Le BA-BA du BDSM

Beaucoup de personnes s’interrogent sur comment j’ai rencontré mon maître et comment cela s’est passé.

Il faut savoir qu’avant cette rencontre, j’étais une femme commune et ordinaire (et je pense l’être encore) pour qui le sexe consiste à des préliminaires sympathiques qui se terminent par une pénétration en pouvant varier les positions.

Comme je suis curieuse et je déteste la routine, j’ai ajouté des accessoires dans ma vie sexuelle : des godes, des menottes essentiellement.

Mon partenaire de l’époque a voulu rajouté des vdéos ou le faire devant des pornos. J’ai détesté. Regarder un porno ne me fait pas grand chose en réalité surtout quand mon partenaire insiste en disant : « Je suis sûr que tu aimerais être à sa place. tu voudrais vivre cela. » Moi, je me taisais et faisais ce qui lui plaisait. De même, comme je n’aime pas trop me voir en photo ou en vidéo, alors pourquoi en faire ? Surtout qu’il voulait réaliser son propre porno et je devais me taire et jouer les actrices. Youpi

Tout cela pour vous dire qu’étant cette femme, j’avais comme tout le monde mes préjugés sur le BDSM : du cuir, du fouet, faire mal volontairement ou subir la torture, des gens détraqués dans leur tête…

Mais aussi le fait qu’une personne qui accepte d’être soumise est aux ordres de l’autre quelqu’ils soient. Et sincèrement, j’aime beaucoup trop ma liberté.

Alors pourquoi j’y ai plongé ?

Quand je me suis séparé de ce compagnon de longue date, cela a été comme une renaissance. Ma curiosité est revenue avec force dans plusieurs domaines. Et j’ai eu cette homme qui est entré dans ma vie qui m’a révélé son côté dominant. Je me suis dit : « Voilà une occasion d’essayer, tu n’en auras pas d’autres. Alors pourquoi pas ? »

Mais finalement, le BDSM, c’est quoi ?

Définitions littéraires

Selon l’internaute : « Définit toutes les pratiques sexuelles qui font intervenir le bondage, la  domination, le sadisme et le masochisme, la soumission et les punitions. »

Bon très bien, continuons le vocabulaire :

Bondage : Le bondage est une pratique érotique ou sexuelle, qui consiste à attacher  son ou sa partenaire avec des cordes, des chaînes, des bâillons… Il s’agit  d’une pratique sadomasochiste et fétichiste.

Domination :

Sens 1 : Action d’être surélevé

Snes 3 : Avoir sous son autorité, tenir sous sa suprématie.

Sadisme :

Maladie mentale qui pousse à prendre du plaisir en faisant ou en voyant souffrir quelqu’un.

Masochisme :

Comportement d’une personne qui cherche le plaisir dans la douleur.

Soumission :

Disposition à obéir.

Que doit-on en conclure de ces définitions ?

Le bondage, dès que vous réclamez à être attaché ou que vous attachez votre partenaire, vous faites une pratique BDSM. Surprenant non ?

A partir du moment ou vous êtes un supérieur hiérarchique, vous êtes un dominant. Mais revenons au sujet principal, le BDSM sous-entendu sexuel. C’est la raison pour laquelle j’ai pris le sens 3 qui indique le fait que dès que vous avez une autorité (sous-entendu sur une personne), vous pratiquez le BDSM.

Surprenant, non ?

Pour le sadisme, dès que nous souhaitons faire du mal (même avec le consentement de notre partenaire), nous avons une maladie mentale. Je ne suis pas forcément d’accord mais restons sur les définitions littéraires pour l’instant.

Alors, autant faire souffrir quelqu’un, nous avons une maladie mentale mais nous sommes considérés comme une personne normale si nous cherchons du plaisir dans la douleur. Etonnant !

Et enfin, la soumission, il s’agit d’une disposition à obéir.

Conclusion des définitions

Déjà dans aucune définition, est relié le BDSM au sexe. Alors bien sûr, c’est une conception que nous avons tous mais en lisant les définitions, vous pourrez vous apercevoir que vous pouvez être dans une ou plusieurs de ces définitions dans un autre domaine que le sexe.

Ensuite, je pense que les personnes qui ajoutent du piment en voulant être attaché ou en attachant, en réclamant une fessée ou en donnant, vous êtes déjà dans le BDSM ! On est donc bien loin de l’image de l’homme en cuir avec le fouet en ayant une femme nue à ses pieds !

Enfin, ce sont des définitions larges qui permettent finalement d’y faire entrer nombre de pratiques qu’elles qu’elles soient. Alors, finalement, qu’est-ce que le BDSM ?

Le BDSM dans la réalité

Comme on a pu le voir, le BDSM est en vérité une pratique très large. Alors résumer le BDSM à quelques pratiques ou à certains préjugés est complètement faux.

C’est comme si vous disiez que l’art se définit par les seules œuvres qui sont exposés dans les musées. Quick des BDS ? Quick des livres ? Quick de la musique ?

Le BDSM c’est exactement pareil. En fait, il dépend de tout un chacun. Vous avez les couples qui vont retirer un sens que ce soit la vue ou le toucher, vous allez avoir les personnes qui ont envie d’être rabaissées, celles qui veulent être traitées comme des animaux, celles qui veulent être utilisées comme des jouets sexuels, celles qui veulent subir toute sorte de torture qui leur procure du plaisir….

La vision du BDSM est donc généralement plus large que les seuls préjugés que nous en avons. Et selon cette vue, le nombre de pratiquants est en réalité bien plus important et beaucoup moins tabou qu’il n’y parait. Seulement, beaucoup l’ignore.

En réalité, tout dépend des pratiques, des envies, des accessoires des personnes qui vivent cette expérience de BDSM. Il existe donc autant de définition de BDSM que de relation qui la pratique.

Vous pouvez prendre 10 personnes qui le pratiquent, vous y verrez des similarités mais également des différences. Et ces similarités seront celles qui correspondront à la définition générale du BDSM.

Il n’existe donc pas un seul BDSM unique. Bien au contraire.

Pour la suite, je vais me concentrer sur la pratique que je connais le mieux et donc bien placée pour en parler même si à date, je me considère comme « débutante » : la soumission.

Qu’est-ce que la soumission ?

D’après la simple définition littéraire : c’est la volonté d’obéir.

Alors, de suite, je vais casser des préjugés qui sont, à mon sens, bien trop répandus :

Une soumise n’est pas forcément une femme qui obéit à qui veut

Si je le dis, c’est parce que beaucoup d’hommes m’ont contacté en pensant que j’allais me plier à leurs ordres sans même les connaitre.

Une personne soumise accepte par consentement de se soumettre à 1 ou X personnes.

Je le dis parce que très souvent dans le BDSM, vous entendrez parler de relation Domination / Soumission. Par conséquent, il existe dans cette relation 2 personnes : un maître et sa soumise (comme cela peut être maître – soumis, maîtresse – soumise, maîtresse – soumis).

Autrement dit 2 personnes. il peut effectivement arriver que les sousmis(es) acceptent d’obéir à qui veut. Mais ce n’est pas ce qui est le plus répandu.

Alors, avant de vous précipiter en vous disant « Chouette, une soumise, elle va faire tout ce que je vais dire », renseignez-vous avant pour savoir si elle est dans une relation D / S ou si elle accepte de se soumettre a qui veut.

Cela vous évitera bien des ennuis. Pour ma part, je me considère soumise à mon maître. Pour les autres, surtout sexuellement, je suis à leur niveau et donc leur égale. Je ne supporte donc pas que l’on me rabaisse et je le fais savoir.

Une soumise n’obéira pas à n’importe quel ordre

Beaucoup de personnes croit que s’ils passent la nuit avec une personne soumise. Cette dernière va faire tout ce qu’ils vont demander.

Il se trompe au moins sur les 4 points suivants :

  • LE CONSENTEMENT EST TOUJOURS PRESENT. je le mets en lettre capitale mais même dans le BDSM, les mots « NON », « STOP », « ARRETE » gardent tout leur sens tout comme le mot de sécurité
  • Contrairement à ce que l’on pense, les pratiques qui seront réalisées sont en réalité decidées par la personne soumise. Eh oui, la leader dans une telle relation n’est finalement pas la personne dominante.
  • Une personne soumise (celle qui accepte de l’être à son maître) ne sera confiée à une tierce personne que si le maître a confiance en cette personne. En effet, c’est à lui d’assurer la sécurité de sa soumise et c’est donc à lui de veiller qu’elle sera traitée correctement. De ce fait, si vous ne connaissez pas le maître, oubliez l’idée de suite de passer une nuit avec sa soumise.
  • Le respect. Une personne inconnue à la soumise devra faire preuve de respect envers elle. Personnellement, je n’en ai jamais vu autant que dans cet univers. Si cette valeur est manquante, fuyez.

Autrement dit, vous fantasmez sur le fait de passer une nuit avec une soumise, connaissez un couple qui le pratique, vérifiez si vous avez la même vision que ledit couple et lorsque la confiance sera installée, demander à passer la nuit avec la personne soumise.

Attention, tout ce que je dis est valable pour toute personne en relation en D/S. Une personne soumise à qui veut est plus libre dans ses actions mais du coup perd également une certaine sécurité.

Mais revenons en détail sur chacun des 4 points.

Le consentement est existant même dans le BDSM

J’entends autour de moi et sur les réseaux sociaux des choses horribles comme ces violences conjugales voire des viols sous le couvert du BDSM.

Il faut arrêter de dire que parce qu’une personne est soumise, elle doit obéir à n’importe quel ordre. C’est FAUX!

Une personne soumise lorsqu’elle rencontre une personne dominante doit discuter avec cette dernière afin de vérifier la vision du BDSM, la ou les pratiques désirées, les accessoires, les lieux….

En résumé, c’est ce qu’on appelle plus communément le contrat. Ce dernier est bien souvent écrit mais je préfère pour ma part qu’il soit établi à l’oral. Mais uniquement si vous avez confiance.

Tout simplement parce que la relation va évoluer, en fonction des découvertes, des ressentis, des moments passés, tout ce qui est écrit dans le contrat peut être caduque.

Dans tous les cas que le contrat soit écrit ou oral, un mot de sécurité doit être défini. Ce mot permet à la personne soumise d’arrêter immédiatement la séance. Peu importe les désirs et les envies de la personne dominante, cette dernière doit tout arrêter et le cas échéant libérer la personne soumise.

Sans aller jusqu’au mot de sécurité, les expressions « NON », « ARRETE », « STOP » ou tout autre similaire restent valables dans les séances BDSM. La personne dominante peut continuer la séance mais doit immédiatement arrêter la pratique en cours.

Il faut arrêter de dire que sous le couvert du BDSM, sous le couvert que la personne est soumise, la violence conjugale et/ou le viol sont autorisés.

Même dans ces pratiques, si tel n’est pas la volonté de la personne soumise et que la personne dominante continue, il s’agit d’une AGRESSION condamnable. Vous n’avez pas le droit de faire tout ce que bon vous semble.

Car il ne faut pas oublier une chose, ce n’est pas la personne dominante qui décide en définitive.

La soumise est la leader de la relation D/S

Une personne dominante communément appelée Maître ou Maîtresse est en réalité un simple guide. C’est la personne qui va faire son possible pour amener la personne soumise à vivre ce à quoi elle aspire.

Autrement dit, la personne soumise va définir ce qu’elle souhaite vivre dans cette relation. D’ailleurs, comme je l’ai dit, son souhait peut évoluer avec le temps. C’est ce qui sera inscrit dans le contrat. Elle va définir l’objectif global de la relation.

Par contre, il est vrai que lors des séances, c’est la personne dominante qui décidera du scénario, des accessoires, du lieu, des personnes… lors de chaque séance. Mais qui sera toujours en adéquation avec la volonté de la personne soumise.

Mais si c’est la soumise qui décide, où est le consentement de la personne dominante ?

C’est la raison pour laquelle il convient de discuter car bien évidemment, la personne dominante a elle aussi son mot à dire et doit également donner son consentement. De ce fait, si les 2 personnes n’ont pas la même volonté, n’ont pas la même vision, il convient de ne pas commencer une telle relation.

C’est également aussi la raison pour laquelle la communication entre les 2 partenaires de jeux est primordiale :

  • Avant chaque séance : afin de vérifier les envies du moment de chacun
  • Pendant la séance : La personne dominante doit s’adapter en fonction de la réaction et des dires de la personne soumise
  • Après la séance : les 2 partenaires doivent en quelque sorte débriefer afin de savoir ce qui a plu, ce qui a déplu,c e qu’il convient de refaire ou non…

Attention, toutefois, la responsabilité de la personne dominante est importante dans le sens où c’est à elle de vérifier que la personne soumise est en confiance et en sécurité.

Quand vous êtes tous les deux dans une chambre, le risque est faible.

Mais dès que vous êtes à l’extérieur ou en présence d’autres personnes, c’est à la personne dominante de veiller à ce qu’il n’arrive rien à la personne soumise.

D’où l’importance de la confiance car la soumise s’en remet entièrement à la personne dominante. Ce qui m’amène au 3ème point.

La personne dominante doit avoir confiance dans les personnes tierces

Ce point n’est valable que dans les relations où les 2 partenaires de jeux souhaitent jouer avec d’autres personnes.

Il est important que la personne dominante connaisse bien les partenaires de jeux qu’elle introduit.

Tout simplement parce que ces personnes devront appliquer exactement les mêmes règles que celles qui ont été imposées dans le contrat. Afin d’être sûr que ces tiers le feront, il convient de les connaître et d’avoir confiance en eux et surtout qu’ils respectent eux aussi les NON et le mot de sécurité.

Si jamais vous jouez avec des inconnus, ils peuvent très bien outrepasser les règles et la séance devenir en véritable cauchemar voire en une agression subie par la personne soumise.

Attention, je ne dis pas que toute personne inconnue agressera forcément une personne soumise. Tout comme une personne de confiance respectera forcément les règles.

Je dis simplement qu’il est plus facile d’assurer la sécurité d’une personne soumise avec des connaissances qu’avec de parfaits inconnus.

Du coup, attention aux personnes que vous introduisez dans vos jeux comme il est conseillé de discuter avec ces personnes voire même de passer un moment avec eux dans un contexte autre que sexuel pour vous assurer que la séance sera bénéfique à tous.

Le respect

Dans la tête de beaucoup, une soumise est forcément rabaissée, humiliée, mise dans des situations gênantes…

Sachez que cela n’est en réalité pas une généralité. Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, tout dépend de ce que veut vire la personne soumise.

Toutefois, il faut savoir une chose, une soumise n’acceptera ces situations que si la personne dominante aura du respect pour elle.

Cela peut paraître contradictoire et pourtant, c’est la stricte vérité.

La soumise va forcément vivre des situations dans lesquelles la confiance est primordiale en la personne dominante. Cette confiance ne peut s’acquérir que si la personne dominante la respecte en tant que personne, respecte ses envies, ses désirs et respecte les pratiques qu’elle refuse.

Sans respect, il ne peut y avoir de confiance et donc de relation D/S.

C’est peut être même le domaine où le respect est entièrement présent.

Alors si vous pensez donner une baffe, insulter une soumise, sachez que vous ne le pourrez que si vous avez un profond respect pour elle.

Si c’est quelque chose qui vous dépasse, il vaut mieux oublier le fait de devenir dominant.

En conclusion :

Le BDSM est bien plus large que les préjugés que vous pouvez avoir et il est pratiqué par bien plus de personnes que l’on croit.

Il ne doit pas servir à dissimuler des violences conjugales et ou des viols car le consentement reste présent dans ce milieu. Tout comme une personne soumise dit non, la personne dominante doit impérativement s’arrêter.

Bien souvent, la soumission est gérée par une relation entre la personne soumise et la personne dominante dont les règles sont principalement rédigées par la personne soumise et acceptées par la personne dominante.
Si tel n’est pas le cas, la relation doit cesser.

La confiance et le respect sont la base de toute relation y compris dans la soumission. Raison pour laquelle la personne dominante est dans tous les cas responsable de la personne soumise.

Si d’autres partenaires devaient entrer dans leurs jeux, une discussion, un moment passé avec eux est fortement recommandé pour s’assurer que les règles convenues entre les 2 partenaires seront respectées également par les nouveaux partenaires de jeux.

Je le redis encore une fois : « NON, c’est NON » et la pratique doit cesser immédiatement.

Lorsque le mot de sécurité est prononcé, la séance doit s’arrêter instantanément.

Comment savoir si je suis soumis(e) ou dominant(e) ?

Comme vous avez pu le voir auparavant, n’est finalement pas soumis(e) ou dominant(e) qui veut. Ce n’est pas parce que vous voulez qu’une personne assouvisse tous vos désirs que vous êtes dominant(e). Tout comme ce n’est pas parce que vous adorez obéir que vous accepterez de le faire dans n’importe quelle condition.

Et pourtant, régulièrement, mon maître et moi avons des personnes qui nous demandent Comment devenir une domina ou un dominant ? Comment devenir un ou une soumise ?

Je vais donc y répondre définitivement ici et vous faire cette réponse : « J’en sais rien. »

Bon la réponse n’est pas terrible alors si vous avez la flemme de lire l’article en entier, retenez ceci : « Selon ma vision du BDSM, on ne se réveille pas un matin en décidant de devenir maître ou soumise. Il s’agit plutôt d’une réflexion, d’une prise de conscience appuyée sur les expériences sexuelles, les envies, les désirs, les fantasmes… Ensuite, il s’agit d’opportunités permettant de faire cette expérience de manière progressive permettant de confirmer ou non si l’on est fait pour ce rôle. »

Voici les questions que vous devez vous poser et qui ont chacune leur importance.

Première question: Avez-vous de l’expérience sexuellement ?

Je suis sérieuse en posant cette question. De mon point de vue, il convient d’avoir une certaine maturité sexuelle pour envisager ce type de relation.

Un homme de 18 ans peut tout à fait avoir cette maturité comme un homme de 40 peut ne pas l’avoir (je vous l’assure c’est une vérité !).

Pour le savoir, posez-vous ces questions :

Soumis(e)Domina(nt)
Avez-vous déjà fait une fellation ?Vous a-t-on déjà fait une fellation?
Avez-vous déjà pratiqué plusieurs positions?Avez-vous déjà pratiqué plusieurs positions ?
Vous a-t-on déjà pénétré avec les doigts ? Un sexe ? Un gode ?Avez-vous déjà pénétré une femme avec les doigts ? Un sexe ? Un gode
Vous a-t-on déjà fait un cunilingus ?Avez-vous déjà fait un cunilingus ?
Vous a-t-on déjà fait un anulingus ?Avez-vous déjà fait un anulingus ?
Vous a-t-on déjà attaché ou bandé les yeux ?Avez-vous déjà attaché ou bander les yeux d’une personne ?
Avez-vous déjà donné des fessées que ce soit avec les mains ou un objet ?Avez-vous déjà fessé quelqu’un avec les mains ou un objet ?
Vous a-t-on déjà mordu pendant les préliminaires ou l’acte ?Avez-vous mordu pendant les préliminaires ou l’acte ?
Vous a-t-on déjà tordu les seins ?Avez-vous déjà tordu les seins
Vous êtes-vous déjà exhibé ? En public ? Sur les résaux sociaux?Avez-vous déjà exigé une exhibition de la part de votre partenaire ? En public ? Sur les réseaux ?

Ceci n’est qu’un échantillon et il existe bien d’autres questions. La seule chose à savoir, c’est que si vous répondez non à plus de la moitié des questions, expérimentez-les avec la ou les partenaires qui seront sur votre route. De mon point de vue vous n’êtes pas prêt.

Dans un second temps, aux questions où vous avez répondu oui, il suffit de vous poser la question : « Avez-vous aimé ? »

Si, effectivement, vous avez aimé la majorité des pratiques, alors vous pouvez continuer la lecture de cet article. Pour les autres, vous n’êtes pas prêt pour une relation de Domination / Soumission

Deuxième question : Sommes-nous prêt à le devenir ?

La lecture

Commencez par lire des nouvelles ou des romans dans ce genre. Voyez l’effet que ces lectures ont sur vous. Si vous vous imaginez à la place des personnages dans certaines scènes, c’est que vous êtes prêt à le devenir.

D’autant que cela peut vous donner des idées.

Le porno

Personnellement, je n’aime pas les films pornos et j’en ai tellement entendu du mal que je ne le prône pas. Toutefois, cela peut vous aider à savoir si vous aimeriez être à la place des acteurs.

Attention : La réalité n’est pas un film scénarisé. Vous ne pourrez donc pas exiger d’un(e) soumis(e) tout ce qui se fait dans les pornos.

Le Web

Google, les réseaux sociaux, les sites webs spécialisés… regorgent d’image BDSM. Si les images vous font de l’effet et que vous aimeriez reproduire les scènes et êtes prêt à le faire alors il n’y a plus qu’à sauter le pas.

Troisième question : Comment devient-on soumis(e) ou domina(nt) ?

Sincèrement, c’est comme si vous me demandiez comment devient-on amoureux (se) ?

1°) Trouver le ou la partenaire

Comme dans toute relation, trouver un(e) partenaire qui accepte de jouer avec vous n’est pas chose aisée. Si vous avez déjà un(e) partenaire sexuel(le), pourquoi ne pas lui demander simplement ?

Je rentre dans le détails dans le chapitre suivant.

2°) Il s’agit d’un jeu de rôle

Plusieurs hommes m’indiquent qu’ils aimeraient devenir maître mais sont timides.

La relation Domination / Soumission est un simple jeu de rôle sexuel. C’est à vous, et à vous seul de rentrer dans le personnage.

Un dominant doit avoir un certain charisme. Cela va être à lui de s’imposer, de donner des ordres, d’obtenir de sa soumise ce qu’il souhaite et de faire en sorte que sa soumise accepte de faire la punition.

De ce fait, un dominant se doit d’avoir une autorité et savoir se faire obéir. Car une soumise vous testera et refusera peut être des ordres ou des punitions. Si vous ne vous savez pas vous imposer, oubliez tout de suite.

Une soumise doit accepter les ordres quels qu’ils soient de son maître. Bien sûr, un dialogue aura constamment lieu entre 2 séances afin de connaître la ou les pratiques acceptées, fantasmées ou désirées. Elle doit pouvoir accepter son rôle et réaliser le rôle qu’elle joue.

De ce fait, une soumise doit savoir ce qu’elle désire car c’est elle et elle seule qui mène le jeu de rôle tout comme elle doit accepter d’obéir à tout ordre et toute punition. Si vous n’en êtes pas capable, oubliez tout de suite.

3°) Evolution progressive

Que vous débutiez ou soyez expérimenté, vous n’allez pas dès la première séance obtenir de votre soumise qu’elle ait un collier autour du cou, soit dans un coin en attendant que vous l’appeliez pour satisfaire vos besoins.

Beaucoup ont cette image de soumise, alors si tel est le cas, ne me parlez même pas. La relation Domination / Soumission n’est pas là pour qu’une femme satisfasse tous les désirs de ces messieurs.

Une relation comme toute relation est un échange. Un dominant se doit de donner du plaisir à sa soumise (des cuni, des pénétrations, des sodomies..) tout comme la soumise procure du plaisir à son dominant.

Si vous l’avez compris, c’est déjà un grand pas. Car la réalité est bien loin de ce que vous avez pu voir dans les pornos ou dans votre imagination.

Maintenant, pour découvrir vos talents de dominant ou de soumise, il convient d’y aller progressivement tout en suivant les envies de chacun.

Ce qui va suivre n’est absolument pas une marche à suivre mais un exemple. Vous pouvez commencer par quelques séances où la soumise est humiliée en l’exhibant. Vous pouvez continuer en l’attachant ou en lui bandant les yeux. Vous pouvez par la suite lui mettre un collier et une laisse.

Et seulement là, si tels sont les désirs de chacun, vous pouvez laisser votre soumise dans un coin avec un collier et l’appeler quand vous avez envie d’elle. Mais quand elle s’occupe de vous, n’oubliez pas de lui donner également du plaisir même si elle en prend dans cette position.

Si vous ne vous occupez jamais d’elle, la frustration la gagnera et elle vous quittera. Car bien sûr, elle a aussi le pouvoir de décider de mettre un terme à la relation.

4°) Imagination

Que ce soit le dominant ou la soumise, l’imagination est quelque chose d’important (enfin à mon sens).

Le dominant se doit d’imaginer des punitions qui soient vécues en tant que telles par la soumise. Il doit aussi trouver des idées lors des séances afin de réaliser les envies, les désirs et les fantasmes de sa soumise.

Une soumise doit aussi pouvoir inspirer son dominant. Qu’il la prenne en levrette ne va durer qu’un temps. A elle de réfléchir, de voir quelles sont les pratiques ou les fantasmes qu’elle aimerait réaliser.

Dans tous les cas, la communication est primordiale afin de vérifier que les envies, les désirs soient communs et réalisables.

J’en profite pour rappeler que même dans ce jeu de rôle, le consentement reste valable. Imposer sa volonté alors que l’un des deux a dit NON reste une agression sexuelle.

Conclusion

Voici un petit récapitulatif de comment devenir un dominant ou une soumise :

  • Avez-vous une certaine maturité sexuelle ?
  • Est-ce que lorsque vous avez lu ou regardé des images tournant autour des relations Domination / soumission, vous avez envie les vivre ?
  • Parlez-en à votre partenaire actuel et sinon, comme toute relation amoureuse, à vous d’en trouver
  • N’oubliez pas qu’il s’agit d’un jeu de rôle : un dominant doit pouvoir s’imposer, une soumise accepter d’être à cette place
  • C’est la soumise qui mène le jeu
  • Faites évoluer progressivement les pratiques en fonction des envies de chacun
  • Soyez imaginatif

A ne pas oublier :

  • Comme dans toute relation sexuelle : « NON » veut dire non. Sinon, il s’agit d’une agression sexuelle
  • C’est la soumise qui mène le jeu (contrairement à ce que l’on pourrait penser)
  • La confiance et la communication sont primordiales
  • La Domination / soumission est une relation avec des échanges de plaisirs sous le joug du jeu de rôle

« Selon ma vision du BDSM, on ne se réveille pas un matin en décidant de devenir maître ou soumise. Il s’agit plutôt d’une réflexion, d’une prise de conscience appuyée sur les expériences sexuelles, les envies, les désirs, les fantasmes… Ensuite, il s’agit d’opportunités permettant de faire cette expérience de manière progressive permettant de confirmer ou non si l’on est fait pour ce rôle. »

Comment trouve-t-on sa soumise ou son maître ?