Jour 5 – Bonne de la maison

Cher journal,

Moi qui pensais être tranquille ce jour. Ce ne fut pas le cas. Commençons par le matin.

Je dors tranquillement, je sens des mes mains parcourir mon corps. Je me retourne et je vois Monsieur nu glissé dans mes draps. Il me dit « chut. »

Il enlève le drap et insère ses doigts en moi. Il m’embrasse fougueusement. Il retire sa main et joue avec mes tétons. Je me laisse faire, je laisse cette envie monter en moi.

Une langue s’insère en moi. Je me soulève et vois que c’est Madame. Monsieur me plaque sur le ventre et commence à attacher mes bras de chaque côté du lit.

Madame s’occupe toujours de me lécher. Monsieur se lève et m’attache de la même manière les pieds. Je suis attachée de toute part, je ne peux bouger et suis à la merci de cette bouche qui tâche de me donner du plaisir comme jamais.

Madame se retire. Elle se cambre de manière à donner son cul à son homme en s’appuyant sur le lit en faisant en sorte que je vois son regard. Pourquoi ? Je le comprends quand Monsieur la baise tandis qu’elle continue de me lécher. Je vois le regard de son mari qui me perce et se demande si cette situation me plaît.

Tu aurais aimé cher journal que cela se passe ainsi mais je me réveille la main trempée et me rend compte que je me suis branlée durant mon sommeil. Ce n’était qu’un rêve.

Je prends mon temps dans la douche. Je caresse sensuellement et doucement mes seins en pensant à ce couple atypique. Je prends la poire de douche et fait en sorte que l’eau aille dans mon intimité.

Hum. C’est bon mais pas suffisant. Je coupe l’eau. Me colle au mur et insère mes doigts en moi. Je retiens mes gémissements car j’ai peut que l’on m’entende mais au moins, cela me fait du bien et ne ressens plus cette frustration que j’ai eu ce matin.

Je retourne m’habiller mais avec mes vêtements de ville et décide de descendre à la cuisine. Même si j’ai l’autorisation de me balader dans la maison, je prends l’escalier de service. Aucun bruit dans la cuisine.

Je me prépare ma tisane, une tartine de confiture et une pomme. Mes pensées se dirigent sur la soirée d’hier. J’ignore ce que j’ai vu mais une chose est sûre, cela dépassait mon imagination.

Je me demande comment j’allais m’occuper. Je décide finalement d’aller faire un tour. Après tout, le manoir est encerclé d’une petite forêt.

Je m’empare de mon manteau et laisse mes pieds me mener où ils veulent. j’entends alors un bruit. Un animal ? Même si c’en est un, il ne doit pas être bien méchant.

Je me rapproche à pas de loup. Entre les broussailles, j’aperçois une femme à 4 pattes sur le tapis avec une laisse au cou tandis qu’un homme la pénètre et un second lui insère son sexe dans la bouche.

Je ne connais aucun des 3. La bienséance voudrait que je m’éloigne et les laisse tranquille mais la curiosité m’en empêche. Je les regarde faire tout du long. Le plaisir qu’elle ressent est visible même si étouffé par la sucette en bouche.

Les hommes quant à eux, l’insultent : salope, chienne, vide-couilles… Et bizarrement, cela augmente sa jouissance.

L’un des hommes tournent la tête et me voit.

Je fais demi-tour et rentre au manoir. J’ignore comme il allait prendre le fait que je les ai surpris. Je remonte au plus vite dans ma chambre et regarde la télévision. Cette maison est vraiment perverse. Mais le fait que je veuille rester fait-il de moi une perverse ?

A l’heure de déjeuner, j’emprunte le même chemin. Prends le plat qui m’est destiné et le réchauffe dans le four micro-ondes.

« – Le spectacle de ce matin vous a-t-il plu ?

Je sursaute et me retourne. C’est l’homme qui m’a vu.

– J’avoue que cela m’intrigue qu’elle soit traitée comme un animal.

– Vous savez, c’est elle qui le demande et elle adore. Rien n’est fait sans consentement dans cette maison. Mais est-ce que cela vous a excité ?

Il m’observe espérant que le moindre geste me trahisse.

– Je ne sais pas.

Il se rapproche de moi :

– Et si je vous mettais un collier là tout de suite, vous obligeant à vous mettre à 4 pattes, je vous tiens en laisse et je vous promène nue à l’intérieur de cette maison. Accepteriez-vous ?

Je ne réponds rien. Je rougis simplement. La sonnerie du micro-ondes me sauve.

– Un jour, j’espère que vous me le demanderez. Je suis dans la chambre 3 jusqu’aux environs de 9H tous les dimanches. Ensuite, je déjeune et j’essaie de trouver des joueurs. Il est temps de rentrer chez moi. Bon appétit. »

Il repart comme il était rentré et je réalise que mon intimité réclame encore une fois son dû. Je me concentre sur mon plat mais ne cesse de penser à l’image qu’il a introduit dans ma tête.

Du fait que cela m’excite, est-ce que j’en ai envie ?

Je retourne dans ma chambre, me déshabille et me remets à nue. Je me glisse sous mon drap. Je ferme les yeux et j’imagine que mes mains sont celles de Monsieur qui caressent sensuellement mes seins.

L’une d’entre elles descend à mon intimité et un doigt me pénètre. J’en mets un deuxième et me laisse aller. cette fois-ci je ne retiens aucun gémissement. Cette fois, je m’imagine en 4 pattes dans la nature à la place de cette femme et cela a pour effet d’accentuer ma jouissance.

Incroyable, je suis arrivée à me donner un orgasme. Je me relève et essuie ma main trempée. Je me rallonge dans mon lit et regarde la télévision.

J’aimerais profiter de celui qui est dans le grand salon mais j’ai peur d’y trouver quelqu’un ou qu’il y ait des restes de la veille.

Comme une enfant, à 16H, j’ai de nouveau faim. Je sais que des gâteaux traînent. Je me rhabille pour la deuxième fois de la journée et descends de nouveau dans la cuisine.

J’entends des voix. Il vaut mieux que je remonte mais la porte s’ouvre et un autre invité en sort. Monsieur me voit et me dit :

« – Entrez. Nous prenons un en-cas, venez avec nous.

Il est accompagné de Madame. Je rentre, m’assieds, prends la brioche et me fais une tartine de confiture. Je ne me sens pas à mon aise.

Madame prend la parole :

– Mélanie, nous ne voulions vous épargner nos soirées spéciales. Nous ne savions pas si vous étiez prête.

– Madame, c’est de ma faute. J’avais trop faim et je n’ai pas respecté les règles. Mais ne vous inquiétez pas même si je n’avais rien vu de tel, je ne suis pas choquée.

– Tant mieux. Réponds Monsieur. Et si jamais vous voulez participer, nous pouvons…

Madame l’interrompt d’un regard.

– Merci Monsieur mais samedi prochain, je vous laisserais tranquille.

– Comme vous voulez. Indique Monsieur d’un air dépité. »

Cette discussion passée, nous parlons de choses et d’autres et découvrent qu’à part une sexualité plus que débridée, ce sont des personnes normales avec des loisirs, des plaisirs simples. Enfin pour des personnes aisées. Car partir aux Bahamas pour les prochaines vacances, je ne suis pas sûre que je puisse.

Une complicité, un partage s’installent. Nous restons à la cuisine jusqu’au soir et ils m’invitent à regarder un film dans le petit salon avec un plateau repas.

j’accepte avec plaisir. Ils me mettent entre eux. Seulement, je n’ai pas pu voir la fin puisque les deux ont commencé à me caresser. J’embrassais l’un et l’autre.

Jusqu’à ce qu’ils me déshabillent et me retrouve allongée sur le dos. Madame assise sur a bouche afin que ma langue s’y glisse avec délice tandis que Monsieur me branle avec ses doigts.

Cela s’était fait insidieusement. Mais après tout si nos envies sont là, profitons-en.

Madame a toujours un goût délicieux et j’essaie de la dévorer de manière à lui faire honneur. Même si mon rythme est fixé par Monsieur qui me pénètre maintenant avec son sexe.

Madame finit par couler sur moi. J’en ai partout sur le visage même si j’ai essayé d’en avaler une partie. Monsieur se vide à son tour en moi avant d’exprimer mon énième orgasme.

« – Vous êtes beaucoup trop désirable. Nous n’arrivons pas à vous résister. Dit Monsieur.

– Merci. Je réponds.

– j’adore quand vous me lécher mais la prochaine fois, c’est moi qui le ferais. Dit Madame.

– M’autorisez-vous à aller me coucher ?

– Bien sûr. Accepte Madame. Passez une bonne nuit.

– Dormez bien Mélanie.

– Vous aussi Monsieur. »

Je ne contrôle même plus mes envies. Dès que les leurs s’expriment, je réponds. Je ne cherche plus à savoir si c’est bien ou mal. Si c’est pervers ou non. Je me dis autant se faire du bien, non ? Et qui peut me dire si je pourrais revivre des moments comme ceux-là ni combien de temps ils dureront.

Moi qui voulais un dimanche tranquille, il a été rempli de sexe.

Bonne nuit à toi

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