Une soirée au bar

Récit fictif

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Ce soir-là, je me retrouvais une fois de plus seule. Tous mes potes sont pris. Mais hors de question de rester à déprimer chez moi devant la télévision. Mais avant, comment je m’habille ? 

Provocante, sexy, soft ou très soft ? 

En provocante, je risque d’attirer ce que j’appelle les “chiens”. Ces hommes qui sont prêts à sauter sur tout ce qui bouge dès lors qu’une nana s’habille sexy. 

Très soft, ce n’est pas comme cela que je risque de me faire aborder qui est quand même mon objectif. 

Bon, soft ou sexy ? Après tout, je veux potentiellement parler avec des gens ? Allons-y, un petit haut moulant légèrement décolleté, une jupe qui s’arrête aux genoux mais avec une fermeture pour la remonter de manière indécente et des bas. 

Il est 19h30, je suis partie. Il ne me faut pas plus de 15 minutes pour arriver à destination : un bar. Il est vrai que pour un samedi soir, c’est tôt surtout pour mon but à atteindre. Mais après, il est difficile de se garer mais surtout il y a beaucoup trop de monde. J’accepte d’aller dans des endroits publics mais en nombre limité. Quand je trouve qu’il y a un trop grand nombre de personnes, je deviens nerveuse, je suis irritée et devient presque méchante. 

Je rentre et en effet à part un groupe de 3 jeunes, personne. Cela me convient. J’ai mon téléphone et j’ai mon cahier et un stylo. J’adore écrire. J’écris sur les lieux, les gens, je leur invente une vie. Cela peut être aussi sur mes ressentis… Tout ce qui me donne envie et me passe par la tête. C’est ainsi que je m’évade. 

Je me rends compte qu’il y a deux salles, la première qui comprend l’entrée et quelques fauteuils et tables et une deuxième qui ressemble plus à une salle de cabaret. Je m’approche du comptoir où une femme prépare la soirée à venir : 

“- Bonjour. Que désirez-vous ?  

– Boire une bière. 

– Vous savez que nous en avons toute une panoplie. 

– Ah ? Ben je ne sais pas. Que me conseillez-vous ? 

– Déjà être vous plutôt brune ou blanche ? 

– Je dirais blanche.” 

Elle me détaille quelques noms de bière en me décrivant leur goût. Je finis par en choisir une. Toujours personne à l’horizon. 

“- Votre bar est vide pour l’instant. 

– Nous avons un one man show ce soir à 21H. Les gens arriveront à ce moment-là. Mais sinon, il faut attendre 20H30 pour commencer à voir du monde. Vous êtes toute seule ? 

– Eh oui. Je n’ai trouvé personne avec qui sortir. 

– C’est plutôt rare de voir une femme seule mais c’est tout aussi agréable. Me dit-elle en me faisant un clin d’œil. 

– Si je ne sors pas seule, je ne ferais jamais rien.  

– Vous avez raison mais je suis étonnée qu’une aussi belle femme soit seule. 

Ai-je bien entendu ? Serait-elle en train de me faire du gringue ? 

– J’ai été longtemps avec un homme et depuis je n’ai pas réussi à trouver une personne qui me convienne. 

Mais pourquoi je dis une personne, moi ? 

– Dans tous les cas, si vous avez besoin de parler, venez me voir. Ce sera un plaisir. 

– Vous ne voulez plus parler avec moi présentement ? 

Mais qu’est-ce que je dis, moi ? Pourquoi je rentre dans son jeu ? 

– Ah mais si mais voyez-vous, j’ai des choses à faire.” 

Je prends ma bière, j’avoue avec dépit et je m’installe à une table de 2 personnes. Je sors mon cahier et me voilà en train d’écrire. Le temps passe, le niveau de ma bière baisse et le bar se remplit mais dans la seconde salle. Je regarde autour de moi, des groupes de jeunes restent présents mais visiblement, je suis plus vieille qu’eux. Je crois que me faire aborder ce soir est impossible. 

J’en suis là dans mes pensées quand la barmed arrive vers moi, prends mon verre vide et me donne une deuxième bière : 

“- Offert par la maison. Accompagné d’un clin d’œil.  

Au vu du monde, je retourne au bar : 

– Merci mais que me veut l’honneur ? 

– Vous n’avez pas encore compris. Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de passer un moment sympa avec une femme ? 

J’hésite à lui répondre. Je suis de nature honnête et finit par lui révéler : 

– J’ai eu une ou deux expériences qui, je l’avoue était fort agréable. Et vous ? 

Oh punaise, maintenant, c’est moi qui suis en train de la draguer. Ou du moins, c’est ce qu’elle va croire. 

– Cela m’arrive mais je choisis mes partenaires de jeux. 

– Difficile ? 

– Non mais disons que pour qu’une expérience soit meilleure, il convient que les 2 se plaisent, un certain feeling et une grande envie. 

– Je vois. 

– Écoutez, je ne vous oblige à rien mais ma journée de travail est bientôt finie alors si cela vous dit de jouer, attendez-moi.” 

Je rougis. Elle en profite pour aller servir une table et me laisse avec cette proposition. Je retourne à ma table et me tâtonne. Elle est très désirable et j’avoue que l’envie est là sans compter que ma culotte est loin d’être sèche. Et pourtant, je ne suis pas lesbienne. Enfin, je ne crois pas. C’est vrai que mes expériences féminines m’ont plu et que j’ai eu l’espoir de pouvoir recommencer. Mais maintenant que l’opportunité était là. 

Oserais-je ? Quand bien même, arriverais-je à lui donner du plaisir ? 

Je finis par me décider à l’attendre. À peine ai-je fini ma bière que je sens une main m’effleurer le bras. C’est elle. Je me lève et sors. 

“- Je savais que tu viendrais. Est-ce que tu veux prendre ta voiture ? Est-ce que tu veux venir dans ma voiture et tu récupères la tienne demain ? 

– Je vais prendre ma voiture. Je préfère. 

– Ok. Je te donne mon adresse. “ 

Je la note, nous montons chacune dans notre voiture. Je la suis et n’ai finalement pas besoin de mon GPS. 

Elle me montre où je peux me garer. Dès que je la rejoins, elle saute sur moi et m’embrasse avec fougue. Je réponds à son baiser tout aussi passionnément. 

“- Si tu savais. J’ai attendu cet instant toute la soirée. 

– J’ignorais il y a encore quelques instants si j’allais te suivre. 

– J’ai su en te parlant que tu viendrais. Viens.” 

Elle m’emmène face à son appartement. Elle ouvre la porte. Je rentre. Je pose mon sac et elle me saute de nouveau dessus. 

Elle a tellement d’emprise que je recule jusqu’à tomber en arrière sur son canapé. 

“- Aie 

– Désolée.” 

Elle m’aide à me relever et m’emmène dans la chambre. Les chaussures sont vite enlevées et nous nous déshabillons l’une et l’autre tout en nous caressant. J’adore quand elle glisse sa main dans mon dos qui va de haut en bas et de bas en haut. Je fais de même mais constate qu’elle n’apprécie que peu. J’enlève alors son haut et son soutif et m’empare avec mes 2 mains de ses oranges. 
 

Je l’entends gémir. Elle fait de même avec moi. C’est comme si j’étais face à un miroir. Elle finit par me pousser et je tombe sur le lit sans me faire mal cette fois. Elle dégrafe mon pantalon, enlève mon string et s’installe pour me manger la chatte. Du moins, c’est ce que je croyais. Car au lieu de cela, elle me donne quelques fessées sur ma chatte et elle constate avec délice que mon humidité ne fait que s’accroitre. Elle y plonge 2 doigts, joue avec mon clitoris avant de pénétrer sa langue et me dévorer. Je la laisse faire, je bouge seulement le corps pour mieux apprécier ses coups de langue, pour prendre un plus grand plaisir. 

Je me laisse aller, je ne retiens plus mes gémissements et elle me pousse jusqu’à la jouissance. 

“- À moi.” 

Je me lève pour lui laisser la place et descends jusqu’à son entrejambe. J’avoue que l’espace de quelques secondes, je reste bloquée. Que dois-je faire ? Comment m’y prendre ? 

Je décide de l’imiter. Je lui donne quelques fessées et surprise, elle gémit directement et je vois son intimité par la cyprine. Ni une ni deux, je me mets alors à la lécher et à avaler son liquide. Elle est si expressive. Je teste des coups de langue, des mouvements, des pénétrations de doigt. Je suis les mouvements de son corps, j’insiste lorsque ses gémissements deviennent plus forts. 

Elle aussi arrive à la jouissance. J’en suis heureuse et satisfaite. 

Je remonte à sa hauteur avec un sourire aux lèvres : 

“- Tu n’as peut-être que peu d’expériences mais waouh ! 

Je rougis. Je ne sais que dire à part : 

– Merci. 

– J’aurais bien continué à te donner du plaisir mais je suis naze et très envie de dormir. Mais si tu veux rester dormir, tu es la bienvenue. 

– Avec plaisir.” 

Je m’installe et constate avec plaisir qu’elle me prend dans ses bras. Je m’endors apaisée. 

Comme à l’accoutumée, je me réveille de bonne heure. Elle dort encore. S’il y a une chose que je déteste, c’est de rester dans un lit. 

Je me lève, ‘habille fait très vite le tour de son appartement. Je ne suis pas à l’aise. J’ignore combien de temps elle va dormir encore. Sur le coin de bureau, je trouve une feuille blanche. Je décide de lui laisser un mot avec mon téléphone. Il y a même du scotch. Je colle le papier à la porte d’entrée et rentre chez moi. 

Je ne réalise toujours pas ce que j’ai fait la nuit dernière. Et pourtant ! Je me suis laissée draguée par une femme et nous avons couché ensemble !