Ce jour-là, je n’ai guère voulu embêter Maître en ce simple samedi soir. L’heure approchant, je sais juste que je devais sortir les entraves, le collier, le rosebud queue animal, le gode noir et le Wand ainsi que mon coussin.
Est-ce que j’ai le droit de relancer Maître ? Je l’ignore. D’un côté je risque une punition. De l’autre, il conviendrait de me préparer. Mais quelle tenue ? Quels accessoires ?
Je me dis que pour un seul texto cela irait. La réponse arrive rapidement :
« Nous sortons ce soir. Je te laisse choisir la tenue sans sous vêtements bien sûr. le collier dans ton sac. »
Je choisis donc la fameuse robe rouge qui a eu beaucoup de succès sur twitter.
J’ai voulu ajouté un jouet connecté. J’en ai un mais malheureusement ne fonctionne plus. Décidément, entre l’œuf et le connecté, pas de chance. Quand j’aurais les moyens, je me réapprovisionnerais. En attendant, il faut faire sans.
Je suis donc déçue que Maître ne pourra pas jouer avec moi durant le restaurant mais aussi très contente de le voir.
A l’approche du moment, mon impatience se fait grandissante. Toutetois, Maître n’est jamais ponctuel. A l’impatience se joint les questions et appréhensions tout en sachant qu’à la minute où il se signale, je dois descendre. Il justifie son manque de ponctualité qu’une soumise se doit d’être à la disposition et son Maître et non l’inverse. Je peux le comprendre mais, parfois, ses retards m’inquiètent.
Peu importe, enfin le texto tant attendu est arrivé. Je me dépêche de finir de me préparer pour descendre au plus vite. Rien n’est dit à ce sujet mais je suppose qu’une soumise qui fait attendre son Maître lui vaut une punition.
Quand je le vois, je ne peux que sourire. Heureuse d’être en sa compagnie, heureuse du plaisir et de l’endorphine que je vais ressentir, heureuse de lâcher prise, heureuse de me mettre à sa disposition. En somme, contente de savoir que quoiqu’il ait décidé, ce moment ne sera que plaisant et une bulle dans ma vie.
Nous nous embrassons avant qu’il me prenne dans ses bras. Il le sait, ces moments de câlins sont primordiaux pour moi. Mais il est temps de partir et de nous installer dans la voiture pour aller au restaurant.
Durant le trajet, nous discutons de choses et d’autres comme du fait qu’il aime beaucoup ma robe. Celle que je ne mets que chez moi ou en vacances. Tout simplement parce que je la trouve trop décolleté. Pour me prouver que j’ai tort, il demandera l’avis aux Twitter.
Après nous être garés, je suis étonnée. Je suis habituée au fait qu’il m’installe sur la banquette arrière telle une chienne afin de la faire couler. Ou à détaut, me faire appuyer contre le mur dans cet objectif également. Comme si ces actes étaient devenus un rituel.
Une part de moi ne comprend pas et je ressens une pointe de déception. Je saurais ultérieurement que Maître aime l’originalité mais également suivre ses envies tout comme me surprendre. Car si je suis habituée, ma soumission devient routinière et bien moins intéressante. Et en y réfléchissant, la routine ne me convient pas et je trouve qu’il a raison.
C’est ainsi qu’il me prend par le cou pour nous rendre au restaurant. Il justifie ce geste par une laisse naturelle rappelant ma place. Chose qui me perturbe mais qui est loin de me déplaire. J’avoue que j’ai hâte que sa main soit remplacée par une vraie laisse. Chaque chose en son temps.
A l’entrée, un couple attire mon regard tout comme un homme. Peu importe, nous avançons tandis que Maître me signifie que l’homme du couple m’a maté. Il est vrai que même si j’observe, j’occulte volontairement le fait que je puisse attirer le regard. Tout simplement parce que selon ma vision, je n’ai rien qui puisse attirer.
Je l’interroge sur le fait pourquoi il ne me le dit qu’après-coup. Selon lui, c’est à moi de changer et de faire un travail sur moi. Notamment sur le fait que oui, je suis attirante, attractive et qu’il n’y a aucune honte ou aucune gêne à avoir que ce soit le cas. Mais, c’est toujours mon éducation maternelle avec le fait que je dois être bien habillée, sans décolleté et sans rien montrer pour me fondre dans la masse. Tandis que Maître me fait porter des tenues montrant et accentuant mes formes et qui, finalement, sont bien loin de me permettre de me fondre dans la masse.
C’est une peur sous-jacente qui est présente. Celle que je n’attire que par mon physique et que les gens ne s’arrêtent que sur ce point sans chercher plus loin la personne que je suis. D’après Maître, c’est justement ce qui me permettrait de faire le tri. Mais, je ne devrais avoir aucune honte ou gêne à me mettre en valeur. Bien au contraire. Toutefois, même si avec lui mes décolletés sont profonds, je me dois qu’ils soient raisonnables dans d’autres contextes.
C’est une discussion entre lui et moi qui durera des années sur ce point. Et pourtant, il sait que j’ai envie de revivre une expérience avec une femme. Alors, effectivement, si je vois pas celles qui me regardent, cela ne m’aide pas.
En réalité, cette discussion et les autres qui suivront sur ce point me permet d’avancer et de réaliser certaines choses comme le fait que ma vision de voir les choses n’est peut-être pas la bonne.
Au cours de la discussion, Maître me fait comprendre que je n’ai qu’un seul ordre mais, qui est en fait, une interdiction : je n’ai pas le droit de me soulager aux toilettes.
Je me doute de la raison. C’est pour ce soir ! Cette fameuse promenade que j’attends et pisser devant mon Maître en tant que Cookie. J’appréhende quelque peu bien que l’envie de le faire est présente. Après tout, je verrais bien sur le moment. Le problème étant que j’ai nombre d’envies et de fantasmes qui, dans mon imagination me plaisent et m’excitent. Sauf qu’au moment de la concrétisation, les appréhensions et les questions se bousculent.
La soumission me permet justement de les oublier et de ne faire qu’obéir. C’est une manière de me déresponsabiliser.
Après avoir payé la note, nous quittons le restaurant. Sur le chemin du retour, Maître ne se gêne pas pour me donner des fessées et soulever ma robe pour y glisser un doigt. Je suis un peu gênée car il fait jour donc je suis visible. D’autant que les rues sont loin d’être désertes.
Pourtant, je le sais. S’il le fait , c’est qu’il n’y a aucun danger. Bien au contraire. D’autant qu’il m’a prouvé plus d’une fois que les gens regardent tellement leur nombril qu’ils ne voient rien du jeu qui se joue devant eux. Parfois, je me dis que si j’étais promenée nue dans la rue, personne ne le verrait. Et je ne crois pas que j’exagère… Les téléphones et la musique sont trop prenants de nos jours.
A la voiture, Maître me colle contre elle et joue avec mon intimité. Il me force à regarder mon reflet mais j’ai beaucoup de mal à lui obéir, j’essaie d’y échapper. Il sait très bien que me regarder est quelque chose de compliqué alors me regarder durant une humiliation… Et c’est certainement là le fond du problème. Comment accepter le regard des autres si je n’accepte pas le mien sur moi.
En attendant, je suis collée à la voiture en train de me faire humilier tout en prenant du plaisir exprimé par des gémissements.
Hors de question de jouir, il s’arrête au moment crucial pour m’ouvrir la portière. Je lui fais remarquer pour le mur et la banquette arrière, il m’explique que c’est à cause du jour, du monde mais surtout des enfants aux alentours.
Maître s’installe au volant pour la direction connue. Toutefois, durant le chemin, Maître a une intuition. Celle que ce n’est pas une bonne idée que de me promener en forêt. Il décide d’annuler et de prendre le chemin de mon domicile.
J’avoue que je suis déçue. J’aurais tellement voulu que cela se réalise enfin ! Avec le temps, je sais que ses intuitions sont toujours bonnes. Ce sera pour une prochaine mais quand ?
A peine rentrés chez moi. Maître me fait mettre à genoux pour enlever ses chaussures, chaussettes et embrasser chacun de ses pieds avant de pouvoir me relever.
J’obéis sans réfléchir. Pour avoir déjà reçu cet ordre plusieurs fois, cela me paraît presque naturel d’être ainsi à obéir à ces ordres. D’autant que baiser ses pieds ne fait qu’en rajouter.
J’ai le droit de me relever avant qu’il m’ordonne de mettre mon collier. Vous dire ce que je ressens à ce moment est compliqué. Il y a un mélange de plaisir, de gêne, d’humiliation et d’excitation mais aussi de l’appréhension. Tout se bouscule dans ce genre de moment.
Peu importe, nous nous installons sur le canapé dans ses bras. J’adore cette tendresse, ce moment où enfin je peux me reposer sur quelqu’un aussi bien physiquement que moralement. Ils sont si rares que j’en profite quand ils se présentent. C’est un moment où je me dis je ne suis pas seule, je peux partager mes difficultés, mes moments de bonheur avec une personne. C’est le moment aussi où je peux demander conseil. Un moment où nous sommes deux à gérer ma vie. Et je peux vous assurer que cela enlevé un certain poids. Même si je sais que ce moment n’est que fugace et n’est qu’une pause dans ma vie.
Cela n’empêche en rien le fait que je me retrouve nue tandis que lui est habillé. Une situation humiliante qui m’excite et me rappelle si cela était nécessaire que je lui appartiens et dois lui obéir à toutes ses envies.
Maître ne tarde pas à me caresser. Son jeu du moment, c’est de me faire monter dans le plaisir et s’arrêter instantanément.
J’ai horreur de ce jeu car j’ai envie de jouir. J’ai envie de me laisser aller à ses délices. Alors, être frustrée, ce n’est pas drôle. J’alterne entre complainte, rire et questionnement. Pas la peine d’expliquer à Maître, il sait.
Je me retrouve semi allongée, il est sur moi et en profite pour balader ses dents sur mon corps. Je vais essayer de vous expliquer avec des mots. C’est comme si une tornade de plaisir intense et puissant m’envahissait d’un seul coup sans que j’y sois préparée. C’est même insoutenable voire une torture tellement c’est puissant. Même si je dois lâcher prise et subir, c’est loin d’être facile surtout quand il fait ce genre de choses.
Il en profite pour faire des anulingus, me donner des fessées, des tapes sur ma chatte ou me pénétrer avec ses doigts.
Toutes ces choses que j’adore qui ne font qu’accentuer mon excitation. Même si mon réflexe est de serrer les jambes quand il tape mon clito. Mais le plus insupportable est de ne pouvoir jouir. J’ai du mal à tenir, je le veux, je le désire.
Enfin, il me laisse y aller, cette jouissance tant attendue peut enfin s’exprimer. Il m’a tellement habituée à plusieurs que j’en ai encore envie. Mais non, c’est direction mon coussin de chienne, tête posée sur sa jambe avec mon entrejambe en feu qui réclame son dû.
Et pourtant, être ainsi à ma place, aux pieds de mon Maître, être rabaissée et humiliée me convient. Je suis à l’aise. Comme si c’était ma place naturelle. Et je dois dire que j’ai hâte que cela se reproduise lors des prochaines séances.
Sachant que ces moments sont rares, je me détends et profite du moment. Je savoure ses caresses sur ma tête me prouvant que je ne suis plus soumise mais sa chienne à lui.
J’ignore combien de temps nous sommes restés ainsi sans un mot, juste à nous reposer, profiter du moment avant que Maître décide d’aller dans ma chambre.
Il me fait mettre à quatre pattes sur le lit, insère mon rosebud queue animal dans mon anus avant de commencer les festivités. Je peux vous dire qu’à ce moment, je me sens Cookie.
Etre Cookie me permet de déculpabiliser pour certains plaisirs et certaines pratiques. De me comporter comme un animal et non comme femme. Faire ressortir mon côté bestial.
C’est ainsi que Maître joue au début avec ses doigts tandis qu’il me fait un anulingus. Mon corps répond et suit les mouvements et le plaisir reçu.
Et ce, avant qu’il ne s’empare du Wand et de le poser sur le rosebud, entre mes lèvres intimes, sur mes seins, sur mon dos et même sur mon collier de chienne. Je l’ignorais mais sentir les vibrations via mon collier me fait monter dans le plaisir.
Plus le temps passe, plus je m’affaisse. De temps à autre, je me remets en position de levrette et savoure toutes les jouissances que Maître m’accorde. Je prends aussi conscience de l’humiliation qui joue également sur mon excitation.
D’autant que lorsqu’il s’empare du gode noir, je l’aide à ce qu’il rentre au plus profond de mon être. Il apprécie d’autant que le fait que lorsqu’il arrête de bouger le gode noir, c’est moi qui remue afin d’obtenir le plaisir souhaité.Comment ne pas me sentir Cookie et y prendre du plaisir ?
Suite à plusieurs jouissances, il m’ordonne alors de me mettre sur le dos et continue de jouer avec le gode noir et le wand. Il s’amuse et prend plaisir à jouer avec le mien. Il adore me voir ainsi, à sa merci mais aussi à celui du plaisir. Mais il cherche une chose et sait très bien comment l’obtenir de moi. Je finis par réclamer la possibilité de me frotter contre son genou.
Il s’allonge alors, je me positionne et je prends l’orgasme que j’ai tant mérité. La déception est dans le fait que ce dernier arrive toujours bien trop vite. Et c’est ce qui en général mets fin à tout. Une Cookie satisfaite mais qui aimerait que ces moments ne soient pas aussi fugaces. Ils sont bien trop courts en comparaison d’autres.
Mais la fatigue nous gagnant, Maître éteint la lumière et nous nous endormons. Je ne dors pas collé à Maître. Du moins, pas cette fois, j’ai trop chaud.
Je me réveille dans la nuit. Je veux me coller à de Maître mais, il est assis. Je lui demande s’il souhaite rentrer au vu de la situation. Il souhaite rester et je lui fais part de mon envie. Je sais qu’il le fait pour moi et prend sur lui pour s’allonger afin que je puisse me coller à lui.
Il en profite pour jouer de nouveau avec mon plaisir en prenant en bouche mes seins tandis que ses doigts sont en moi. Sans m’en rendre compte, je suis allongée sur le ventre tandis qu’il s’amuse avec moi voire me rabaisse pour ce soit moi, en remuant, qui m’accorde mon plaisir.
Honnêtement, je ne sais plus si c’est ce moment ou la veille voire les deux où il me traite de chienne. Je n’oserais pas lui dire mais j’aurais préféré qu’il utilise le mot Cookie.
Cela n’empêche en rien de prendre mon plaisir comme il me l’accorde. Bien qu’en me nommant par mon nom de chienne, mon excitation aurait été accentuée.
Il s’amuse comme il en a envie avec mon corps, mon plaisir, ma frustration, mon humiliation. Et ce, jusqu’à satsifations. Il est temps de nous rendormir.
Au matin, j’ouvre les yeux mais je n’ai qu’une envie me rendormir. Maître m’informe de son départ et que je peux rester dans mon lit. Il me dit une phrase dont je ne me souviens pas m’embrasse et pars. Je dormirais quelques heures.
J’avoue que je classe ces moments tellement agréables dans tous les sens du terme que je me demande toujours si je ne les imagine pas ou les rêve. En réalité, si c’était le cas, cela ferait longtemps que j’aurais cru que certaines envies comme une promenade en forêt se serait réalisé.
Et pourtant ce sont certains détails qui me ramènent à cette réalité. Ce matin-là, c’est le collier autour de mon cou. Je replonge alors sur ma soirée et ma nuit avec Maître. J’ai envie qu’il soit là et de recommencer.
Je me dois de me contenter pour l’instant de le consigner afin de ne pas oublier. De ne pas oublier que j’aime être soumise, que cette place m’est naturelle et que l’humiliation qui en découle est en fait un plaisir pour moi.
Toujours égale à elle même cette Lili