Entendre ta mélodie

Thème : La musique. ecirt pour un groupe sur Fetlife.

Tu es là, tu n’attends plus que j’arrive. Ce soir, c’est convenu, c’est moi qui te caresse et vais te procurer du plaisir. Certes, ce n’est pas la première fois, mais comme toujours, je stresse. Vais-je arriver à te combler ? Vais-je arriver à faire sortir de toi la mélodie que j’ai envie d’entendre ?

De toute façon, je ne peux plus reculer. Tu es là. Je prends trois grandes respirations avant de venir te rejoindre.

Me voilà. Laisse-moi juste le temps de me mettre à l’aise.

Le moment que je redoute et apprécie tant est arrivé. Ma main gauche se pose sur ton corps si doux tandis que ma main droite se saisit de ta partie sensible.

Mais non, tu vas attendre. C’est moi qui aie le contrôle. Ne l’oublie jamais. J’ai à la fois hâte de commencer comme de faire durer ce temps de calme. Bientôt, tu soupiras sous mes caresses. Enfin, soupir est un bien grand mot puisque si je m’y prends bien, tu hurleras de tout ton corps.

Bon, il faut y aller. Je compte : 1 puis 2 et enfin 3.

C’est parti. Ma main gauche se balade sur ton corps en appuyant de temps en temps sur tes points sensibles pour mieux faire sortir les sons que je souhaite de toi. J’ai envie que tu me supplies même si je sais qu’il ne te sera pas possible de le faire.

De mon autre main, je fais des mouvements de va-et-vient. Ils sont pour l’instant doux et lents. Mais c’est pour mieux te faire monter en crescendo et tu le sais bien. Par moment, je fais quelques pauses uniquement pour que tu reprennes ton souffle.

Dans quelques secondes, tu sais, toi aussi, que ton simple murmure deviendra plus fort jusqu’à des cris voire des hurlements. Enfin, si je ne me déconcentre pas. Car tu penses bien que jouer avec toi humidifie tant et tellement ma culotte. A ce point, que j’ai envie de m’occuper de moi puisque je sais que ce soir, tu ne feras rien puisque c’est ce qui est convenu.

Mais non, je dois rester concentrée. Je continue et mon accélération est telle que finalement, je ne peux plus m’arrêter, je dois aller jusqu’au bout. C’est le moment, je commence petit à petit à accélérer. Ma main gauche se balade de plus en plus vite sur ton corps, appuyant plus fort sur toi tandis que ma main droite accélère les mouvements.

La jouissance sort de ton corps comme la mélodie à laquelle je m’attendais. Tu y vas crescendo et tu commences à crier.

Quand tu es comme cela, j’ai envie de m’approcher de toi, de me frotter contre toi mais non, je dois me contenter des vibrations de ton plaisir que je ressens contre mon corps. Tu essaies pourtant de t’échapper mais je te tiens fermement. Tu ne bougeras pas et nous irons jusqu’au bout comme nous nous l’étions promis.

Ma culotte n’en est plus une, c’est juste un linge trempé. Je poursuis dans mon accélération, je suis dans la frénésie du moment. Je ne veux qu’une chose que ton orgasme s’exprime enfin. Comme j’aimerais en faire autant. Je sais qu’il arrive, c’est juste une question de secondes pour que ta jouissance arrive à son paroxysme. Pari gagné.

Ce n’est pas encore fini, il faut aller jusqu’ua bout. Je sais combien tu aimes, comme moi aussi d’ailleurs, que la mélodie continue pour ralentir avant de jouer la dernière note qui s’éteint dans un murmure.

Je peux enfin m’arrêter mais je ne te libère pas pour autant. Pas encore. J’ai besoin de reprendre mon souffle. Alors que tu couvrais tout bruit il y a juste quelques minutes, silence. Plus un bruit.

Jusqu’à ce que les applaudissements, d’abord timides, s’expriment de plus en plus accompagnés par des bravos.

J’ouvre les yeux, je te pose précautionneusement dans un coin ma chère Contrebasse.

Je m’approche du bord de la scène et je fais mon salut. Est-ce que l’un d’entre eux sait que je suis au bord de la jouissance ? Que je n’ai qu’un désir, assouvir mon plaisir sexuel qui naît à chaque fois que je joue avec toi ?

J’en doute. Dès que je peux, je fuis la scène. Je me dirige vers ma loge mais non, un rappel est exigé. J’enlève très vite ma culotte humide et comme ceux qui m’entourent me connaissent, une personne m’en tend une sèche.

Je l’enfile. Je retourne sur scène. Avec les organisateurs, nous avons convenu du deuxième morceau.

Le problème, c’est que, par le passé, j’ai déjà coulé en jouant avec toi sur cette mélodie. Mais comment ne pas prendre de plaisir à te caresser, à te faire subir mes mouvements, à jouir en appuyant ou pinçant tes cordes, à sentir les vibrations qui sortent de ton corps ou encore entendre ces magnifiques notes.

Si je coule, le public le remarquera-t-il ?

Je l’ignore mais pas le choix, j’y retourne et puis nous verrons bien si j’arrive de nouveau à te faire jouir ou l’effet que tu auras sur moi. Dans quelques minutes, nous saurons.

5/5 - (1 vote)
Mon 1er munch
Sortir avec Maître