément tellement je suis humide et ouverte. Ce dont j’ai horreur, c’est quand il le laisse au plus profond de mon être sans le bouger. C’est donc à moi de remuer pour obtenir mon plaisir. Et ce, avant qu’il prenne les choses et moi et fasse des va-et-vient. Ces derniers suivent le rythme de mon envie. Il me laisse aller aux jouissances. Pensant soulagée, je souhaite qu’il le retire.

Au lieu de cela, il le laisse en moi et veut me prouver à quel point je suis chienne et en demande. Selon lui, c’est vérifié à partir du moment où je me remets à bouger et à gémir. Ce qui ne prend en général que quelques minutes. Il se permet aussi de me lécher ou d’ajouter le sniper sur mes lèvres, mon anus, mes seins…

C’est tellement puissant que je ne vois qu’un moyen pour étouffer mes hurlements, mettre mon bras sur ma bouche. Après plusieurs jouissances, j’obtiens de Maître la libération de mes prieds.

Il reprend l’électrotimulation et le sniper. Je ne me souviens plus précisément de l’ordre. Mais tout mon corps a droit à ces deux jouets. Maître ne s’arrête plus. Mais, en ai-je vraiment envie ?

Je profite de mes jouissances, de mon plaisir et j’apprécie que Maître joue avec. Je réclame de nouveau le gode. J’ai envie de pénétration. Toutefois, il a une idée cette fois. Il détache mes mains et m’ordonne la position de la levrette. Il me donne quelques fessées sur mes fesses et ma chatte.

Et ce, avant de cumuler le gode dans ma chatte et le sniper entre mes fesses. Finalement, il souhaite me procurer une nouvelle humiliation. Il retire les deux jouets avant de poser le gode au bord de mon anus.

A votre avis, quelle est ma réaction ? Je remue pour l’aider à me sodomiser. Je laisse ce jouet envahir mon anus et me pénétrer profondément. Une fois en moi, Maître fait des va-et-vient. Difficile de rester à quatre pattes face au plaisir ressenti. Je m’allonge sur le ventre.

Cela ne me suffit pas. Je veux aussi que ma chatte soit satisfaite. Une idée me traverse l’esprit. Et j’ai cette foutue règle qui m’oblige à l’exprimer. Je le fais au bout de quelques secondes et demande à Maître si je peux me frotter contre un coussin. Ce qui en rajoute dans le côté humiliant.

Il accepte et me voilà être envahi par mon propre jouet dans mon cul tout en frottant ma chatte contre un coussin. Je ressens un orgasme et une ultime jouissance. Je ne tiens plus et je m’écroule littéralement. Je lui demande de retirer le gode car il me fait mal.

Maître me laisse quelques secondes et comprend mon apothéose. Selon lui, je suis loin d’être calmée. Alors, allongée sur le ventre, il essaie une chose. Il fait glisser le sniper sur mon dos et contre mes flancs. Je suis sensible et j’adore. J’arrive à en jouir. Oui, je jouis d’un jouet vibrant qui est sur mon dos. Je vous l’ai dit au début, ma sensibilité prouve mon excitation.

Toutefois, il n’a pas fini de jouer avec moi. Il insère alors son pouce en moi sans le bouger. Les sensations sont différentes douces et agréables. mais, je n’ai qu’une réaction possible : remuer. Parce que remuer va me provoquer de nouvelles jouissances. Il sait également que c’est quelque chose qui peut m’amener à me faire couler. Toutefois, quand j’ai une jouissance qui s’exprime , il le laisse en moi. Et ce, afin de me montrer à quel point je suis accro à l’endorphine et que je suis chienne. Il m’accorde quelques jouissances car, oui, c’est lui qui m’y autorise avant de finalement le retirer.

Je ne peux pas expliquer, mais le plaisir ressenti est différent selon les pratiques. Celui de l’électrostimulation et sniper est un plaisir agréable. Le gode est différent dans le sens où les sensations ne sont pas les mêmes tout comme le pouce. Mais, toutes ses pratiques me plaisent et me donnent du plaisir.

Cette fois, je demande une pause. Une vraie pause. Il s’arrête et s’aperçoit que je ne suis plus vraiment présente. Je suis dopée à l’endorphine et j’ai besoin de redescendre.

Mais, avec la redescente, je redeviens moi avec mes valeurs, mes principes et tout ce qui fait ce que je suis dans tous les autres domaines. Et alors arrive le sentiment de honte. Je ne vais pas m’attarder sur ce point présentement, ceux qui voudront comprendre ou s’intéressent à qui je suis, lisez la fin.

Maître se veut rassurant et essaie de comprendre. Je sais que c’est compliqué pour lui car il n’y a aucune raison selon lui.

Nous prenons une pause pour boire. Je me retrouve nue devant lui et face à un miroir. Je jette plusieurs fois un coup d’oeil à mon reflet. Je vois une femme avec des formes, des seins qui tombent et un ventre. Est-ce que je suis belle ? Je ne le crois pas. Et pourtant, Maître me désire, Maître me trouve belle. C’est vrai que mes seins sont loin d’être hideux et qu’il y a de quoi me caresser mais bon.

Je finis par m’allonger et il me prend dans ses bras mais devinez où vont ses doigts ? Ils jouent avec mes tétons, ma chatte et le pouce. Me voilà reparti dans le domaine du plaisir.

Toutefois, ce n’est pas aussi intense que précédemment, c’est un plaisir doux qui monte naturellement et sans frustration. Croyez-vous que je suis satisfaite ?

Son genou est pas loin de mon entrejambes et je le réclame pour me frotter contre lui. Il me l’accorde mais en faisant notre propre rituel. Je grimpe sur son genou et je m’humilie ainsi jusqu’à obtenir un orgasme. Je m’allonge à côté de lui et Maître éteint la lumière.

Mais, la discussion précédente sur nos familles respectives déclenchent en moi une crise de larmes. Je me rends compte que ma vie n’a pas été facile et que j’ai dû me construire toute seule. Attention, j’ai grandi avec mes parents et n’ai subi aucun supplice quelqu’il soit, mais cela n’empêche que je n’ai jamais pu vraiment compter sur eux pour quoi que ce soit. Bien au contraire.

Selon Maître, si je m’attarde sur le passé, c’est pour trouver quelque chose qui cloche à ces moments de plaisirs que je ressens. Comme si je voulais me prouver qu’un moment de plaisir aussi réel que les jouissances sont impossibles pour moi. Il est vrai qu’avec l’approche de mon anniversaire, c’est toujours un moment compliqué. Un moment où je fais le point sur mon passé, mon présent et ce que je souhaite pour mon avenir. Mon avenir, je n’ai pas vraiment de projets, je veux juste vivre les moments présent. Mon présent est quelque chose qui va très bien. Mais mon passé…

Il me réconforte et finissons par nous endormir. Dans la nuit, Maître ronfle et c’est la première fois depuis que je le connais. Il parle un moment donné en anglais. Bref, j’ai bien du mal à trouver le sommeil. Il finit par changer de position à cause de son dos et devient silencieux. Je finis donc par m’endormir à mon tour.

Nous nous réveillons le matin avant même que le réveil ne sonne. Il rejoue avec mes seins et mes tétons. Il glisse ses doigts dans mon entrejambe. Mais, cela ne suffit pas. Je demande l’autorisation de me frotter contre son genou. Il accepte et allume la lumière afin de me voir m’humilier.

Je le fais, mais bien que j’ai un orgasme, je ne suis pas satisfaite. Mon corps veut de nouveau être pénétré. Je finis donc en levrette avec un gode dans ma chatte. Le gode étant contrôlé par Maître bien évidemment. Il m’accorde quelques jouissances qui seront l’apothéose de ce moment avec Maître. En effet, le réveil sonne et il convient pour nous de nous habiller, ranger et rentrer.

À peine rentrée, j’enchaîne sur ma vie quotidienne. En réalité, je fuis. Je fuis le moment où je me mettrais devant l’ordinateur pour écrire. Pourquoi ? Pour ce qui suit.

Il m’en aura fallu du temps, mais pendant la séance, j’ai compris deux choses. La première est qu’il fallait que j’accepte le plaisir reçu et que je ne dois pas chercher à le bloquer. Mais, c’est compliqué. J’essaie de me convaincre de ne plus bloquer. C’est difficile. Le plaisir est tellement intense que j’en ai peur. Peur d’aller trop loin, peur de faire une bêtise, peur d’être accro à quelque chose que je ne pourrais pas tout le temps à voir. Ridicule n’est-ce pas ? C’est juste du plaisir et rien d’autre.

Il faut que je trouve la solution à ce qu’il n’y ait plus ce blocage.

Le second est le fait que Maître quand il me voit ou revoit la séance, il le fait avec des faits, des ressentis, des sensations et le plaisir exprimé par mes soins. Quand moi je le fais, je le fais en jugeant. Quand une pause est venue et que je suis redescendu du plaisir pris, la première pensée a été : Mais qu’est-ce que j’ai fait ?

Comme si c’était une bêtise ou quelque chose de malsain. Parce que je n’avais plus aucune règle, aucune barrière, je me suis juste laisser aller. Et j’émets donc un jugement sévère parce que tout dans la vie est gérée par des règles et là, j’en ai aucune. C’est une situation à laquelle je ne suis pas habituée dans tous les autres domaines.

Car, bien sûr, j’y suis habituée dans le BDSM mais pas dans ma vie courante. Alors, bien évidemment, le jugement sévère sur moi n’est pas que dans ce cadre. Mais, je reconnais que le travail avec un hypnothérapeute a fait son œuvre, car je me juge de moins en moins dans les autres domaines.

Il suffit d’appliquer ce travail dans le BDSM. Que je regarde les séances selon les ressentis, les sensations, les faits sans jugement. Oui, j’ai eu des désirs et des envies liées à l’humiliation. Et il n’y a rien de honteux étant donné que j’y prends du plaisir, mais en plus, je suis demandeuse pour en avoir plus.

Mais voilà, comment le faire ? Selon mes lectures, il suffit lorsque ces pensées viennent de les modifier. Et avec le temps…

Et puis, vous allez me trouver ridicule, mais mardi, en allant au yoga, la prof nous a demandé de semer une graine en notre intérieur qui, pourrait grandir et porter ses fruits au printemps. Je ne crois pas aux coïncidences alors j’ai décidé de semer la graine : Accepter pleinement ma soumission.

À voir au printemps suivant… Mais si vous avez des conseils, écrivez-moi…

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2 commentaire

  1. Bonjour lili,
    Je suis une femme soumise, tout comme toi.
    Je ne me juge pas concernant ma soumission ou plutôt je ne me juge plus car je ne le suis qu’auprès de Mon Maître, tout comme toi même lorsque vous avez été en présence d’autres personnes.
    Ta soumission est un jardin secret que tu vis en toute sérénité et liberté auprès de ton Maître et il ne te juge pas, au contraire il te permet de vivre tes envies de soumise.
    Sois fière de toi lili, car moi à travers tes récits je lis une soumise qui assume ce qu’elle vit.
    Tu vis ce que tu as envie et cela te permet d’être épanouie dans ta vie quotidienne, au lieu de ressentir de la frustration si tu ne pouvais pas la vivre.
    Belle après-midi.

    1. Bonjour,
      Maître ne me juge pas. Je vis mes envies parce que Maître m’y pousse. Sans lui rien ne serait possible. Maître me dit la même chose que toi. Ce n’est pas si simple. Mais en faisant un travail sur moi, cela devrait se faire

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