Une après midi au sauna


2020, Avec Monsieur Yannick / lundi, mars 2nd, 2020

Note : Issu du calendrier de février 2020

Monsieur me donne ses ordres : tenue habituelle avec rosebud.

Je mets donc une jupe, un haut sexy, mes bas habituels (va falloir que j’en achète d’autres), le rosebud et mon collier.

Comme à son habitude, Monsieur me prend dans ses bras, m’embrasse et vérifie que ses ordres ont bien été respectés.

Direction le sauna en voiture. Durant le trajet, Monsieur se fait plaisir en me caressant mon intimité et mes seins ravi de voir que je suis chaude comme la braise.

Une fois garé, Monsieur me sort de voiture et c’est avec la main autour de mon cou qu’il m’emmène jusqu’au sauna.

Depuis que j’ai compris que nous irions là-bas, je n’y pense pas. je ne m’imagine rien et j’essaie de rester concentrée sur le moment présent.

Toutefois, je commence à me crisper en approchant. non pas que j’ai peur d’y aller mais parce que j’ignore ce qui va se passer.

D’autant que n’ayant pas respecté ses ordres pour un jour du calendrier, Monsieur m’annonce : “Tu seras punie. Mais le niveau de ta punition dépendra de ton obéissance.”

Ce qui me fit comprendre qu’il allait sûrement me donner des ordres.

Nous entrons, récupérons la clef pour le casier, le paréo et la serviette.

Nous montons. Dans ce qui fait office de vestiaire, je commence par enlever mon collier et avec son autorisation le rosebud.

J’enlève mes chaussures et mon haut. Je m’empare de mon paréo mais je me le fais confisquer : “N’aie pas honte de ton corps. Je te le rendrais quand tu seras nue.”

Pas le choix, j’obéis. Mais une fois nue, Monsieur attend quelques instants avant de me le rendre.

Pris par une envie pressante, Monsieur va dans les toilettes. Je l’attends lors des vestiaires. Je décide de lâcher prise. Sauf que ces derniers temps, lorsque je lâche prise, je pleure. Je relâche tout ce que j’ai en moi par les pleurs.

Je me retiens et garde les larmes pour moi. Monsieur revient et nous allons au bar. Afin de m’aider à vivre le moment présent et me détendre, Monsieur me prend un cocktail à base d’alcool.

Comme à mon habitude, je parle, je parle tout en savourant mon cocktail. Il y a une part de moi qui se sent gênée de devoir s’alcooliser pour lâcher prise. Mais une autre sait que sans cette aide, je risque de me bloquer, de ne pas me détendre et de ne pas profiter.

Je pense qu’il y a certaines choses que je n’accepte pas et qui n’existent plus lorsque je me désinhibe. Comme sait si bien le faire l’alcool.

Nous allons à l’étage rejoindre les coins câlins. Une femme fait une fellation à son homme. Dans un autre, une femme est prise en levrette tout en en suçant un deuxième. Il est vrai que de voir, d’être présente quand des personnes prennent du plaisir ne me laissent pas indifférentes.

Monsieur m’installe dans un coin dont le mur est constitué de barreaux. Toutefois, il ferme la porte. il n’est pas contre un voyeur qui tenterait sa chance.

Il me déshabille et m’installe sur le matelas afin de commencer son cunnilingus d’abord ses doigts. Il continue en mettant des coups de langue.

Le plaisir monte instantanément et comme toujours quand je m’y attends pas, viennent les morsures.

Difficile de ne pas bouger face à cette cruelle torture subie par mon ventre, le haut de mes jambes et mon intimité.

Il ne s’arrête pas là puisqu’il me doigte mon anus tandis qu’il continue son cunnilingus en parallèle.

Je jouis une première fois. Nous entendons des personnes qui tentent de rentrer. Monsieur décide alors d’enlever le cadenas avant de continuer à s’occuper de moi.

Les personnes ne tardent pas à rentrer : un couple. L’homme s’installe près de moi au niveau de ma bouche. Monsieur s’arrête et invite la femme à venir participer mais avec moi et son homme uniquement. Comme c’est sa première fois, elle préfère regarder.

Monsieur reprend son cunnilingus tandis que cet homme veut que je prenne en bouche son sexe. Toutefois, il ne me laisse pas faire et ne fait que mettre et enlever son sexe de ma bouche. Je fais de mon mieux mais je galère.

A un moment, je m’en saisis avec mes mains mais pareil. Alors, je fais du mieux que je peux et lui lèche quand c’est ce qu’il veut. Monsieur continue son cunnilingus et m’oblige à stopper la fellation lorsque la jouissance arrive.

C’est ainsi que je ne sais plus comment Monsieur explique :

“C’est ma soumise.

– Elle est bien dressée

– Pas encore. Elle pense qu’elle a encore des droits et elle va être punie.

Pendant ce temps-là, je ne dis mais n’en pense pas moins: “Eh oh, je suis là.” Je me sens humiliée et soumise face à des inconnus. Je trouve cela très étrange et un peu gênée

– Quelle va être sa punition ?

– Elle va recevoir des coups de cravache. Mais en fonction d’elle, ce sera en extérieur ou en privé.”

Ils continuent de parler quelques instants avant de s’occuper de moi. Une troisième jouissance arrive et j’avoue que j’aimerais bien une pause.

L’homme me demande une faciale. je refuse et lui dit qu’il peut sur mon ventre. Pour atteindre mon ventre, il me fait une branlette espagnole avant de laisse couler son jus sur mon ventre.

Nous nous remettons comme nous pouvons et Monsieur m’emmène à la douche. Par la suite, nous apprendrons que je l’ai mordu. J’expliquerais à Monsieur que j’ignorais ce qu’il voulait et que le fait d’enlever et remettre dans ma bouche, je ne contrôlais pas mes dents. J’ignorais même que j’avais pu le mordre.

Photo issue de Google

Après la douche, direction le jaccuzzi. J’attends que Monsieur soit nu pour enlever mon paréo. Remarquant mon attitude, il me l’enlève. Je cache mes seins mais Monsieur refuse.

J’attends nue que Monsieur soit prêt. Je ne suis pas à l’aise mais je crois que je m’habitue. Mais si on me laissait le choix, je serais nue le moins possible.

Nous profitons du jaccuzzi tranquillement. En parlant de tout et de rien. Nous y restons un petit moment avant de retourner au bar où j’ai droit à un deuxième cocktail.

J’aime bien ses moments où je suis dans ses bras et je me détends. Mais l’alcool faisait trop effet à mon goût. je décide d’accompagner mon cocktail de 2 morceaux de pain.

Repus par la faim et la soif, Monsieur m’emmène de nouveau faire le tour des coins câlins. Nous nous arrêtons à une porte.

Un homme branle une femme tandis que le deuxième regard en se masturbant. Nous restons sur le pas de la porte. De temps à autre, Monsieur regarde ma réaction.

Je vois bien que j’intéresse l’homme qui se branle mais je reste sur cette intimité féminine qui est en train d’être branlée.

L’envie que de m’approcher et de la manger monte en moi mais je n’ose pas. J’ignore si j’y suis autorisée. De plus, le pourrais-je ? Arriverais-je à la combler ?

L’homme qui se branle, nous montre la banquette pour que nous nous y installons. Monsieur dit : “Je voudrais que Madame mange Madame.”

L’homme n’ayant pas bien entendu s’approche de nous, me met son sexe dans la main pour que je le branle le temps de la discussion.

“- Elle peut. Qu’elle s’approche.”

Je dis non instantanément. Dans quoi, je me suis fourrée. Monsieur me pousse légèrement et je me laisse emporter par mes envies.

Je commence à la manger en essayant de reproduire ce que mes partenaires font dans ces moments-là. J’évite toutefois de la mordre comme Monsieur me fait. Je sens par moment une main sur ma tête me commandant de ne pas bouger. j’obéis à cette pression.

L’homme qui la branlait commence à me branler également et à me donner des petites tapes. ce geste, Monsieur ne l’a pas apprécié car il n’a pas demandé l’autorisation. Pendant ce temps-là Monsieur me tient la nuque.

A part le plaisir qui montait en moins et que j’essayais de transmettre ce plaisir à ma partenaire de fortune, je faisais abstraction de tout le reste.

Je sus plus tard que pour ma branlette, Monsieur reprit le relais et m’emmena jusqu’à la jouissance.

Ne pouvant plus continuer, je me relève et laisse la place au premier homme. L’homme plus âgé nous demanda de laisser la place.

Monsieur me dirige alors dans un coin câlin. Il commence à m’installer sur le dos pour jouer avec mes seins et à me manger.

Il commence à me doigter au point que le plaisir monte. Et là, il s’arrête. Je suis presqu’à la supplication et lui demande de continuer. Il attend quelques isntants et je sens un plaisir décuplé qui m’envahit.

Il décide alors d’un 69. Nous avons un spectateur à la fenêtre mais je ne le sens pas. je n’ose pas le regarder et évite de m’approcher de lui. Comprenant qu’il n’était pas le bienvenu, il nous regarde quelques instants avant de continuer son chemin.

Monsieur décide alors d’un câlin. J’ignore s’il l’a vu mais j’ai voulu pleurer à ce moment-là. Non pas à cause de la situation, du lieu mais parce que je lâchais prise de nouveau.

Heureusement, Monsieur reprit le parti de jouer et j’ai le temps de ravaler mes larmes et de me concentrer sur le plaisir en me mangeant de nouveau.

Bien sûr que le plaisir revient vite et les larmes sont vite oubliées. J’essaie de dire non sur le fait de me mettre à 4 pattes mais j’obéis sans problème jusqu’au point de me faire couler.

Nous nous remettons et décidons de retourner au bar avant de retourner au jaccuzzi.

C’est à ce moment-là que je décide de négocier ma punition. Seulement, je vois bien et Monsieur me le dit que je risque d’empirer au lieu d’amoindrir. je décide d’arrêter de négocier. Mais mon corps me donne d’autres signes.

Ayant fait des travaux les 2 derniers jours, la douleur aux cuisses revient. Nous sortons et allons au bar.

C’est là que je lui explique que je trouve tout cela étrange. Dans le sens où je prends du plaisir mais ne me sent pas à l’aise. Pour lui, je suis une libertine qui ne s’accepte pas. Lui aime rajouter “Pour l”instant.”

Est-ce que je me plais dans ce monde ? Est-ce de cela dont j’ai vraiment envie ? Moi qui ai envie de trouver l’amour, cela veut-il dire qu’il soit libertin lui aussi pour que je puisse m’épanouir ?

Beaucoup de questions pour mon cerveau fatigué. D’ailleurs, je demande à Monsieur de rentrer. Il souhaite faire un tour aux coins câlins. J’accepte sous condition de regarder uniquement. Peine perdue, personne.

Nous retournons au vestiaire avant de sortir et de rejoindre la voiture.

Pour les personnes qui n’aiment lire que les parties “sexuelles” de mes articles, fin. Pour les autres, celles qui veulent en apprendre plus sur moi, vous pouvez continuer.

Dans le trajet du retour, nous revenons sur l’irrespect de certains hommes envers moi ou envers des femmes que nous connaissons.

Nous arrivons à parler des femmes violentées. Parce que nous en connaissons une. Je reviens alors sur mon passé où j’ai vécu pendant 14 ans avec un pervers narcissique :

  • qui m’a violenté (enfin pour lui bousculer une femme violemment contre un mur, ce n’en est pas),
  • m’a violé (non = oui pour lui ou alors il insistait des heures m’empêchant de dormir jusqu’au oui)
  • m’a détruite psychologiquement : c’est en partie à cause de lui que l’image que j’ai de moi n’est pas flatteuse.

Alors les personnes qui l’apprennent après ou s’en doutent sur le moment vous disent : “Mais pourquoi tu n’es pas partie.”

Parce que tout s’est fait progressivement. Ensuite, quand vous avez des enfants, une maison, un chat, il est difficile de lâcher prise. Mais quand m’est venu l’idée soit presque 3 ans avant notre séparation réelle, je savais que j’allais me retrouver seule avec 2 enfants en bas âge et je m’en sentais simplement incapable.

Alors oui, je suis maman mais je n’en parlerais que rarement.

Et pourtant, depuis ma séparation j’ai fait tellement de choses seules, j’ai appris à m’entourer avec des personnes formidables. Je n’en reviens pas et beaucoup s’étonne de ne pas comprendre comment je peux douter de moi ?

Tout simplement parce que je suis une femme détruite en partie à cause de ses parents, en partie à cause de son ex-mari et en partie de son vécu.

J’apprends à me reconstruire réellement depuis 3 ans. Je découvre des choses sur le développement personnel qui m’aide à comprendre qui je suis, mes peurs profondes et des clefs pour changer.

J’ai tout cela sur le cœur en écrivant cet article parce que je comprends à la fois cette personne qui reste avec un bourreau. Mais dans le même temps, de lui crier : “Pars. Tu mérites tellement mieux. je t’aiderais comme je pourrais.”

Une soumise n’accepte que ce qu’elle accepte de subir. Une soumise ne doit jamais être battue, être maltraitée et être traitée de moins que rien.

Alors quand vous vous adressez à une soumise, il s’agit d’une femme avec un passé et qui mérite bien plus de respect que beaucoup oublie de donner en s’adressant à elle.

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