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Avant toute chose, sachez que j’expose ici ma vision et seulement ma vision de la Domination. Il faut savoir que ma vision a été créée par ma propre expérience, des recherches mais aussi du partage avec d’autres.

Domination / Soumission
Toutes questions en rapport avec la Domination / Soumission en général
Qu'est-ce que la Domination / Soumission ?
Il s'agit d'une des pratiques BDSM qui est le sujet principal de mon blog.

On ne peut pas parler de Domination sans Soumission ni de Soumission sans Domination. Les deux sont liées.

La Domination est très souvent représentée par une personne dite Maître ou Maîtresse. Les termes Dominants / Dominas sont également souvent empoyées.

De ce que l'on m'a expliqué, un Dominant est un homme n'ayant pas de soumise. Un Maître est un homme possédant une soumise.

La Soumission est très souvent représentée par une personne dite Soumise. Il existe également des personnes dites esclaves. Sachez qu'il existe une réelle différence entre une Soumise et une Esclave. Ce sont deux notions complètement différentes. Je vous invite à lire la partie sur les 9 dégrés de soumission.

De ce fait, il s'agit de deux personnes qui conviennent d'une relation que l'un des partenaires sera un Maître et la seconde soumise.
Existe-t-il un protocole dans la Soumission / Domination ?
La réponse est oui et non.

En effet, pour certains pratiquant BDSM, la relation Domination / Soumission n'existe que si elle respecte certaines règles.

Pour d'autres comme moi, la relation existe à partir du moment où les deux personnes se fréquentent dans ce cadre sans qu'il y ait une notion de couple.

De ce fait, le BDSM évolue et en fonction de la vision que l'on en a, il existe ou non un protocole.

Pour ma part, je préfère dire que je fixe les règles avec mon Maître qui ne correspond pas forcément aux protocoles fixés par des personnes dont j'ignore l'existence.

toutefois, certaines choses sont assez récurrentes, le collier, le vouvoiement du Maître, le rabaissement de la soumise qui n'est pas l'égale du Maître... Mais encore une fois, cela s'applique avec le consentement des deux partenaires
Comment devient-on une personne Soumise ou une personne Dominante ?
Régulièrement, mon maître et moi avons des personnes qui nous demandent Comment devenir une domina ou un dominant ? Comment devenir un ou une soumise ?

Je vais donc y répondre définitivement ici et vous faire cette réponse : "J'en sais rien."

Bon la réponse n'est pas terrible alors si vous avez la flemme de lire l'article en entier, retenez ceci : "Selon ma vision du BDSM, on ne se réveille pas un matin en décidant de devenir maître ou soumise. Il s'agit plutôt d'une réflexion, d'une prise de conscience appuyée sur les expériences sexuelles, les envies, les désirs, les fantasmes... Ensuite, il s'agit d'opportunités permettant de faire cette expérience de manière progressive permettant de confirmer ou non si l'on est fait pour ce rôle."

Si vous voulez rentrer dans le détail, cet article est décomposé en 2 parties :

  • La partie "Théorique" si je puis dire

  • Les témoignages de personnes qui sont acutallement domina(nt) ou soumis(e)


Première question: Avez-vous de l'expérience sexuellement ?


Je suis sérieuse en posant cette question. De mon point de vue, il convient d'avoir une certaine maturité sexuellement pour envisager ce type de relation.

Un homme de 18 ans peut tout à fait avoir cette maturité comme un homme de 40 peut ne pas l'avoir (je vous l'assure c'est une vérité !).

Pour le savoir, posez-vous ces questions :
















































Soumis(e) Domina(nt)
Avez-vous déjà fait une fellation ? Vous a-t-on déjà fait une fellation?
Avez-vous déjà pratiqué plusieurs positions? Avez-vous déjà pratiqué plusieurs positions ?
Vous a-t-on déjà pénétré avec les doigts ? Un sexe ? Un gode ? Avez-vous déjà pénétré une femme avec les doigts ? Un sexe ? Un gode
Vous a-t-on déjà fait un cunilingus ? Avez-vous déjà fait un cunilingus ?
Vous a-t-on déjà fait un anulingus ? Avez-vous déjà fait un anulingus ?
Vous a-t-on déjà attaché ou bandé les yeux ? Avez-vous déjà attaché ou bander les yeux d'une personne ?
Avez-vous déjà donné des fessées que ce soit avec les mains ou un objet ? Avez-vous déjà fessé quelqu'un avec les mains ou un objet ?
Vous a-t-on déjà mordu pendant les préliminaires ou l'acte ? Avez-vous mordu pendant les préliminaires ou l'acte ?
Vous a-t-on déjà tordu les seins ? Avez-vous déjà tordu les seins
Vous êtes-vous déjà exhibé ? En public ? Sur les résaux sociaux? Avez-vous déjà exigé une exhibition de la part de votre partenaire ? En public ? Sur les réseaux ?


Ceci n'est qu'un échantillon et il existe bien d'autres questions. La seule chose à savoir, c'est que si vous répondez non à plus de la moitié des questions, expérimentez-les avec la ou les partenaires qui seront sur votre route. De mon point de vue vous n'êtes pas prêt.

Dans un second temps, aux questions où vous avez répondu oui, il suffit de vous poser la question : "Avez-vous aimé ?"

Si, effectivement, vous avez aimé la majorité des pratiques, alors vous pouvez continuer la lecture de cet article. Pour les autres, vous n'êtes pas prêt pour une relation de Domination / Soumission

Deuxième question : Sommes-nous prêt à le devenir ?


La lecture


Commencez par lire des nouvelles ou des romans dans ce genre. Voyez l'effet que ces lectures ont sur vous. Si vous vous imaginez à la place des personnages dans certaines scènes, c'est que vous êtes prêt à le devenir.

D'autant que cela peut vous donner des idées.

Ex d'ebook gratuit : https://book-gratuit.com/?s=bdsm

Le porno


Personnellement, je n'aime pas les films pornos et j'en ai tellement entendu du mal que je ne le prône pas. Toutefois, cela peut vous aider à savoir si vous aimeriez être à la place des acteurs.

Attention : La réalité n'est pas un film scénarisé. Vous ne pourrez donc pas exiger d'un(e) soumis(e) tout ce qui se fait dans les pornos.

Le Web


Google, les réseaux sociaux, les sites webs spécialisés... regorgent d'image BDSM. Si les images vous font de l'effet et que vous aimeriez reproduire les scènes et êtes prêt à le faire alors il n'y a plus qu'à sauter le pas.

Troisième question : Comment devient-on soumis(e) ou domina(nt) ?


Sincèrement, c'est comme si vous me demandiez comment devient-on amoureux (se) ?

1°) Trouver le ou la partenaire


Comme dans toute relation, trouver un(e) partenaire qui accepte de jouer avec vous n'est pas chose aisée. Si vous avez déjà un(e) partenaire sexuel(le), pourquoi ne pas lui demander simplement ?

Ensuite, il existe des sites spécialisés de rencontre ou les réseaux sociaux. l'important est le feeling que vous aurez avec la personne car la confiance et la communication sont primordiales.

Un autre point important : la vision du BDSM. Soyez sûr que votre vision est similaire, que les envies et les désirs sont similaires.

2°) Il s'agit d'un jeu de rôle


Plusieurs hommes m'indiquent qu'ils aimeraient devenir maître mais sont timides.

La relation Domination / Soumission est un simple jeu de rôle sexuel. C'est a vous, et à vous seul de rentrer dans le personnage.

Pour que la lecture soit plus simple, je vais prendre un homme dominant et une femme soumise.

Un dominant doit avoir un certain charisme. Cela va être à lui de s'imposer, de donner des ordres, d'obtenir de sa soumise ce qu'il souhaite et de faire en sorte que sa soumise accepte de faire la punition.

De ce fait, un dominant se doit d'avoir une autorité et savoir se faire obéir. Car une soumise vous testera et refusera peut être des ordres ou des punitions. Si vous ne vous savez pas vous imposer, oubliez tout de suite.

Une soumise doit accepter les ordres quels qu'ils soient de son maître. Bien sûr, un dialogue aura constamment lieu entre 2 séances afin de connaître la ou les pratiques acceptées, fantasmées ou désirées. Elle doit pouvoir accepter son rôle et réaliser le rôle qu'elle joue.

De ce fait, une soumise doit savoir ce qu'elle désire car c'est elle et elle seule qui mène le jeu de rôle tout comme elle doit accepter d'obéir à tout ordre et toute punition. Si vous n'en êtes pas capable, oubliez tout de suite.

3°) Evolution progressive


Que vous débutiez ou soyez expérimenté, vous n'allez pas dès la première séance obtenir de votre soumise qu'elle ait un collier autour du cou, soit dans un coin en attendant que vous l'appeliez pour satisfaire vos besoins.

Beaucoup ont cette image de soumise, alors si tel est le cas, ne me parlez même pas. La relation Domination / Soumission n'est pas là pour qu'une femme satisfasse tous les désirs de ces messieurs.

Une relation comme toute relation est un échange. Un dominant se doit de donner du plaisir à sa soumise (des cuni, des pénétrations, des sodomies..) tout comme la soumise procure du plaisir à son dominant.

Si vous l'avez compris, c'est déjà un grand pas. Car la réalité est bien loin de ce que vous avez pu voir dans les pornos ou dans votre imagination.

Maintenant, pour découvrir vos talents de dominant ou de soumise, il convient d'y aller progressivement tout en suivant les envies de chacun.

Ce qui va suivre n'est absolument pas une marche à suivre mais un exemple. Vous pouvez commencer par quelques séances où la soumise est humiliée en s'exhibant. Vous pouvez continuer en l'attachant ou en lui bandant les yeux. Vous pouvez par la suite lui mettre un collier et une laisse.

Et seulement là, si tels sont les désirs de chacun, vous pouvez laisser votre soumise dans un coin avec un collier et l'appeler quand vous avez envie d'elle. Mais quand elle s'occupe de vous, n'oubliez pas de lui donner également du plaisir même si elle en prend dans cette position.

Si vous ne vous occupez jamais d'elle, la frustration la gagnera et elle vous quittera.

4°) Imagination


Que ce soit le dominant ou la soumise, l'imagination est quelque chose d'importent (enfin à mon sens).

Le dominant se doit d'imaginer des punitions qui soient vécues en tant que telles par la soumise. Il doit aussi trouver des idées lors des séances afin de réaliser les envies, les désirs et les fantasmes de sa soumise.

Une soumise doit aussi pouvoir inspirer son dominant. Qu'il la prenne en levrette ne va durer qu'un temps. A elle de réfléchir, de voir quelles sont les pratiques ou les fantasmes qu'elle aimerait réaliser.

Dans tous les cas, la communication est primordiale afin de vérifier que les envies, les désirs soient communs et réalisables.

J'en profite pour rappeler que même dans ce jeu de rôle, le consentement reste valable. Imposer sa volonté alors que l'un des deux a dit NON reste une agression sexuelle.

Conclusion


Voici un petit récapitulatif de comment devenir un dominant ou une soumise :

  • Avez-vous une certaine maturité sexuelle ?

  • Est-ce que lorsque vous avez lu ou regardé des images tournant autour des relations Domination / soumission, vous avez envie les vivre ?

  • Parlez-en à votre partenaire actuel et sinon, comme toute relation amoureuse, à vous d'en trouver

  • N'oubliez pas qu'il s'agit d'un jeu de rôle : un dominant doit pouvoir s'imposer, une soumise accepter d'être à cette place

  • C'est la soumise qui mène le jeu

  • Faites évoluer progressivement les pratiques en fonction des envies de chacun

  • Soyez imaginatif


A ne pas oublier :



  • Comme dans toute relation sexuelle : "NON" veut dire non. Sinon, il s'agit d'une agression sexuelle

  • C'est la soumise qui mène le jeu (contrairement à ce que l'on pourrait penser)

  • La confiance et la communication sont primordiales

  • La Domination / soumission est une relation avec des échanges de plaisirs sous le joug du jeu de rôle

Est-ce la soumise qui choisit son Maître ou est-ce le Maître qui choisit sa soumise ?
Il est traditionnellement indiqué que c'est la personne soumise qui choisit la personne à qui elle veut appartenir.

Mais au vu de notre société, de l'évolution des relations et là, je donne mon avis, en réalité ce sont les deux qui se choissisent mutuellement. Tout simplement parce qu'une personne soumise peut avoir envie d'appartenir à une personne Dominante. Mais si cette dernière n'est pas intéressée, vous vous doutez bien que rien ne peut se faire.

Mais dans tous les cas, que l'on prône la tradition ou ma vision, ce n'est jamais et au grand jamais les personnes Dominantes qui décident seules des personnes qui se soumettront à elles.
Est-ce qu"une soumise ou une personne dite Maître est forcément libertine ou échangiste ?
Le libertinage a la base n'est pas qu'est lié au sexe.

Le libertinage, le vrai, c'est une manière de vivre libre de pensée. Si on part dans l'interprétation et selon moi, c'est une personne qui a envie de suivre ses envies. Et ce, quelque soit le domaine : pro, familial, personnel.

Il est quand même dommageable qu'à ce jour libertinage = sexe. Car c'est bien plus profond
Mais si on reste dans le sexe, pour avoir découvert ce monde. C'est en fait donner et recevoir du plaisir à qui l'on a envie et quand on en a envie. Et ce, libre de le faire même si les personnes sont en couples
.
De ce fait un pratiquants du BDSM n'est pas forcément libertin dans le sens sexuel (multipartenaires...) de même qu'un libertin n'est pas forcément un adepte de BDSM.
Toutefois, on peut facilement combiner les deux sous condition que les 2 partenaires sont consentants.

En conclusion : une relation Domination/Soumission est une relation à 2 mais selon les souhaits peuvent inviter d'autres personnes à participer à leurs séances. Ce n'est en aucun cas une généralité mais une possibilité. Tout dépend de ces deux personnes
Qu'est-ce qu'une Relation Domination/Soumission selon Lili ?
Selon moi, une relation qu'elle qu'elle soit ne peut exister que s'il existe les ingrédients suivants :

  • Un feeling : sans le moindre feeling, même si la relation débute, elle sera vouée à l'échec.

  • Confiance : Lorsque vous vous retrouvez attaché à un lit, avec un bandeau et un baillon boule, vous avez intérêt à être sûre que cet homme n'appellera pas ses potes pour venir abuser de vous. La confiance est primordiale.Com

  • munication : il est extrêmement important de parler avant toute séance afin de définir la suite et pourquoi pas penser au scénario de la prochaine séance. De parler pendant la séance afin que le Maître puisse s'adapter en fonction de ce qui plaît, déplaite, supporte ou insupporte la soumise. De parler après afin de débriefer sur la séance afin de savoir les pratiques à refaire, celles à éviter ou celles à faire évoluer.

  • Respect : Si un Maître ne montre aucun respect il est à fuir. En effet, le non et le mot de sécurité (safeword) restent présents y compris dans une relation BDSM. Le non permet de dire au Maître que la séance peut continuer mais qu'il faut arrêter la pratique actuelle. Le mot de sécurité permet d'arrêter la séance totalement. De même, un Maître doit respecter les limites et les pratiques acceptées par la personne soumise. De même, si une soumise ne respecte pas son Maître, ce n'est plus une relation de soumission.

  • Partager la même vision du BDSm : il existe tellement de pratiques dans le BDSM qu'afin déviter toutes frustrations, il covnient que les deux partenaires soient en accord avec les pratiques qui seront exercées. Sans quoi, l'une des deux personnes ne pourra pas s'épanouir provoquant des problèmes dans la relation.

  • Fréquence : En effet, pour que tous ces éléments soient en place, il convient que les deux partenaires se fréquentent. Si les deux personnes se voient tous les 6 mois, il sera difficile de parler de relation. Mais si elles se voient de manière régulière, on peut parler de relation.


Au final, c'est la même chose qu'une relation amoureuse ou une relation d'amitié si ce n'est que l'on ajoute la couche BDSM avec un rôle de Maître et un rôle de Soumise
Existe-t-il plusieurs types de relation Domination / Soumission
Avant toute chose voici, ce que je dis :

Selon les protocolaires, dès lors que deux personnes ne vivent pas ensembles et que le Maître ne peut donc pas indiquer ses ordres à tout moment à sa soumise, il n'existe pas de "Relation BDSM" mais ce sont des "Jeux BDSM".

Selon moi, dès lors que deux personnes se fréquentent régulièrement dans le cadre d'une soumission, la relation existe.

Pour chaque type de relation, je vous dirais ce qu'il en est selon les deux visions.

La relation Domination / Soumission dans un couple

Protocolaires : Relation BDSM uniquement s'ils vivent ensemble car le Maître ne peut donner ses ordres à tout moment à sa soumise.

Selon moi : Relation BDSM

La relation Domination / Soumission entre amis

Protocolaires : Jeux BDSM vu qu'il n'y a pas de suivi quotidien

Selon moi : Rélation BDSM sous réserve que les deux personnes se fréquentent dans ce cadre. S'ils couchent ensembles mais ne font des jeux soumission que de temps à autre, ce sont effectivement des jeux BDSM

La relation Domination / Soumission : aventure sexuelle

Ce que j'appelle aventure sexuelle sont deux personnes qui se voient pour coucher ensemble.

Protocolaires : Jeux BDSM vu qu'il n'y a pas de suivi quotidien

Slon moi : Rélation BDSM sous réserve que les deux personnes se fréquentent dans ce cadre. S'ils couchent ensembles mais ne font des jeux soumission que de temps à autre, ce sont effectivement des jeux BDSM

La Relation Domination / Soumission : Coup d'un soir

Protocolaires : Jeux BDSM vu que c'est un coup d'un soir

Selon moi : Jeux BDSM vu que c'est un coup d'un soir

il ne peut exister de relation dans un coup d'un soir...
Comment débuter une relation Domination / Soumission ?

1. Les Personnes célibataires


Je vais certainement décevoir les personnes qui attendent une réponse qui va leur permettre de pouvoir découvrir ce monde par un claquement de doigt.

Mais pour découvrir ce monde, je vais vous dire qu'il vous faut trouver un ou une partenaire en qui vous avez confiance. Et là, c'est problématique !

 

Mais surtout, faites attention à vous, méfiez-vous des personnes qui vous demandent du fric, méfiez-vous des personnes qui vous refuse le safeword et de celles qui, de base, ne vous respecte pas et ne cherche même pas à vous connaître

2. Les personnes en couple


Dans cette partie, je vais aborder plusieurs points :

  • Comment débuter

  • Comment gérer les appréhensions et les découvertes

  • Que faire si les envies sont différentes


2.1 Les débuts


Vous êtes un couple, vous souhaitez pratiquer une relation de Domination et Soumission mais ne savez pas comment vous y prendre.

Déjà, je vais supposer que vous possédez déjà les 3 qualités principales qui sont absolument nécessaires pour ces pratiques :

  • Le respect : vous ferez toujours attention à l'autre quelque soit la situation. Vous le protégerez et ferez attention à sa personne

  • La confiance : Jamais votre partenaire ne vous mettra en danger. Il saura stopper si cela ne vous convient pas...

  • La communication : c'est la base pour savoir ce que souhaite l'autre et partager les ressentis.


Les bases sont en place mais que faire ? La réponse est pourtant simple :

  • Définissez ensemble qui domine qui ? Des couples alternent selon les semaines.

  • Parlez chacun de vos envies, des pratiques souhaitées et de vos fantasmes

  • Définissez dans le même temps la ou les punitions qui peuvent imposer au dominé lors de désobéissance


Normalement, de cette discussion, devrait découler votre fil rouge et vous donner les premières pistes des premiers scénarios.

Toutefois, attention, quelque soit vos envies, vos pratiques et vos fantasmes, commencez doucement et allez-y progressivement. Après chaque séance, discutez-en ensemble de ce qui a plu ou déplu, de ce que vous auriez aimé... Bref, faire un débriefing qui devrait normalement définir la suite.

Je vais vous donner un exemple : La femme rêve d'être promenée en laisse toute nue dans une forêt.

On est bien d'accord qu'aussi bien est ce fantasme, vous ne vous voyez pas le faire dès le lendemain. Bon, si vous en êtes capable et le faites, je vous dis bravo.

Mais si vous êtes de réels débutants, vous n'arriverez pas et vous vous défilerez. Mais alors comment faire ?

Achetez une laisse, restez tous deux habillés, mettez lui la laisse et promenez la alors qu'elle est debout.

Si besoin, faites-le lors de plusieurs séances. Et partagez vos ressentis. Si cela ne vous plaît pas ==> stop n'insistez pas et essayez d'autres pratiques.

Si par contre, tous les deux, vous prenez un énorme plaisir, promenez la dans une autre séance dans la même situation mais nue toujours en privé.

Par la suite, sortez tous les deux mais avec une tenue provocante pour elle. Et vous allez voir que des appréhensions risquent d'arriver : Que vont penser les autres ? Pour qui me prend-on ?....

Encore une fois, discutez de vos ressentis et voyez. Mais si cela vous plaît également, allez dans la forêt et promenez la en laisse. Voyez encore une fois ce que vous en avez pensé.

Et si cela vous a fait prendre du plaisir à tous deux ==> vous êtes enfin prêt à réaliser votre fantasme.

Et là, vous risquez de me dire et après ? Ben, après, vous aurez peut-être envie de recommencer, d'autres idées vont arriver, vous pouvez imaginer des scénarios différents... Si cela vous plaît, votre imagination saura vous guider.

En d'autres termes, discutez ensemble et faites vous confiance. C'est aussi simple que cela.

2.2 Les appréhensions et les découvertes


Bien évidemment, parler de vos fantasmes est une chose, être confronté à leur réalité en est une autre.

Des appréhensions sur de nouvelles découvertes peuvent en découler. Mais on est bien d'accord que vous avez une totale confiance en l'autre ?

Alors, parlez-lui de vos appréhensions. C'est important. Car votre partenaire a peut-être les mêmes appréhensions ou d'autres comme celle d'aller trop loin et de vous faire mal malencontreusement.

Vous devez donc vous rassurer l'un l'autre et vous dire que de toute façon, vous verrez bien lors de la réalité. Il est donc important d'être attentif à l'autre lors des séances surtout la personne qui domine.

Mais elle peut encore avoir peur d'aller trop loin. Tout ce que je peux vous dire : ne vous inquiétez, faites et suivez votre instinct. Si jamais cela va trop loin, vous le saurez et y aura toujours moyen de faire machine arrière.

De plus, comment savoir si cela peut vous plaire ? Alors, certains me demandent si j'apprécie certaines pratiques ou accessoires. Je peux vous donner ma réponse mais cela ne répondra pas à votre question.

En effet, j'adore être attachée par exemple et être privée de ma liberté de bouger. Mais tant que vous, vous ne l'aurez pas essayé par vous-même, comment vous le saurez ?

Alors, sans aller jusqu'à vous immobiliser totalement, commencez à ce que votre partenaire vous attache les mains. Et voyez l'effet que cela vous fait.

Mais c'est pour cela qu'il faut que vous ayez discuté préalablement de vos pratiques et envies. Ainsi, tous deux ferez le chemin ensemble dans une même direction.

En conclusion, je vous conseille de jouer aux curieux, d'essayer ce qui vous tente. Les appréhensions sont légitimes et normales. Discutez en ensemble mais dépassez le cap. Car de toute façon, une fois la pratique testée, vous saurez si oui ou non, elle vous aura plu et si vous pouvez aller plus loin.

2.3 Que faire si nos envies /pratiques / fantasmes sont différents


Je vais vous donner une réponse qui va vous déplaire. Mais là, cela devient compliqué.

En effet, même si vous essayez des pratiques pour faire plaisir à l'autre, une frustration peut naître.

Mais si vous ne faites rien, une frustration peut, aussi, naître.

Alors je n'ai pas de remède miracle. Soit vous arrivez à faire des concessions pour satisfaire une fois l'un et une seconde fois, l'autre.

Soit il faut envisager que vous ayez des partenaires différents pour pouvoir assouvir vos envies. Attention, je ne prône pas la tromperie. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.

Quand je parle d'aller voir une autre personne que votre compagnon de vie, selon ma vision des choses, vous avez obtenu l'aval de ce compagnon de vie.

Je suis contre le fait que vous alliez voir ailleurs sans en avoir averti votre compagnon de vie. Je peux comprendre la frustration et l'envie. Mais pour l'avoir vécu et avoir vu des couples, une tromperie peut faire beaucoup de dégâts.



Je suis plutôt favorable à la discussion, de voir ce qui est faisable ou non et enfin de trouver un accord qui puisse satisfaire les 2 personnes du couple. Que ce soit concéder et alterner le plaisir de l'un et de l'autre ou que ce soit de faire intervenir d'autres partenaires de jeux.
Qu'est-ce qu'un contrat dans le cadre d'une Relation Domination / Soumission ?
Il est fréquent lorsque l'on parle de Domination / Soumission que l'on parle d'un contrat.

Un contrat permet aux deux partenaires avant même de débuter leur relations de s'accorder sur plusieurs choses comme : les pratiques acceptées, les limites franchissables, les limites infranchissables, le mot de sécurité, les conditions de la relation...

Je fais la distinction sur les limites car selon moi, il en existe 2 :

  • les limites franchissables : ce sont des limites qui existent à un instant t mais si le Maître joue correctement son rôle, cette limite pourra disparaître avec le temps. Un ex : une promenade en laisse nue. Une soumise débutante ne sera pas capable de le faire au début de la relation. Mais si le Maître l'aide en ce sens, dans les mois à venir, ce fantasme sera réalisable.

  • Les limites infranchissables : ce sont des limites que jamais, au grand jamais le Maître doit tenter de franchir.

Est-il obligatoire d'établir un contrat dans une Relation Domination / Soumission ?
Pour une fois, je vais rejoindre les protocolaires et je vais dire oui. Je dirais même c'est vital.

Toutefois, là où je ne suis pas d'accord avec les protocolaires qui indiquent qu'il doit être forcément écrits. Selon moi, il peut être aussi bien à l'écrit qu'à l'oral. Il faut savoir que ce contrat n'a aucune valeur juridique et n'est juste qu'un contrat sur l'honneur.

Alors pourquoi le faut-il ?

Tout simplement parce qu'il est important de définir au moins les éléments suivants avec votre partenaire :

  • Les pratiques, jouets, accessoires, tenues acceptées

  • Les pratiques, jouets, accessoires, tenues refusées

  • Les pratiques acceptées

  • Les limites franchissables

  • Les limites infranchissables

  • La vision du BDSM

  • S'il peut y avoir d'autres partenaires ou non

  • la cadre : intérieur, exterieur, les 2

  • Le mot de sécurité (safeword)....


Ces élements sont vitaux avant d'entamer toute relation BDSM. car si vous n'avez pas les mêmes attentes, la relation sera vouée à l'échec. Même vous risquez de vous retrouver dans une situation inconfortable.

Toutefois, cette liste est non exhaustive. Il est très facile de trouver des exemples de contrat sur internet.

Pour ma part, je préfère l'oral que l'écrit mais parce que j'ai su que je pouvais avoir confiance en Maître Yannick.

De ce fait, si vous doutez, fuyez. Si vous pensez que l'expérience vous tente mais vous voulez être rassuré, faites un contrat écrit. Si vous avez confiance, faites-le à l'oral.

Dans tous les cas, définissez avec votre partenaire les règles. C'est primordial et peut éviter des situations malencontreuses
Le Consentement, le Non et le Mot de sécurité
Dans le préjugés et c'est la vision qu'ont certains pratiquants du BDSM dans le fait qu'une soumise n'a plus son mot à dire. Autrement dit, elle est à la merci de son Maître et de ce fait, il peut disposer d'elle comme il l'entend sans qu'elle ait le droit de dire quoique ce soit.

Cela donne à fantasmer dit ainsi. Mais il ne faut pas oublier qu'une soumise bien qu'elle peut être considérée comme un objet ou un jouet sexuel reste avant tout un être humain.

Selon ma vision du BDSm (et je dis bien selon MA Vision du BDSM), une soumise a toujours le droit de refuser et son Maître doit respecter son refus.

Il existe à mon sens 3 niveaux de refus qui ont des impacts différents :

  • Le consentement : Un Maître se doit d'obtenir le consentement de sa soumise surtout pour de nouvelles pratiques ou de nouveaux partenaires. Si elle s'y refuse, le Maître doit respecter et changer de pratiques ou de partenaires.

  • Le Non : Le Non peut apparaître à tout moment. Pour les raisons qui regardent la soumise, il peut arriver qu'elle n'ait pas envie d'une pratique, qu'elle n'ait pas envie d'un jouet... Ce Non n'est valable que sur le moment présent mais n'arrête en rien la séance. Le Maître doit juste s'adapter à elle.

  • Le Mot de Sécurité : Le mot de Sécurité est prononcé par la Soumise lorsqu'elle désire mettre un terme à la séance de Soumission. Autrement dit, le Maître doit tout stopper et libérer la soumise des contraintes si elle en avait.


Pour avoir entendu nombre d'histoires horribles, un Maître qui ne respecte pas le refus de sa soumise n'est plus un Maître BDSM mais un agresseur sexuel voire un violeur.

De ce fait, si un Maître vous dit que vous n'avez plus rien le droit de refuser parce que vous êtes sa soumise, fuyez !

Un Maître se doit avant tout de protéger, d'écouter et de respecter sa soumise. Si tel n'est pas le cas, c'est un homme qui n'a rien compris à la soumission
Les récompenses et les punitions dans le cadre d'une relation Domination / Soumission ?
Alors, j'ignore totalement d'où cela vient.
Mais je vais faire une hypothèse.

Le mot Maître est issu finalement du milieu scolaire dans le but d'enseigner aux élèves. Auparavant mais pas sur que ce soit le cas aujourd'hui aussi d'éduquer.
A mon époque mais c'est plus vraiment le cas aujourd'hui, il y avait un système de bon et mauvais point. Celui qui était sage faisait ses devoirs avaient des points. Au bout de 10 points une image. Au bout de 10 images = un cadeau donc la récompense.

Dans le cas d'un mauvais élève, mauvaise attitude ... même système mais à l'inverse, le coin voire exclusion = punition.

Un follower m'a dit que cela venait également de la royauté. Du fait que le roi avait le pouvoir de châtier et de récompenser qui il voulait peu importe si la personne méritait ou non et sans à devoir se justifier.

Peut être que finalement, récompenser et punir est dans la nature de l'homme.

mais revenons au BDSM, on parle d'éducation de la soumise qui sous entend ce système de récompense et de punition du milieu scolaire.

Je dois toutefois rappeler qu'il s'agit également d'une relation entre deux personnes.
Si je transpose à une relation amoureuse, allez vous donner une récompense à votre compagne parce qu'elle a fait la cuisine ?
Ou allez-vous la punir parce que justement elle n'a pas fait le dîner ?
Allez vous donner une récompense à votre amie qui arrive à l'heure ?
Allez vous donner une punition parce que votre amie n'a pas été présente à un moment pour vous ?
Je pense que la reponse esr Non.

De ce fait, le système de récompense/punition ne s'applique dans les relations de Domination / Soumission que si c'est en adéquation avec les règles acceptées par l'un et l'autre.
Donc ce n'est pas appliqué dans toutes les relations BDSM.

De plus, il faut savoir qu'une punition doit s'appliquer en cas de manquement de la soumise.
Et la punition doit en être suffisamment conséquente pour qu'elle ne recommence plus.
Alors quand je vois qu'une soumise cherche les punitions de manière régulière, c'est que la punition n'en est plus une. Il faut donc trouver une punition qui implique que la soumise ne doit plus faute.

Un ex, une punition qu'une sado risque de ne pas aimer, c'est de la laisser dans un coin sans la toucher. Elle n'y prendra aucun plaisir et comprendra son erreur.

En conclusion, toutes les relations BDSM ne sont pas basées sur un système de récompense et de punitions. Même si la punition s'applique généralement en cas de manquement de la soumise, elle doit être à la hauteur de la faute pour qu'elle ne se reproduise plus
Comment pratiquer le BDSM si mon ou ma partenaire s'y refuse ?
Il n'y a pas 36 solutions dans ces cas. Je fais partie des personnes qui considèrent que le sexe est important. Dès lors que des envies existent mais ne peuvent être assouvies, cela peut entâcher la relation de couple.

Alors, si effectivement votre partenaire refuse de se diriger vers cette solution, il n'y en a plus que 4 :

- Restez ainsi et gérer votre frustration

- le couple libre : Envisagez cette solution en rassurant votre partenaire. Vous pouvez lui expliquer que vous trouvez tout ce que vous aimez chez elle mais que sexuellement, vous avez besoin d'avoir un partenaire de jeu.

- La tromperie : sachez que je ne favorise en rien cette solution mais vous pouvez aller voir ailleurs sans en parler à votre compagne.

- La séparation : Vous pouvez envisager d'arrêter la relation et de trouver une autre personne qui pourra assouvir vos envies.

Désolée mais il n'existe pas de miracle pour assouvir vos envies autrement.
Qu'est-ce que les 12 règles d'or de la Soumission ?
Il existe dans le BDSM ce que l'on appelle "Les 12 règles d'or de la Soumission."

Pour certains, une soumise qui ne les connaîtrait pas et/ou ne les appliquerait n'est en fait pas une soumise.

Pour d'autres, ce sont les règles de base du BDSM....

Alors avant de vous les donner ces règles, sachez que j'ai pour habitude de chercher à comprendre comment ces règles peuvent être vénérées par certains et ont pu devenir aussi célèbre.

Après maintes recherches (qui demandent un peu de temps mais n'est pas si compliqué), il s'avère que ces règles ont été écrites par un couple pratiquant la relation Domination / Soumission pour leur couple. Lorsqu'internet a émergé, ces règles se sont très vite propagées et beaucoup se les ont appropriées et définies comme les règles de base de toute relation Domination / Soumission. Mais ce couple n'a jamais eu de base cette intention et ils ont même indiqué avoir fait évolué ces règles.

Pour ma part, je fais partie des personnes qui pensent que les règles s'établissent entre les 2 partenaires. A partir du moment où une personne se dit soumise et obéit à la personne dite Maître qui lui donne des ordres, il y a soumission. Je ne connais pas ces 12 règles et ne tient absolument pas à les connaître. Mais il est vrai que pour débuter, vous pouvez vous en inspirer.

Voici ces fameuses 12 règles d'or :
1. Les yeux baissés en ma présence, tu conserveras.

La soumise s'efforcera de ne jamais croiser le regard de son Maître, celle-ci étant indigne de porter le regard sur lui. Les exceptions autorisées par le Maître devront être perçues par la soumise comme une récompense dont elle n'est pas digne. Elle s'imposera donc de conserver les yeux à terre sitôt le Maître en sa présence. Cette disposition aura pour effet de lui rappeler, si besoin en était, son statut intrinsèque de soumise.

2. Jamais mes décisions tu ne contesteras.
La soumise ayant toute confiance en son Maître s'en remet donc intégralement à lui et en son jugement. Ce qu'il fait ou dit est vérité universelle. Dans le cas d'incompréhension d'une intention du Maître, la soumise acceptera sans rechigner ni tergiverser de se prêter aux exigences du Maître. Puisque la soumise a confiance en son Maître, ce qu'il entreprend ne peut l'être que pour le bien de la soumise et son plaisir à lui.

3. Jamais les jambes tu ne croiseras.


De façon à être ouverte en permanence, la soumise s'interdira de se tenir les genoux serrés et à plus forte raison, les jambes croisées. Dans le même esprit, la soumise tiendra son sexe, son anus et ses aisselles, exempts de toute pilosité incongrue, sauf si le Maître apprécie une toison à l'un ou l'autre de ces endroits. De même le port de sous-vêtements sera proscrit sauf si le Maître en exprime le désir. Il pourra à loisir autoriser le port de soutien-gorge et culotte, ou l'un des deux, ou aucun.

4. Une attitude humble et respectueuse tu conserveras.


Pour bien manifester sa soumission, l'esclave adoptera constamment un ton et un comportement respectueux pour s'adresser au Maître. Ainsi les paroles seront judicieusement choisies, ne seront jamais agressives, et encore moins ne manifesteront à aucun moment un quelconque énervement ou signe d'impatience. Il est évident que le mode impératif pour s'adresser au Maître, est proscrit. Dans le même esprit, le port de bijoux se fera de manière non ostentatoire. La soumise s'efforcera de se positionner en permanence en retrait de son Maître. Elle observera aussi d'être toujours à un niveau inférieur à lui, sur le plan physique. Ainsi lorsque le Maître est assis, la soumise s'assoira à ses pieds, et ainsi de suite.

 
5.A chaque infraction, ta punition toi-même tu fixeras.


Bien évidemment le Maître conservera un oeil critique et attentif aux faits et gestes de sa soumise. Il peut arriver qu'une faute ou erreur de comportement liée à son statut soit commise par la soumise. Mais le Maître peut aussi volontairement laisser croire à sa soumise que la faute n'a pas été relevée, afin de vérifier l'intégrité du respect de cette règle. La soumise devra donc dans les plus brefs délais, informer son Maître de toute inconduite dont elle aurait pu se rendre coupable, et en réclamer la juste punition. 

6. Ton temps libre à mon plaisir et mon bien-être tu consacreras.


L'esclave devra consacrer l'essentiel de son temps à se dévouer comme il se doit à son Maître. Elle s'inquiétera en permanence du bien être de son Elu, s'attachant à servir celui-ci comme son statut de servante l'y oblige. Ainsi, à table par exemple, elle devra veiller à ce que le Maître ait toujours son verre plein, du pain à disposition. Elle le servira des meilleurs morceaux, ne conservant pour elle que les restes que celui-ci consent à lui laisser. Si l'envie lui en prend, le Maître fera prendre sa pitance à son esclave, dans une gamelle, à genoux à ses pieds. Voire même lui jeter de temps à autre un os à ronger, le plaisir d'une soumise étant d'être avilie, rabaissée au rang d'animal de compagnie que le Maître peut indifféremment caresser ou repousser d'un coup de pied.

7. Irréprochable et parée toujours tu seras.


L'esclave veillera à être en permanence désirable pour son Maître. De ce fait elle s'abstiendra de se présenter à Lui en tenue négligée, mais au contraire s'efforcera de paraître toujours sous son meilleur jour. Dans le cas où les obligations familiales s'opposent à ce précepte, l'esclave s'en excusera immédiatement auprès du Maître, et fera en sorte de remédier très rapidement à cette situation inacceptable.


8. Par mensonge ou omission, la vérité tu ne travestiras.


Il est hors de question de tolérer tout manquement à cette règle. En aucun cas, la soumise ne devra dissimuler, ou travestir la pure vérité à son Maître. Quelque soit la gravité des faits, ou paroles incriminées, la soumise devra en informer immédiatement son Maître qui jugera en toute équité du bien-fondé et de la dureté de la punition méritée..

9.Toutes tes tenues imposées avec fierté tu porteras.


Le jeu de Domination/Soumission ne se cantonne pas (ou ne devrait pas se cantonner) aux seules soirées organisées. Si la soumise est sincère, elle vivra sa soumission à chaque instant. Elle portera sur elle les marques de son appartenance et de sa condition. Le collier de cuir muni d'un anneau pour accrocher une laisse semble le plus indiqué en la matière. Visible de tous, il peut être suffisamment décoratif tout en étant relativement explicite et laisser planer le doute. Ce qui ajoutera à la confusion de la soumise et la maintiendra en état d'esclavage. Il pourra demander à sa soumise, pour son plus grand plaisir, de sortir court vêtue, et d'arborer un décolleté provoquant afin d'offrir le spectacle de son corps à des inconnus, dans les lieux et circonstances qui plairont au Maître. Il restera en permanence organisateur et bien sûr, garant de la sécurité de la soumise, dans ces jeux d'exhibition.

10. Avec quiconque dans nos jeux même comportement tu adopteras.


Le Maître peut prêter ou louer et à l'extrême, vendre ou donner sa soumise à qui bon lui semble. Dans ce cas, ce que fait ou dit le nouveau bénéficiaire a, aux yeux de l'esclave, exactement la même valeur que si ces gestes et paroles émanaient du Maître. La soumise devra donc exécuter avec le même entrain et la même ferveur, les demandes du nouveau Maître.

11. De ton corps, jamais aucun accès tu ne me refuseras.


Puisqu'une soumise est ravalée au rang d'objet sexuel, le Maître peut se servir d'elle à sa guise, quand bon lui semble. La soumise dormira donc nue. Ce qui facilite l'intromission du Maître pendant la nuit, si l'envie lui en prend. Elle sera de temps à autre attachée dans une position pas trop confortable, mais laissant ses différents orifices à portée de son Maître. L'introduction de divers objets peut être envisagée, pour le plaisir du Maître de savoir son esclave ainsi possédée en permanence. Par contre, il est expressément accepté par la soumise qu'aucun plaisir sexuel, que se soit par la masturbation, par une ou un autre partenaire, n'est acceptable sans le consentement et même plus, sans qu'il ne soit de l'initiative du Maître. Les jours de menstrues de l'esclave, celle-ci en informera son Maître et maintiendra son orifice anal lubrifié par un produit adéquat, de façon à ce que celui-ci soit pénétrable à chaque instant sans effort pour le Maître. Il pourra ainsi disposer indifféremment de la bouche ou de l'anus de sa soumise tant que celle-ci sera indisponible vaginalement. Bien sûr, si le Maître prend plaisir à posséder sa soumise durant cette période il pourra en disposer à sa guise, et cela, même si l'esclave goûte peu les pratiques sexuelles lors de ses jours d'indisposition.


12. De tes punitions, toujours tu me remercieras.


Le Maître disposera intégralement de sa soumise. Il pourra tout à loisir s'amuser avec son corps aussi bien qu'avec son esprit. Ainsi, s'il lui prend l'envie de faire subir un châtiment corporel à la soumise, il n'aura pas à s'en justifier. A plus forte raison, si la soumise a failli à l'une des obligations afférentes à son statut. La soumise s'obligera à remercier le Maître de l'attention qu'il a bien voulu lui porter lors de cette punition. De même il pourra à discrétion la faire dormir dans un lieu de rétention, dans des conditions minimales de confort. Ce dont la soumise remerciera également.
Qu'est-ce que les 9 degrés de la soumission ?
Les 9 degrés de soumission proviennent d'une toute petite partie du livre ecrit par Diane Véra intitulé "The Lesban S/M safety manual" édité par Pat Califia de Lace/Alyson Press, Boston, 1988

J'ai recopié ces règles depuis http://auroraweblog.karmaos.com/post/14

Avant de les citer, sachez que je suis plutôt d'accord avec ces degrés (à peu de choses près).  Toutefois, je tiens à signaler que ce ne sont en aucun cas des étapes à suivre. Si je prends mon exemple, je suis actuellement au 6ème degré et clairement, je n'irais pas vers les degrés suivants. Cela ne m'intéresse pas et ne me plaira pas.

1. La personne carrément masochiste mais non soumise ou le libertinage sensualiste


Pas de servitude, de scènes d’humiliation ou d’échange de pouvoir, mais simplement certaines formes de douleur et/ou une sexualité épicée, genre petites rudesses animales... Plus un trip des sens à ses conditions et pour son plaisir direct que le fait d’être utilisé(e ) pour assouvir le sadisme du-de la partenaire. Pas du genre à allumer sur les jeux de douleur/plaisir en tant que tel ou à être attiré(e) par le sado-masochisme ou des sports plus extrêmes.

2. Pseudo partenaire de jeu


Apprécie la panoplie des jeux de rôles légers (scènes de la petite école, jouer au docteur, jouer aux cow-boys et aux Indiens, l’infantilisme, le travestisme forcé) mais aucune forme de servitude au menu, même une fois dans le rôle. Dirige largement la scène. Cette personne compte généralement plusieurs partenaires de jeux sur une base non permanente ou sans engagement véritable.

3. Pseudo-soumise


Aime jouer la personne soumis(e) pour voir ce que c’est l’état de servitude. Peut à l’occasion aimer se sentir utilisée pour assouvir les pulsions sadiques du-de la partenaire, et même aller jusqu’à le/la servir dans certains cas, mais à ses propres conditions. Dirige largement la scène, parfois fétichiste (adoration des pieds, par ex). N’a pas nécessairement d’engagement émotionnel envers la personne dominante. Ne désire pas être dressée pour la soumission. Ne cède pas beaucoup de contrôle ou sinon pour de brefs moments. Désire une variété de partenaires de jeux. Peut être avec une personne dominante quelque temps, sans être prête à céder réellement le contrôle.

4. Personne soumise dans les jeux de rôles définitivement non esclave


Offre une partie de sa volonté seulement sur des bases temporaires et à l’intérieur de limites spécifiques, et retire sa satisfaction de la soumission autrement que dans l’acte de servir ou d’être utilisée. Le suspense l’allume, tout comme le fait de se sentir vulnérable et de céder ses responsabilités. Ne dirige pas la scène sauf à quelques exceptions, mais recherche surtout son propre plaisir, plutôt que celui de la personne dominante. Joue à fond durant la scène, mais en sort une fois que tout est terminé.

5. Personne soumise-jouet


Lâche rarement prise hormis peut-être sur des bases temporaires, durant de brèves scènes et à l’intérieur de limites bien spécifiques. Retire sa satisfaction dans le fait de servir/d’être utilisée par la personne dominante pour des motifs de plaisir, généralement érotiques. Cherche son propre plaisir avant tout.

6. Soumis(e)


Donne réellement le pouvoir à la personne dominante (généralement à l’intérieur de certaines limites); veut servir, obéir, plaire et être utilisée par la personne dominante; souhaite offrir ses services à des fins érotiques ou non; peut même se glisser dans un rôle d’esclave à temps plein durant quelques jours. A généralement une relation à long terme avec son-sa Maître(esse), relation faisant l’objet d’un contrat et d’un engagement profond. Est beaucoup plus dévouée aux besoins, demandes et désirs de la personne dominante, qu’aux siens propres. Son plaisir provient généralement du besoin viscéral de servir, complaire et obéir à son-sa Maître(esse). Retire une fierté de ce besoin de servir et est généralement bien entraînée. Certaines de ces personnes peuvent vivre avec leur Maître(esse) sur une base partielle ou à temps plein, bien que ce ne soit pas toujours le cas. La majorité des personnes soumises portent le collier de leur Maître(esse)

7. Soumise consensuelle mais réelle soumise, à temps partiel


Dans une relation suivie et se considère la propriété de son-sa Maître(esse) en tout temps. Veut lui obéir et lui plaire sur tous les plans dans la vie, érotiques et non érotiques. Peut dédier une partie de son temps à d’autres engagements mais son sa Maître(esse) a le dernier mot sur ses temps libres. En général, une entente spécifique et écrite lie les parties.

8. Soumise à temps plein sur une base consensuelle


Hormis sur quelques menus aspects et limites, cette personne considère n’exister que pour le bien-être et le plaisir de son-sa Maître (esse) En retour, elle s’attend à être vue comme un cadeau de grand prix (propriété) Un grand nombre d’esclaves cumulent les tâches professionnelles et ménagères, et leur salaire est volontiers remis au-à la Maître(esse) afin qu’il-elle en prenne soin. Vu par le prisme du BDSM, un tel arrangement tient compte du consentement de la personne esclave et reconnaît explicitement les dangers d’un tel statut, par l’échange de pouvoir en cause, ce qui se traduit bien souvent par des pré-arrangements plus clairs et définis que bien des contrats de mariage traditionnels. Un contrat écrit étant de rigueur, dans plusieurs de ceux-ci, on peut lire en toutes lettres que si la personne esclave demande à être libérée et que sa demande lui est refusée, alors elle doit honorer son engagement et rester auprès de son-sa Maître(esse)

9. Soumise entière et sans limites sur une base consensuelle




Un fantasme répandu bien que rarement appliqué dans la vie quotidienne (sauf dans le cas de certains cultes religieux et d’autres situations ou le consentement est induit par lavage de cerveau ou par des pressions sociales ou économiques). Certains puristes insisteront sur le fait que vous n’êtes pas une personne réellement esclave tant que vous n’acceptez pas de faire absolument tout ce que la personne dominante vous demandera. Plusieurs se réclameront de l’esclavagisme total sans limites.... bien que nous ayons tous et toutes nos limites, quelles qu’elles soient. Croire le contraire est illusoire.....